Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 51 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

3. Calliope

J’ignore ce qu’il m’a pris de revenir uniquement vêtue de ma nuisette la

plus sexy, mais en le voyant perdre le contrôle, je me dis que j’ai bien fait. La tension sexuelle qui règne entre nous est à son apogée et, après que Romance a fermé la porte de l’appartement par je ne sais quel moyen, je me sens fondre contre lui.

— Ta chambre, murmure-t-il tant bien que mal contre mes lèvres.

— Deuxième porte à gauche, réponds-je, haletante.

Le biker me soulève dans ses bras et je gémis lorsqu’un aperçu de ce qui

se trouve sous son jean rencontre la partie la plus sensible de mon corps. Lorsque nous arrivons dans ma chambre, il m’abandonne sur le matelas tandis qu’il reste debout au pied du lit. Je l’observe retirer son sweat ainsi que son tee-shirt. Quand vient le moment de défaire la boucle de sa ceinture, je me redresse sur mes genoux et vire sa main d’une pichenette. Le motard me regarde en haussant un sourcil, puis lève ses mains en l’air en signe de reddition et me laisse faire. Une fois sa ceinture hors course, je m’attaque au bouton de son jean ainsi qu’à sa braguette. Je l’entends jurer lorsque le dos de ma main frôle son sexe bandé.

— Tu vas me tuer, princesse.

Un sourire coquin se dessine au coin de mes lèvres tandis que je continue

de le déshabiller. Son caleçon disparaît tout aussi rapidement que le reste des vêtements et, cette fois, c’est à mon tour de jurer en voyant son érection. Il n’est pas vraiment ce qu’on appelle un étalon, mais c’est le piercing qui se trouve au niveau de son frein qui me surprend légèrement. Aucun de mes ex n'avait ce genre de bijou et j’avoue que ça me laisse quelque peu perplexe.

— On a peur, princesse ?

— Non, je me demande juste…

— Quoi ?

— Euh… comment… avec… bafouillé-je avant de lui montrer le piercing.

— Oh, je vois que tu as fait connaissance avec Albert, ricane-t-il. Crois-

moi, ce petit bijou fait des merveilles lorsqu’on sait s’en servir.

— Et est-ce que tu sais t’en servir ?

— Si j’avais été susceptible, cette question m’aurait vexé, mais comme je ne le suis pas, je préfère te faire une petite démonstration.

Sans me laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit, Romance me fait basculer sur le dos et vient se placer entre mes cuisses. Je laisse échapper un hoquet de surprise lorsque son sexe coulisse à la perfection contre le mien. L’étonnement laisse rapidement place au plaisir si bien que mes yeux se révulsent dans leurs orbites. Les paupières closes, je savoure chaque instant de ce moment intime et chaque muscle de mon corps se détend au fur et à mesure des bienfaits qu’il me procure. Je sens son souffle dans mon cou et, lui aussi semble prendre plaisir à cette connexion si j’en crois sa respiration haletante.

— Rom…

Surprise par l’orgasme qui me traverse, les mots meurent dans ma gorge. J’entends brièvement l’homme à mes côtés me parler, mais le sang bat tellement fort dans mes veines qu’il me faut quelques minutes pour me calmer. Lorsque j’ouvre les yeux, je constate que la chambre baigne dans une lumière tamisée et que le Sinner se trouve allongé sur ma gauche, le bras replié sous sa tête et un grand sourire sur le visage.

— Alors, Albert a-t-il fa[1][2]it son travail correctement ? demande-t-il d’un air chafouin.

— Je n’ai jamais joui aussi vite, donc on peut dire que oui, mais il va me falloir plus qu’un orgasme pour en être certaine, répliqué-je en prenant la même position que lui.

— C’est que tu es dure en affaires, princesse.

— Si c’est trop pour toi, tu sais où se trouve la porte.

Aussi rapidement que l’éclair, Romance vient me surplomber puis scelle ses lèvres aux miennes. Je me laisse conquérir par son baiser et en demande davantage alors qu’il s’apprête à s’éloigner.

— Crois-moi, princesse, je ne vais pas m’éloigner de ton corps de déesse, marmonne-t-il, mais si tu veux un autre orgasme, il va falloir virer le bout de tissus qui te dissimule.

En entendant cela, mon corps se crispe un court instant, mais cela suffit au biker pour s’en rendre compte.

— Qu’est-ce qu’il y a ? questionne-t-il en s’écartant légèrement pour me regarder dans les yeux.

— Rien.

— Princesse, ne me mens pas.

— Je ne mens pas.

— Callie…

— Très bien, tu as gagné ! Pendant une microseconde, j’ai flippé à l’idée

que tu me vois nue, voilà !

— Quoi ? Mais pourquoi ?

— Parce que je n’ai rien à voir avec les brebis que tu te tapes à tour de

bras, Romance.

— Et alors ? Je ne vois toujours pas le rapport. Je suis avec toi, là, pas

avec l’une d’entre elles. Ne compare pas ce qui ne l’est pas.

— Je…

Ma réplique reste coincée entre mes lèvres lorsque celles du motard

viennent les prendre d’assaut. Évidemment, je lui rends son baiser avant de glisser ma main dans ses cheveux châtains.

— Ne te… compare… jamais… à elles, ajoute-t-il entre chaque baiser.

Et je ne le fais pas. Au lieu de ça, je m’abandonne complètement à lui et,

une fois ma nuisette retirée, je ne me préoccupe plus de la petite voix qui me hurle de me couvrir. Qui me dit que je ne suis pas assez bien pour lui, pas assez fine, pas assez belle. Elle disparaît au fur et à mesure des attentions de Romance. Chaque caresse, chaque baiser, chaque effleurement m’aident à me focaliser sur le moment présent et rien d’autre. Les battements de mon cœur sont erratiques et mes poumons commencent à brûler à cause du manque d’oxygène.

— Capote ?

— Tiroir de droite.

Romance se penche pour ouvrir ma table de nuit et attraper un préservatif,

qu’il laisse tomber à côté de ma tête. Après avoir fait coulisser une dernière fois son sexe contre le lien, il s’écarte et déchire l’emballage d’aluminium avant d’enfiler la protection sur son membre érigé. Une fois équipé, il frotte l’arrête de son nez contre ma joue avant de venir placer ses lèvres contre mon oreille.

— Je rêve de ce moment depuis la première fois que je t’ai vue, me

chuchote-t-il.

— Vraiment ? demandé-je, perplexe.

— Vraiment. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis branlé en

pensant à toi, à tes yeux, tes formes… Tout chez toi m’excite, Callie, et je compte bien te le montrer.

J’avale difficilement ma salive en entendant ces mots et, lorsqu’il se redresse pour placer un de ses avant-bras près de ma tête, tandis que ma main dirige sa queue avec mon intimité. Je passe un bras autour de ses larges épaules partiellement tatouées, tandis que l’autre se place juste au-dessus de ses fesses.

— Montre-moi, chuchoté-je avant qu’il plonge en moi.

Sa main placée près de mon visage glisse dans ma tignasse blonde tandis que l’autre attrape ma cuisse et la remonte sur son flanc. Le nouvel angle me procure mille et un frissons alors que tout mon corps s’arcboute sous lui. Ses lèvres pillent les miennes et sa langue baise ma bouche au même rythme que ses coups de rein.

Les seuls bruits qui résonnent dans la chambre sont ceux de nos respirations laborieuses et de nos corps claquant l’un contre l’autre. Jamais je n’ai vécu une telle expérience avec un homme et je dois avouer que le Prince Albert n’y est pas pour rien. À chaque mouvement, je le sens en moi, provoquant des décharges de plaisir au creux de mes reins. Sa paume qui maintient ma jambe se déplace lorsqu’il est évident que je ne risque pas de changer de position. Elle fait un détour par mon clitoris et, à la première pression, je hurle son nom tout en enfonçant mes ongles dans sa peau. L’orgasme étant tout proche, aussi bien pour lui que pour moi, il suffit de quelques coups de rein supplémentaires et une pression bien placée pour que nous nous envolions tous les deux au pays d’Eros.

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