Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 46 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

Chapitre 40

Deux mois plus tard

 

Je vais l’étrangler, il n’y a pas d’autre choix !

Tout en fulminant contre l’homme qui partage ma vie, j’enroule

une serviette autour de mon corps nu et quitte précipitamment la salle de bain. À ce stade, j’en ai rien à foutre que Romance me voit dans cette tenue. Je crois même que je vais me faire un plaisir de rester ainsi, du moins le temps que je trouve une vengeance qui égalera sa blague pourrie.

— LENNOX RUFUS HARRIS, TU AS INTÉRÊT DE MONTRER TON CUL RAPIDEMENT POUR QUE JE TE BUTE ! hurlé-je à travers l’appartement.

— Et qui te fera jouir après, hein, petite fleur ? répond-il depuis la cuisine avec un large sourire aux lèvres.

Je n’en reviens pas qu’il vienne de dire ça ! Je vais le massacrer !

— Toi ! commencé-je en pointant mon index dans sa direction. Tu vas le regretter.

— Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, dit-il avec flegme.

— Tu te fous de ma gueule ? Rends-les-moi, Nox, ou je t’étouffe dans ton sommeil.

— Il va falloir être plus précise, mon cœur, me nargue-t-il, ce qui augmente mon agacement.

— Mes sous-vêtements, triple imbécile ! Rends-moi mes sous-vêtements, tout de suite !

Malgré mes menaces et la colère qui vibre dans ma voix, le biker

explose de rire.

— Lennox, je déconne pas, rends-les-moi.

— Tu peux toujours courir, mon cœur.

— Donc, tu veux que je me trimballe les fesses à l’air au club, c’est bien

ça ? Alors qu’il y a tout plein de mecs en rut à deux pas ?

Son hilarité se coupe net et un sourire carnassier se dessine sur mon

visage. Visiblement, monsieur le rigolo n’avait pas pensé à cette éventualité.

— Personnellement, ça ne me dérange pas, reprends-je, j’aime être libre

de mes mouvements. Par contre, toi, je ne suis pas sûre que tu apprécies le fait que je sorte en mode « commando ». Après tout, il y aura plein de monde ce soir, non ?

Je vois que ses traits se durcissent en comprenant ce qu’il vient de

déclencher, je tourne les talons et rejoins sa chambre en roulant bien des hanches pour le narguer. Depuis quelques semaines, on peut dire que j’ai un peu élu domicile ici. En même temps, j’y passe la majeure partie de mes nuits et Nox a fait de la place dans son armoire pour mes fringues. D’ailleurs, je me dirige vers la penderie et en sors la robe que je compte porter ce soir. Nous sommes le vingt-quatre décembre et qui dit "veille de Noël", dit "veille d’anniversaire de Lennox".

En parlant du loup… il débarque dans la pièce, l’air bougon, avec

un amalgame de couleurs qui ne laisse aucun doute sur le contenu. Il dépose son petit trésor sur le matelas, puis tourne son regard vers moi, tout en croisant les bras sur sa poitrine.

— Bah voilà, c’était pas si compliqué, le nargué-je avant de venir

m’installer sur ses genoux. Tu sais, pas besoin de bouder.

— Je. Ne. Boude. Pas.

— Mais bien sûr, et moi, je suis la reine d’Angleterre. — Tu es la mienne, c’est déjà suffisant. Il ne manquerait plus que je te

partage avec des british.

Je pouffe et attrape mon ensemble rouge avant de me lever. Du

moins, c’est l’idée que j’avais en tête, mais le biker me retient en agrippant mes hanches.

— Tu ne peux pas mettre celui-là, dit-il en zieutant mes sous-vêtements. — Pourquoi ?

— Parce qu’il te fait un cul d’enfer et je ne vais pas cesser de bander de

toute la soirée.

— Tu bandes pour un rien, Nox.

— Faux, juste quand il s’agit de toi. Mais si tu mets ce truc-là, je serais incapable de m’éloigner de toi.

— On parie ?

Le motard plisse les paupières et tente de savoir à quel niveau de

sérieux, je suis. Malheureusement pour moi, il est un compétiteur né et je peux voir dans ses iris bicolores que ce petit défi lui plaît. Beaucoup.

— Qu’est-ce que tu veux parier ? questionne-t-il, curieux de l’enjeu.

— Euh… attends, je réfléchis.

— Si je gagne, tu t’habilles en…

Je plaque ma main sur sa bouche pour éviter qu’il dise à voix haute

l’un de ses fantasmes. Bien que nous soyons seuls dans la pièce, savoir ce qu’il a dans la cervelle me met mal à l’aise.

— Très bien, déclaré-je, mais si JE gagne, j’ai le droit de conduire ta bécane.

— Qu…

— Deal, le coupé-je avant d’embrasser ses lèvres. Allez file, je dois m’habiller.

Le biker bugue quelques secondes avant de secouer la tête et sortir.

Joueuse, j’abandonne mon ensemble carmin pour me tourner vers la penderie. Ma robe rouge est courte, mais pas assez pour que quelqu’un sache que je ne porte rien en dessous. Je m’avance, la saisis et l’enfile. Satisfaite du rendu, je souris tout en rangeant mes sous-vêtements dans leur tiroir. Je peaufine une dernière fois mon maquillage, puis rejoins les garçons dans le salon. Comme à leur habitude, ils sont vêtus d’un jean, d’un sweat et de leur cuir. Je secoue la tête face à leur manque d’originalité, je sais ce qui les attend au club et j’en jubile d’avance.

— Euh, Rosie, tu comptes y aller comme ça ? demande Romance en me détaillant des pieds à la tête, ce qui lui vaut un coup de coude de la part de mon homme.

— Arrête de la mâter tout de suite si tu veux pouvoir baiser ce soir.

Je ris face à sa possessivité, puis me tourne vers son pote dont les

yeux se posent sur tout, sauf sur la partie de mon corps qui se trouve sous mon menton. Lui et moi, ce n’est pas l’amour fou, mais nous arrivons à cohabiter sans malaise l’un avec l’autre, donc je suppose que c’est une bonne chose.

— Oui, je compte y aller comme ça, lui réponds-je avant d’attraper mon sac. On y va ?

Les gars me suivent dans le couloir pour rejoindre Trigger, le

prospect. L’immeuble n’étant pas muni d’un ascenseur, c’est toujours la merde pour monter et descendre le fauteuil. Heureusement, dans quelques semaines, Lennox emménagera dans un appart beaucoup mieux équipé, maintenant qu’on sait qu’il n’y a pas de retour possible et qu’il restera en fauteuil, ce sera plus pratique. Il a appris qu’il ne pourra plus conduire sa bécane, cela lui a cassé le moral, on ne va pas se mentir, mais au fil des semaines, il parvient à accepter sa nouvelle condition, un peu plus. Néanmoins, il ne se plaint pas et se rend à ses séances de kiné sans broncher. Bon, parfois, il a des coups de mou, mais d’une manière ou d’une autre, il finit toujours par retrouver le sourire et redevenir lui-même.

Tandis que les garçons s’occupent de descendre Nox, j’avance la

voiture et mets le chauffage à fond, parce que, soyons honnêtes, on se les pèle grave.

En même temps, quelle idée de porter une robe en plein mois de

décembre, hein !

J’envoie bouler ma conscience et les attends. Une fois mon homme

installé sur le siège passager et son fauteuil dans le coffre, j’enclenche la première et quitte le parking pour rejoindre le MC.

À notre arrivée, son père et son frère viennent l’aider à sortir tandis

que Roxy me prend dans ses bras. Lorsqu’elle s’écarte et voit la tenue de son fils, elle soupire et nous échangeons un regard complice, ce qui attire l’attention du principal concerné.

— Qu’est-ce que vous mijotez, toutes les deux ? demande-t-il en faisant

naviguer ses iris bicolores de sa mère à moi.

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