Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)
Chapitre 37
Je suis aussi impatient que le jour où j’ai eu ma première bécane. Je
sais que la comparaison n’est pas top, mais ça montre bien mon état d’esprit. Du coup, à défaut de pouvoir faire les cent pas, je joue à un jeu stupide sur mon téléphone. Je ne comprends même pas le principe, mais au moins, ça me permet de ne pas me focaliser sur les minutes qui défilent jusqu’à ce que Rosie débarque chez moi. Je suis d’ailleurs tellement concentré que je sursaute quand un bruit résonne dans l’appart. Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait de Mance et de sa conquête de la nuit, mais vu les gémissements qui s’échappent encore de sa piaule, il y a peu de risque pour que ce soit lui. Alors, je me redresse dans mon pieu et découvre la plus charmante des créatures devant moi. Elle est appuyée contre le montant de la porte et m’observe en se mordillant la lèvre. Mes yeux parcourent son corps de déesse uniquement vêtue d’une robe qui laisse peu de place à l’imagination.
Ma queue, qui s’était calmée depuis quelques minutes, retrouve
toute son énergie et ça me fait presque mal.
— Tu as fait vite, dis-je en calant mon dos contre le mur. — J’ai promis cinquante dollars de pourboire au chauffeur si j’arrivais
le plus vite possible. Il a dû sentir que j’étais frustrée, du coup, il a foncé à la vitesse de l’éclair.
Sa voix est légèrement pâteuse, signe qu’elle n’est pas à cent pour
cent sobre. Mais ses yeux, eux, ne donnent aucun doute quant à sa lucidité…
— Donc, tu as, encore une fois, crocheté ma porte.
Rosie hausse les épaules avant de s’avancer doucement vers moi. Sa
démarche est celle d’une femme qui sait ce qu’elle veut et je dois avouer que c’est sacrément bandant. Je la laisse venir à moi et, une fois qu’elle se retrouve à califourchon sur mes genoux, je ne peux me retenir de la toucher. C’est comme si mes mains étaient aimantées par son corps, je suis incapable de les garder loin d’elle.
Alors qu’elle entoure mes épaules de ses bras, je fais de même sur
sa taille. Elle sursaute légèrement en sentant mon érection sous mon jogging, mais elle se remet rapidement de sa surprise et m’embrasse avec passion. Voilà pourquoi je kiffe être avec cette nana. Avec elle, il n’y a pas de demi-mesures et j’adore ça. Elle me donne tout ce qu’elle a, sans rien attendre en retour. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. Là, alors que je glisse mes doigts jusqu’à la couture de sa robe, je la sens vibrer. Visiblement, son petit jeu de tout à l’heure s’est retourné contre elle et elle semble vraiment, vraiment prête pour ce qui va suivre. Je sens sa chaleur à quelques centimètres, mais pour la torturer un peu, je décide de délaisser le centre névralgique de son plaisir. Il devra poireauter encore. Elle mérite de devenir aussi folle que je l’ai été lorsque j’ai lu ses mots et ce qu’elle attendait que je lui fasse.
— Nox… gémit-elle, frustrée que je ne m’occupe pas de son sexe.
— Un souci, petite fleur ?
— Touche-moi.
— C’est ce que je fais.
— Lennox Rufus Harris, si tu ne me touches pas dans les cinq secondes qui suivent, je vais faire de ta vie un enfer.
— Même pas peur, murmuré-je contre sa bouche.
Ma petite blonde tente de se défiler, mais je resserre ma prise autour
de sa taille et j’appuie un peu plus son pubis contre le mien. Un gémissement lui échappe et elle semble oublier sa menace. Mes lèvres quittent les siennes pour descendre le long de son cou jusqu’à la naissance de sa poitrine. Pas de soutif ???
— Tu as l’habitude de sortir en mode commando, mon cœur ?
— Impossible de mettre un soutien-gorge avec cette robe.
— Et pour ce qui est du bas ? Est-ce que tu portes une culotte ?
— Tu le saurais si tu avais pris la peine de me toucher comme je te l’ai demandé.
Pas faux. Nox : 0, Rosie : 1.
Je ne me laisse pas démonter par sa verve et relève légèrement le
tissu sur ses hanches. La vision qui s’offre à moi me fait jurer et je suis à deux doigts de perdre mon sang-froid.
— Dis-moi que tu n’es pas sortie comme ça, mon cœur. — Jaloux, beau gosse ?
— Tu n’as pas idée ! Personne n’a le droit de toucher ce qui
m’appartient et, petite fleur, tu es à moi.
Un frisson parcourt son échine et sa peau se couvre de chair de
poule, prouvant qu’elle n’est pas insensible à mes mots. Je la regarde se pencher jusqu’à ce que ses lèvres soient proches de mon oreille et c’est à mon tour de frissonner lorsque je sens son souffle chaud sur moi.
— Je l’ai retirée lorsque j’étais devant ta porte, chuchote-t-elle.
Cet aveu suffit à envoyer valser ma jalousie. J’alpague sa nuque et
l’embrasse comme si ma vie en dépendait. La bikeuse se laisse aller sous mes assauts, avant de me rendre coup pour coup.
Dans les minutes qui suivent, nos vêtements volent partout dans la
pièce et, après avoir placé une capote sur mon érection, Rosie descend sur ma queue. Sa tête penche vers l’arrière et ses cheveux retombent en cascade dans son dos et m’offre la vision la plus belle qui m’ait été donnée de voir. Comme promis, elle me chevauche à la façon d’une foutue cow-girl !
Rapidement, une chaleur familière naît au creux de mes reins, sauf
que je refuse de me laisser emporter avant ma nana, celle dont l’énergie ne semble pas diminuer tandis qu’elle prend son pied. Je suis sûr que demain matin, j’aurai des traces au niveau des épaules et du torse, mais elle ne sera pas en reste non plus. Une de mes mains abandonne sa hanche pour saisir son téton entre mes doigts, tout en titillant l’autre à l’aide de ma bouche. Chaque mouvement provoque un feu d’artifice dans mon bas-ventre et il faut vite que je trouve un moyen de la faire basculer, sinon je risque de ne pas tenir très longtemps. Je délaisse la pointe durcie de son sein et ma paluche descend plus au sud afin de venir cajoler son point sensible. Ce simple geste pousse Rosie à augmenter sa cadence, m’obligeant à serrer les dents.
Mon prénom s’échappe de ses lèvres d’une manière de plus en plus
haletante, m’indiquant qu’elle, non plus, n’est pas loin de l’orgasme. Alors, après une dernière pression sur son clitoris gonflé, elle explose en mille morceaux et s’écroule sur moi. N’étant pas en reste, quelques coups de reins plus tard, c’est à mon tour de sombrer dans la jouissance tout en marmonnant son nom.
Sa tignasse blonde, presque blanche, est éparpillée sur mon torse et
son visage est niché dans mon cou, je frissonne lorsque sa bouche dépose quelques baisers sur ma peau sensible.
— Je crois qu’on a cassé le coup de ton pote, chuchote-t-elle.
Je tends l’oreille et, en effet, il n’y a plus aucun bruit venant de la
chambre de Romance. Soit il a fini par faire jouir la meuf qu’il a ramenée, soit, comme l’a dit Rosie, on lui a cassé son coup. Je laisse échapper un rire avant d’alpaguer la nuque de ma petite fleur.
— Alors, comblée ?
— Même plus que ça, déclare-t-elle avant de m’embrasser avec passion.
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