Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 58 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

10. Romance

Je fixe le dessin de Calliope pendant encore quelques minutes, avant de relever mon visage vers la belle blonde. Elle est tellement mignonne quand elle est nerveuse.

— Tu as fait un excellent travail, princesse, n’aie pas honte.

— Je n’ai pas honte, c’est juste que…

Elle semble chercher ses mots, anxieuse, et je décide de mettre fin à son stress.

— Je serais plus que ravi d’être celui qui gravera ce dessin sur ta peau, princesse.

Le sourire qu’elle m’offre est juste à couper le souffle et je ne résiste pas à la prendre dans mes bras avant de lui montrer l’effet que ça me fait. Du moins, c’est ce que j’avais en tête avant que son téléphone se mette à résonner dans le salon. Elle s’écarte de moi et attrape le combiné après avoir regardé qui tente de la joindre.

— Allô ?... hum hum… D’accord, je m’en charge… Oui, je serais là… Non, je bosse le lendemain… Va pour mercredi… Moi aussi, maman… À plus.

Elle raccroche avant de se tourner vers moi, l’air mutin.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demandé-je en fronçant les sourcils.

— Ma mère m’a demandé de te convaincre de venir samedi.

— Samedi ?

— Oui, tu sais, la veille de Noël.

— Pourquoi est-ce qu’elle te demande, à toi, de me convaincre de venir. Cela aurait été plus logique de demander à Jop, ou Nox.

La malice brille dans les yeux de Callie, ce qui ne me dit rien qui vaille.

— Parce que j’ai l’habitude d’obtenir ce que je veux. Et puis, c’est assez spécial cette année.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

— Mon père et Rosie, vont faire un cadeau à Nox, m’explique-t-elle. Donc, on aimerait tous que tu sois là pour le voir.

— Mais…

— Pas de mais, beau gosse. J’ignore pourquoi tu détestes cette période de l’année et, j'espère qu’un jour, tu m’en parleras, mais sache que tu as une famille qui t’aime. Savoir que tu es je-ne-sais-où inquiète beaucoup de monde, moi y compris. Alors, s’il te plaît, viens. Ne me force pas à employer la manière forte.

— Qui est ?

Les lèvres de ma Muse se redressent au moment où elle s’installe sur mes

genoux, pour prendre mon visage entre ses mains. Elle frotte son nez contre le mien avant d’approcher sa bouche de la mienne… et de m’en refuser l’accès.

— Alors, est-ce que tu vas venir samedi ? reprend-elle.

Son souffle chaud se répercute contre ma peau et je suis incapable de la

lâcher des yeux.

— J’en sais rien, je crois que j’ai besoin d’être convaincu.

Ma répartie lui plait puisque son sourire s'élargit. Elle ignore mes lèvres

pour mieux se diriger vers mon cou et je gémis en la sentant me mordiller. J’aime lorsqu’elle prend les devants comme elle le fait, tout comme j’apprécie le fait qu’elle soit assez à l’aise avec moi pour le faire.

Toutefois, toutes pensées cohérentes disparaissent de mon esprit,

lorsqu’elle quitte mes genoux pour venir s’agenouiller entre eux. Je l’observe prendre mon érection entre ses paumes et jure quand sa langue s’ajoute à l’équation. Je prends un pied pas possible à la voir me branler et me sucer. Ma main glisse dans ses mèches blondes pour lui imposer le rythme qui me fera dégoupiller plus vite. Comme j’arrive au bord de l’orgasme, je prends sur moi et me retire de sa bouche pour la soulever dans mes bras.

— Qu’est-ce que tu fais ? J’avais pas fini, bougonne-t-elle, son visage

niché dans mon cou alors que je me dirige vers sa chambre.

— Il n’y a pas assez de place sur le canapé pour ce que je compte te faire.

Elle glousse et en profite pour titiller ma peau sensible. Une fois dans sa

piaule, je la laisse tomber sur le lit et observe l'œuvre que j’ai devant les yeux. Quelques traces de nos précédents ébats parsèment encore sa peau laiteuse, ce qui booste mon égo d’homme des cavernes. J’aime voir les traces de mon passage et je compte bien en faire de nouvelles…

***

Bon sang, j’ai l’impression d’être complètement vidé et, pourtant, je me

sens comblé. Callie est endormie à mes côtés, sa tête est posée sur mon torse, son bras entrave mon ventre et ses jambes sont entremêlées aux miennes. Ça fait un petit moment qu’elle a plongé dans les bras de Morphée et, bien que j’aimerais faire la même chose, mon cerveau refuse de se mettre sur OFF. Non, au lieu de ça, je gamberge à toute allure.

Ma petite muse a réussi à me convaincre, haut la main, de venir ce week-end, mais j’ai toujours cette sensation bizarre dans la poitrine. Je suis reconnaissant qu’elle ne me force pas à déballer mon passé, mais d’un certain côté, j’appréhende le jour où je le ferai. Après tout, mon histoire n’est en rien glorieuse, c’est tout le contraire. Néanmoins, même si cette peur est tapie au fin fond de mon être, je sais que le jour où je parviendrai à mettre des mots dessus, je ne serai pas seul. Comme elle l’a dit un peu plus tôt, les Sinners sont ma famille. Je leur dois tout et il est temps que je rembourse une partie de ma dette. Et pour ça, il va falloir que j'affronte le grand manitou.

Comme le sommeil me fait défaut, je m’extirpe le plus délicatement possible de la prise de Calliope et me lève sans la réveiller. Cette dernière roule sous la couette, emportant avec elle l’oreiller sur lequel j'étais quelques instants plus tôt. Je souris de la voir si sereine, puis file en direction de la salle de bain pour enfiler mes fringues. Une fois habillé, je laisse un mot sur le tableau aimanté au frigo, et je prends la route en direction du club-house.

À mon arrivée, tout est calme. En même temps, il n'est pas loin de minuit et tous ceux qui ne sont pas célibataires sont bien au chaud auprès de leurs compagnes. Pour ce qui est des autres, ils sont soit dans leurs chambres en train de baiser ou de pioncer, soit dans la grande salle. Cependant, comme je sais que la personne que je souhaite voir veille tard, je me dirige vers son bureau et toque. Je patiente quelques secondes devant le panneau de bois avant qu’il m’autorise à entrer.

— Romance ?

— Je peux te parler, Prez ?

Ax fronce les sourcils, mais m’invite quand même à m’installer sur l’un des deux fauteuils en cuir qui ne sont plus de première jeunesse.

— Bien sûr, tout va bien ?

— Ouais.

— Alors, c’est à quel sujet ?

Du fait que je viens de quitter le lit de ta fille après l’avoir fait jouir pendant une bonne partie de l’après-midi.

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