Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 42 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

Chapitre 36

 

Je suis pompette, enfin non, je suis complètement bourrée, mais au

moins, je ne suis pas la seule. Enfin, techniquement, je suis seule dans mon lit tandis que ma meilleure amie prend son pied avec l’Apollon qu’elle a ramené de la boîte. J’ai bien envie de câlins comme elle en reçoit à cet instant précis, mais je suis incapable de bouger de mon pieu. J’ai sans doute l’air d’une baleine échouée, mais je m’en fous. J’attrape mon téléphone et ouvre l’application de texto. J’ai envie d’entendre la voix de Lennox, mais il est presque trois heures du matin et il doit certainement roupiller. Donc, je préfère lui écrire, on ne sait jamais.

[MOI : Helloooo, beau gosse !!! Je suis légèrement pompette et j’ai

très, très envie de te voir, mais je n’ai pas la force de bouger, du coup, je t’envoie un message parce que je sais pas si tu dors.]

À ma grande surprise, il ne faut que quelques minutes avant que

mon portable sonne…

[NOX : Salut petite fleur, en effet, tu sembles bien éméchée. Pour

répondre à ta question, non, je ne dors pas. Romance a ramené une fille

et disons que c’est comme regarder un film porno, mais sans l’image.]

[MOI : Oh, toi aussi. On est sortie avec Aifé et elle a ramené un

Apollon et il doit être vraiment très, très doué si j’en crois ses cris d’otarie en rut.]

[NOX : Putain, Rosie, tu m’as tué ! J’ignorais qu’une otarie faisait

autant de bruit.]

[MOI : Oh ! crois-moi, ce n’est pas un mythe. Je pourrais devenir chercheuse en cri d’otarie à ce stade.]

[MOI : J’ai envie de toi]

[NOX : Crois-moi, je suis flatté que tu penses à moi de cette

manière, mais quel est le rapport entre le fait d’être chercheuse en cri

d’otarie et le fait que tu aies envie de moi ?]

[MOI : Il n’y en a aucun, j’ai juste envie de toi, c’est tout. Dommage que tu ne sois pas avec moi]

[NOX : Et qu’est-ce que tu ferais si j’étais avec toi ?]

Oh, j’aime le sens que prend la conversation, surtout qu’imaginer tout ça m’excite. Genre, vraiment beaucoup.

[MOI : En tout premier, tu retirerais mes vêtements, avant de passer ta bouche sur chaque partie découverte de mon corps. Ensuite, tu passerais ta main sur toutes mes zones érogènes (je sais que tu te souviens de chacune d’entre elles), avant de descendre en direction de ma chatte et d’aspirer mon clitoris. Tes mains, quant à elles, cajoleraient mes tétons durs…]

Mon imagination joue la scène dans mon cerveau et je suis obligée

de serrer mes cuisses l’une contre l’autre pour apaiser la fournaise qui brûle en moi.

[NOX : Ensuite…]

[MOI : Je glisserais ma main dans tes cheveux bruns, tes yeux vairons ne me quitteraient pas un seul instant tandis que tu me ferais grimper au septième ciel avec ta langue.]

[NOX : Et après ?]

[MOI : Après m’avoir fait jouir ? Je me redresserais et retirerais toutes tes fringues avant de te faire basculer sur le dos. Ensuite, je te sucerais jusqu’à ce que tu sois au bord du précipice.]

[NOX : Continue…]

[MOI : Tu imagines la scène, pas vrai ? Coquin. Bref, pour en

revenir à nos moutons et surtout à mon orgasme… Après avoir passé une dernière fois ma langue sur ton gland rougi, je m’installerai sur toi en mode cow-girl et je te chevaucherais jusqu’à ce qu’on soit vidé d’énergie.]

[NOX : Eh bien, c’est tout un programme à ce que je vois. Et dis-

moi, tu es excitée par ce que tu m’as écrit ? Est-ce que tu mouilles en

pensant à ton petit scénario ? Est-ce que tu m’imagines entre tes

cuisses, là, maintenant, tout de suite ?]

Est-ce que je l’imagine entre mes jambes ? Oui, absolument. Il me

suffit de fermer les yeux et de repenser à notre dernier interlude pour que je sois prise de bouffées de chaleur.

[MOI : Oui. À tout.]

Je vois les trois petits points indiquant qu’il me répond apparaître

puis disparaître tout aussi vite. J’attends cinq bonnes minutes avant que la déception ne m’envahisse. Toutefois, ce sentiment ne dure pas longtemps, car dans la seconde qui suit, mon téléphone vibre entre mes mains. En découvrant le nom de Lennox, je n’hésite pas une seconde et décroche.

— J’ai cru que tu t’étais dégonflé, lâché-je.

— Jamais, mais il m’a fallu un moment pour me calmer. — Te calmer ?

— Absolument, j’étais à la limite de jouir comme un puceau, petite

fleur.

— Ça t’a excité ?

— Putain, ouais ! C’est là que je me dis que je déteste ma condition

parce que si je n’avais pas un foutu handicap, j’aurais sauté direct dans mes fringues et je t’aurais rejoint dès ton premier message.

— Donc tu as aimé mon scénario ?

— C’est un putain d’euphémisme, mon cœur.

Oh, un nouveau surnom ! C’est un peu cliché, mais j’aime bien.

— Donc, tu t’es branlé en me lisant ?

— Absolument.

— Oh…

— Et toi, petite fleur, qu’est-ce que tu es en train de faire ?

— Moi ? Je discute avec toi, pourquoi ?

— Parce que tu me sembles légèrement essoufflée, ma belle.

C’est vrai ?

— J’avoue que mon imagination est assez… créative. Je suis trempée rien qu’en imaginant ta langue entre mes cuisses.

— Et mes doigts ? Que penses-tu de mes doigts plongés en toi ? De mon pouce qui cajole ton petit clito ?

— Je…

Je suis incapable de répondre pour la seule et bonne raison que mon

cerveau a tout bonnement grillé. Je retiens de justesse un gémissement de frustration.

— Dommage que je ne sois pas là pour faire éclore ma petite fleur. Elle me semble sur le point d’être cueillie.

— Sauf que tu n’es pas là.

— Peut-être, mais comme tu l’as dit, ton imagination est sans limites, donc tu as juste à fermer les yeux, te détendre et m’imaginer entre tes cuisses.

— Tu veux qu’on fasse l’amour par téléphone ?

— Pourquoi pas, tu sembles légèrement frustrée et…

— Et si je venais chez toi ?

— Tu as bu, Rosie, je refuse que tu aies un accident parce que tu auras pris la moto.

— Tu sais qu’il existe des taxis et des VTC. Ce n’est pas ce qui manque à Salt Lake City.

— Je croyais que tu n’avais pas la force de bouger ?

— Crois-moi, je ne connais pas meilleure motivation qu’un orgasme, surtout s’il est de toi et de ta bouche magique.

— Magique, hein… Dans ce cas, je t’attends, petite fleur.

Je raccroche pour appeler un taxi, puis me lève en quatrième vitesse

pour enfiler mes chaussures. Je suis tellement impatiente que je sauterai presque comme une gamine dans un magasin de jouets. D’ici quelques minutes, je serai dans les bras de Lennox, ses lèvres et son corps sur moi, que demander de plus.

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