Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 41 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

Chapitre 35

 

Cette journée s’est beaucoup mieux terminée qu’elle n’avait

commencé. Être aussi proche de Lennox est génial et j’ai l’impression d’être à nouveau complète. Je souris tellement lorsque je passe le pas de l’appartement, que j’en ai mal aux joues, mais ça ne m’empêche pas de continuer.

— Oh, j’en connais une qui a pris un coup de bite, s’exclame ma meilleure amie.

— Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

— L’air rêveur sur ton visage et ton sourire de fumeur de weed.

J’éclate de rire parce que c’est… Aifé. Cette nana est complètement

barrée, mais je l’aime pour cela.

— Pour tout te dire, Sherlock, je n’ai pas « pris un coup de bite » comme tu le dis si bien, mais Nox et moi avons discuté.

— Tu lui as dit ?

— Le plus important, oui. Je pense que le reste appartient au passé et qu’il est temps de tourner la page.

— Je comprends, déclare mon amie en s’asseyant à côté de moi sur le canapé. Je suis fière de toi, ma biche.

— Merci.

Je lui raconte notre après-midi à Red Butte Garden. Je lui avoue

également que c’est l’endroit où je me suis réfugiée après la mort de mon père et lorsque j’ai appris que je devais repartir pour la Californie. Aif’ m’écoute et se fout même de ma gueule de temps en temps, mais je ne m’en formalise pas, c’est dans son caractère. J’ignore comment la discussion a pu dévier, mais au fur et à mesure des minutes, nous basculons sur un tout autre sujet et c’est à cet instant que mon portable sonne dans ma poche. Je l’attrape et fronce les sourcils en voyant le nom de ma Prez inscrit dessus. Je m’excuse auprès de ma sœur, puis rejoins ma chambre pour prendre l’appel.

— Comment il va ? demande Méduse. — Il va bien, réponds-je en m’asseyant sur le matelas.

Il me semble percevoir un soupir de soulagement, mais c’est

tellement fugace que j’ai l’impression d’avoir rêvé. Après tout, Méduse, n’est pas la personne la plus… expressive. Plus depuis longtemps en tout cas.

— Tant mieux. J’ai également cru comprendre que, du côté des Chinois et des Polonais, c’était terminé.

— Oui, les Sinners se sont chargés de Marcin et de Zhen. — Bien, pour ce qui est d’Harlan, certains ne sont pas très contents, mais bon, j’en ai rien à foutre. Ce connard n’avait qu’à pas jouer sur les deux tableaux. Tu as bien fait.

— Merci.

— Quand est-ce que vous comptez rentrer ? me demande-t-elle.

Cette question me comprime l’estomac. D’un côté, j’ai hâte de

retourner en Écosse et de retrouver les filles, mais de l’autre, celui guidé par mon cœur, je sais que j’en serai incapable… pas avec ce qui se passe en ce moment. Nox a besoin de moi, tout comme j’ai besoin de lui. — Je… je n’en sais rien, avoué-je légèrement mal à l’aise. — Lennox ? comprend la Prez.

— Oui.

— Bien, de toute façon, j’ai toujours su que tu reviendrais vers lui. — Je… je ne veux pas quitter le club, déclaré-je la gorge nouée. — Neith… Aussi bien toi que moi savons que ta vie n’est pas de ce côté de l’océan, ma belle. Tu as trouvé la personne qui te convient, tu n’as plus besoin de nous désormais.

— Mais…

— Tu seras toujours la bienvenue, Rose. Tu fais partie des Wicked Minds quoi qu’il arrive, mais tu dois vivre ta vie. On savait toutes les deux que ton passage parmi nous n’était que temporaire.

Ma gorge est beaucoup trop comprimée pour que je sois capable

d’ajouter quoi que ce soit. Mes yeux me piquent, mais je retiens tant bien que mal les larmes qui s’y agglutinent.

— Je te souhaite tout le bonheur du monde, Rose, tu le mérites. Lennox est un gars bien et je ne doute pas qu’il saura te rendre heureuse. Les

Moires[17] l’avaient prédit.

— Merci, Méduse, tu n’imagines pas à quel point je te suis reconnaissante pour ce que tu as fait pour moi.

— Chaque personne a besoin de quelqu’un à un moment donné, je suis heureuse d’avoir été cette personne. Prends bien soin de toi et de cette tête de mule.

— Compte sur moi.

— Au revoir, Rose.

— Au revoir, Méduse.

Je décolle mon portable de mon oreille et le laisse tomber sur le lit.

Cette conversation m’a épuisée aussi bien moralement que physiquement. Je n’ai qu’une envie, me glisser dans mes draps et lâcher les vannes, mais je ne le fais pas et me relève pour rejoindre la salle de bain. Je me rince le visage à coup d’eau froide, puis retrouve ma meilleure amie dans le salon. À son regard, je sais qu’elle se doute de ce qui vient de se passer et elle n’hésite pas à me prendre dans ses bras.

— Tu vas beaucoup me manquer, murmuré-je en la serrant plus fort contre moi.

— Crois-moi, je vais te rendre visite si souvent que tu auras l’impression qu’on vit toujours ensemble, déclare-t-elle en s’écartant. Le seul point positif à tout ça, c’est que tu ne m’entendras plus grimper au septième ciel. — Rien que pour ça, j’avoue que c’est le pied.

Elle me donne une tape sur l’épaule avant qu’on éclate de rire. Ça

va me faire tellement bizarre de ne plus la voir tous les jours que ça me fait un peu peur. Depuis que nous nous connaissons, elle et moi, nous nous sommes rarement séparées, donc à cet instant, savoir qu’il y aura un océan entre nous est assez flippant.

— Quand est-ce que tu pars ? questionné-je.

— Dans deux jours.

— Si vite ?

— Neith…

— Je sais, je suis désolée.

— Comme je m’en vais bientôt, que dirais-tu de me montrer les

meilleurs endroits que cette ville a à offrir ?

— Tu en es certaine ?

— Absolument, ma biche.

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