Unstable feelings #1
Chapitre 029
Chapitre 29
Lysandre
La migraine ne me quitte pas depuis hier. Par chance, les mecs n’ont pas mis de musique pour couvrir le silence, ça me soulage. Me claquer la tête contre un mur me démange tant je déguste. Une pilule ou de la poudre, pourrait m’apaiser, mais je ne dois pas, je prouverai que je ne suis pas un foutu connard incapable de tenir sans stupéfiant. Si je dois en attendant souffrir, tant pis !
Des apéritifs sont installés sur la table basse, j’aperçois Logan affalé sur le canapé, en train de draguer une blonde qui se tient près de lui, le balconnet sous le nez. Cette silhouette m’est familière, pourtant, je ne distingue pas son visage planqué dans le cou de Logan. Depuis quand il amène une pimbêche pour regarder un marathon de films avec des Hobbits ?
— Lys, mon pote, regarde qui est venu visionner un film avec nous, s’extasie-t-il, en me voyant débarquer avec une grande bouteille d’eau, que je suis allé dégoter à la cuisine.
La chair de poule sillonne mon épine dorsale et se répand jusque dans mon boxer. Plissant les yeux, je n’apprécie pas ce que cette fille déclenche chez moi. Prêt à sauter sur la porte pour m’enfuir, je gesticule d’un pied sur l’autre. Elle arbore un sourire lumineux, les pupilles emplies d’un désir qui me fiche les jetons. Elle sautille presque jusqu’à moi, aussi excitée, que ce connard fier de lui. Je n’ai pas le temps de le voir venir qu’elle plaque sa bouche contre ma joue comme si nous étions intimes depuis un moment.
— Salut, toi. Contente de te revoir, minaude-t-elle, en me dévorant des yeux, de la tête aux pieds, me traduisant par la même occasion de ses intentions.
Ni une ni deux, je saisis sans délicatesse ses poignets, en vue de l’éloigner de moi tout en lui grognant presque dessus de ne pas me toucher.
— Elle n’a rien à faire ici. C’est une soirée privée, elle ne fait pas partie de notre cercle.
Je suis un goujat. J’ai couché avec cette fille, dans des positions totalement dingues, que je n’aurais sûrement pratiquées avec aucune autre, et je la fous dehors comme si elle n’était rien d’autre qu’un déchet. Tout ça pour éviter de me foutre dans une autre embrouille.
— OK, boude-t-elle avec distance, déçue de mon comportement. On verra ça plus tard, je suppose.
Ses épaules se secouent nonchalamment, je m’abstiens de la rembarrer avec : “Même pas en rêve, il n’y aura pas de plus tard !”. Elle fait demi-tour pour rejoindre Logan qui la scrute avec malice. Je sais parfaitement ce qu’il s’imagine. Lui, cette fille, et … moi. Je vais garder mon sang-froid, l'ignorer comme je le peux.
Colin débarque de la cuisine avec une bière à la main ainsi que du pop-corn dans l’autre. Accompagnés de Sky, Erin et Oliver, ils ont des gobelets remplis de boisson. Qui l’a invité, ce mec ? Sky évite mon regard lorsqu’elle arrive à tout juste un mètre de moi.
— Il faut que j’aille aux toilettes, tu peux me tenir ça, s’il te plaît ? demande-t-elle à Erin.
Celle-ci s’empare de son gobelet, Sky s’éclipse tandis que Logan se lève du canapé qu’il squattait comme s’il était le roi de la soirée. Ça ne me fait ni chaud ni froid et je m’en rends compte à présent. À une époque j’aurais tué pour conserver cette place, mais plus les semaines se dissipent et plus je comprends que je n’ai plus aucun contrôle, pire, que je m’en fiche royalement. Je suis en train de perdre pied, bon sang !
Sky m’observe discrètement avant d’aller à la salle de bains. Elle pourrait au moins me dire : "Salut, ça va ? ” ou une connerie du genre. Pourquoi me sens-je énervé ? C’est idiot, car ce qui me fout les boules, c’est qu’elle fasse comme si je n’étais pas là. Des jours que ça dure, elle m’évite.
Peu après, elle revient, en pleine conversation avec Alexander. Et si je dois en juger le regard qu’il porte sur elle, je peux certifier sans me tromper qu’elle lui plaît. Rien de surprenant, il n’y a qu’à la voir, vraiment la regarder pour le concevoir. Mais ce connard l’a insultée de frigide dans son coin, mon poing me démange.
La copine du soir de Logan est partie, je me sens un peu moins sur les nerfs tout à coup, mais mon humeur vacille aussitôt qu’il s’approche d’Alexander et de l’étudiante aux yeux de biche. Elle se raidit ; pour autant, elle ne se montre pas hostile avec lui, juste méfiante. À raison.
Adossé contre le chambranle de la porte du séjour, je croise les bras, tout en guettant dans mon coin. Les minutes s’écoulent, les deux ne la lâchent pas d’une semelle, comme s’ils se battaient pour un butin. Logan doit se sentir épié, il lève les pupilles pour les plonger directement dans les miennes. Il s’imagine probablement discret, mais je le vois parfaitement renifler les cheveux de Sky avant de me faire un clin d'œil. La provocation.
Je ne sais pas ce qu’Alexander dit, mais Sky rit pour finir par sursauter quand les mains de Logan se posent sur sa taille. Ce n’est que lorsque je perçois le souffle de Logan contre mon faciès, que je réalise que je me suis rapproché d’eux. À aucun moment, il ne dévie les yeux. Alexander se barre, sentant la tension grimper tout à coup. Débarquant de je ne sais où, Erin nous demande ce qui se passe ici, personne ne lui répond. Elle est accompagnée du petit toutou qui les suit partout, Oliver. Sky et elle vont s’installer avec les autres. Le silence est pesant, moins que l’électricité qui se profile entre Logan et moi.
— Arrête de jouer à ça, l’avertis-je.
— Ou quoi ? Le film va commencer, alors va te poser tranquillement. Faut te détendre au lieu de pourrir l’ambiance, j’ai ce qu’il faut pour t’aider. T’en veux ou pas ? me nargue-t-il, en secouant un sachet devant mes yeux, bourré de poudre blanche.
Celui-ci a l’effet d’un fichu pendule, il m’hypnotise. Mes barrières s’effondrent et mes hésitations également. Une tornade, en furie, nous le chipe, alors que je m’apprêtais à lui arracher des mains, elle s'enfuit vers la salle de bains du rez-de-chaussée. Dépité, Logan me fixe avant de rattraper Sky qui vient de lui piquer sa came. Agacé, et pas très serein, je suis le mouvement pour m’assurer qu’il ne se passera rien de répréhensible. Erin la hèle, dans l’incompréhension. Je crois même apercevoir un rictus moqueur sur la tronche du blondinet à ses côtés.
Je n’envisageais certainement pas qu’un truc aussi délirant puisse se produire. Elle déguerpit tel un lapin que l’on pourchasse dans une prairie, et ça me sidère. Mon mal de crâne me scie en deux, pourtant, j’en fais abstraction, cette gonzesse et ses stupides actions me font flipper. Bien que je meure d’envie de me défoncer, j’aimerais autant qu’elle foute le sachet dans les toilettes pour ne plus être tenté. Ça foutrait vraiment Logan en pétard, mais ce serait l’option la plus judicieuse.
La porte de la salle d’eau close, Logan s’égosille. Le battant tremble sous le coup de son poing.
— Sky, ouvre cette porte, bon sang ! Ne déconne pas, ce n’est pas un jeu ! peste-t-il.
— Si tu n’ouvres pas, je te jure que je défonce cette porte ! en ajouté-je une couche.
— Dites donc, ce ne sont pas des manières à avoir, les garçons ! On ne dérange pas une femme aux toilettes, j’ai quand même le droit à de l’intimité, bon sang, souffle-t-elle un peu trop effrontée à mon goût.
— Ce n’est pas drôle, putain ! Tu pourrais bien avoir la culotte en bas des jambes, et couler un bronze, je m’en bats les couilles ! Ouvre cette porte, je ne plaisante pas ! grondé-je, en ne prenant aucunement au sérieux ses propos.
Une bonne minute s’écoule avant qu’elle ne daigne enfin ouvrir. À deux doigts de péter les plombs et d’en faire sauter les charnières, je manque de lui rentrer dedans lorsqu’elle déboule comme une fleur avec un sachet complètement vide. Logan devient livide.
— Putain, ma belle, tu viens de foutre en l’air trois cents balles de came ! s’exclame-t-il, en le lui arrachant des mains.
Elle renifle. Je n’aime pas ça. Ne me dites pas qu’elle a fait cette connerie.
D’un geste vif, je chope son menton en plongeant un regard accusateur à travers le sien. L’un de ses sourcils roux se hausse, insolent, elle m’affronte sans détourner la tête. Je m’efforce de ne pas resserrer la prise de ma main sur sa mâchoire, je pourrais la briser et ce n’est pas ce que je désire. Elle me rend fou, ce n’est possible d’être aussi désinvolte après avoir sniffé de la coke alors qu’elle risque sa peau !
— Tu te fous de ma gueule, là ? T’es irresponsable, ma pauvre fille ! hurlé-je à son visage.
Ses globes s’écarquillent. Sidérée par l’attitude du drogué qui lui fait la morale. Putain d’ironie ! D’un mouvement brusque, elle balaie ma main.
— J’admets avoir un peu bu ce soir, que ce n’était pas très malin, mais de là à me brailler dessus pour me traiter d’irresponsable, c’est exagéré, feint-elle faussement innocente, en faisant la moue.
Je siffle entre mes dents. C’est la meilleure, elle a aussi picolé ! C’est un foutu cauchemar, je vais me réveiller, bon sang !
— Attends, t’as bu quoi ? s’affole Logan.
— Ne sois pas débile, tu ne sais même pas comment tu pourrais réagir avec tes médicaments !
La première fois que j’ai consommé de la drogue, mon cœur a battu si fort que j’ai cru qu’il allait exploser. Elle pourrait faire un mauvais trip et en mourir. Tellement sur les nerfs, mes paumes blanchissent à force de les serrer, de chaque côté de mes flancs.
— Débile ? répète-t-elle, en ricanant. Tu sais quoi ? Je n’ai pas envie de te parler, fiche-moi la paix et va regarder ton Hobbit au lieu de me pourrir !
— Euh, ce n’est pas le Hobbit, mais Le seigneur des anneaux, tient bon de préciser Logan.
— On s’en fout ! riposte-t-elle en levant les yeux au plafond.
— N’empêche, tu abuses, Sky. Ce n’est pas très malin, tu aurais pu partager un peu pour qu’on fasse des folies ensemble, persifle-t-il, volontairement nébuleux.
Je le fusille du regard, et il s’en fiche.
— Je ne ferai jamais de folies avec toi, comme tu dis, va avaler un tranquillisant, et arrête de me renifler les cheveux ou la prochaine fois, je te jure que tu le sentiras passer, tente-t-elle de s’énerver, mais elle balbutie à chaque mot qu’elle prononce, cassant la menace de ses propos. Utilise plutôt ton fric pour te payer une désintox, à moins que tu ne veuilles que tes parents te paient un cercueil avant tes vingt-cinq ans, ironise-t-elle avec un sourire factice.
Elle a vraiment dû boire plus qu’elle ne peut supporter. Est-elle seulement accoutumée à la prise d’alcool, d’ailleurs ? Autrement, un ou deux verres suffisent pour qu’elle soit torchée.
— Tu ne réalises pas ce que tu viens de faire ? houspillé-je près de son oreille tandis que son dos bute contre la porte.
Si proche d’elle, pourtant, ça ne me stresse pas. Je suis trop énervé, inquiet. Elle n’imagine pas ce par quoi elle va passer durant les heures à venir. Ça pourrait mal se passer. J’ignore si elle a même des soucis de santé particulier, auquel cas, cela s’avère très dangereux pour elle. Je devrais peut-être la conduire à l’hôpital ?
— Et toi ? Est-ce que les quelques minutes de nirvana que tu frôles te font oublier que la mort te guette ou es-tu amnésique ? Pourquoi t’as peur au juste ? Ce n’est pas toi qui risques d’être malade ou de faire n’importe quoi ?
Elle me cherche. Son regard de tueuse me rend fou.
— À ton avis, Einstein ? Je n’ai pas envie d’être responsable du fait que tu puisses crever ! répliqué-je, acerbe.
— Tu risques de sévèrement déchanter, ça va être de la haute voltige, déclare Logan, l’air plus grave que d’habitude, ce qui me surprend.
Perturbée, elle l’observe en clignant des paupières. Frissonnante, je discerne la peau de ses épaules, à travers son haut bordeaux en dentelle. Sûrement réalise-t-elle après coup la monumentale erreur qu’elle vient de commettre. Tout ça pour quoi ? Nous administrer une bonne leçon ? Nous savons pertinemment à quoi nous jouons, nous avons conscience de tous les risques, pas elle.
— Ne t’en fais pas, ma belle, comme toutes les premières fois, c’est un peu flippant, mais ça ira, on veillera à ce qu’il ne t’arrive rien, murmure Logan d’une voix mielleuse.
Ses propos ont vite fait de m’énerver, je le dissuade de continuer son numéro d’un regard assassin.
— Hé, je ne disais pas ça pour tu sais quoi, Lysandre. J’étais sincère. Tu n’as jamais consommé de drogues avant ?
— Au bout de combien de temps vous ressentez les effets, ça dure combien de temps ? demande-t-elle à mi-voix.
Elle ne semble même pas s’offusquer de notre proximité. Si quelqu’un débarquait ici sans prévenir, je n’ose imaginer ce pour quoi nous passerions. Elle, bloquée contre la porte, ce trou du cul de Logan à côté d’elle, à lui tenir délicatement le menton pour l’observer sous toutes les coutures, notamment ses iris. Et moi, juste en face d’elle, le visage penché au-dessus du sien, l'emprisonnant avec mes mains posées de chaque côté de son petit corps.
Je n’en reviens pas qu’elle ait osé ! Elle doit être suicidaire, ce n’est pas possible autrement.
— Tu vas très vite en ressentir les premiers effets. Tu vas te sentir agitée, excitée. Ta bouche sera sèche. Tu auras du mal à coordonner tes mouvements, des palpitations et de l’hyperactivité entre autres. Ça va bien se passer, OK ? Tu ne consommes rien d’autre et tout devrait bien se passer, ajoute-t-il subitement aussi nerveux que moi. Tu boiras beaucoup d’eau et tu ne conduiras pas, ce soir. Ne flippe pas si tu as les pupilles dilatées, c’est normal, ça peut perdurer durant deux jours, entraînant une sensibilité au niveau de tes yeux.
Étonnamment calme et sérieux, se soucie-t-il réellement de ce qui pourrait lui arriver tout à coup ?
— Oh, quelle horreur ! J’ai envie de vomir, grimace-t-elle. Ah non, fausse alerte, soupire-t-elle soulagée, en posant la main sur sa poitrine. Par contre, il fait chaud, alors, oust, reculez tous les deux.
Logan pouffe de rire face à sa remarque.
— C’est toi qui chauffes, ma belle.
— Pourquoi chaque fois que tu ouvres la bouche, c’est pour faire des sous-entendus sexuels ? ricane-t-elle malgré elle.
— Oh, tu sais, on comprend ce que l’on veut entendre des gens. Moi, je dis que si tu y vois une connotation sexuelle, c’est parce que ça te plairait bien, rétorque-t-il, grivois.
Sky rigole de plus belle, nous tournant le dos afin d’ouvrir la porte de la salle de bains, puis la fenêtre. Éméchée, elle ne marche pas véritablement droit. Ou c’est la drogue qui commence à faire effet. Elle doit s’accoutumer aux sensations qu’elle ressent. Je n’aime pas ça !
— Ah, c’est mieux ! Oh, des étoiles, piaille-t-elle d’une voix enfantine, en les pointant du doigt, tout sourire. Une étoile filante ! Eh, reviens ! Je n’ai pas eu le temps de faire de vœux !
Logan se marre, pas moi. Dégoûtée, Sky claque la fenêtre plus que nécessaire et recule pour se laisser choir sur le carrelage de la salle de bains. De longues minutes s’échouent. Sky a le crâne posé contre le mur, les yeux mi-clos, probablement parce que sa tête lui tourne. J’ignore si nous avons tous les mêmes effets face à la MDMA.
Je m’approche d’elle, en l’informant que l’on ne va pas rester ici indéfiniment. Avec difficulté, elle se hisse sur ses jambes et manque de se ramasser une gamelle, mais finit par trébucher contre moi. Elle se retient à mes avant-bras qu’elle tâte comme si elle était en train d’halluciner. Bêtement, elle sourit pendant que je respire à peine au contact de ses doigts sur ma peau. Leur chaleur irradie sous mon pull.
— Ouh, c’est qu’il y a du muscle là-dessous, claironne-t-elle avant de palper mon biceps de façon exagérée.
Je tressaille. La tension pèse sur mes épaules. Je devrais la repousser, mais son état me trouble également. La tête penchée, le sourire scotché aux lèvres, elle se rapproche un peu plus de moi. Je ne le comprends que lorsque son souffle chaud effleure ma bouche, que sa poitrine touche mon torse. Saisi par son côté avenant, mon cœur effectue un triple salto. Sans détourner le regard, elle m’observe, grappillant le peu d’espace qui se tient entre nous, si bien que son bassin est étroitement collé au mien. J’en ai des bouffées de chaleur, les mains moites. Une seconde après, la silhouette de Logan se calque dans le décor, dos à elle, un frisson glacial me parcourt les entrailles. Non, hors de question !
Sky rabat ses cheveux sur l’une de ses épaules pour dégager sa nuque. Cet enfoiré ose renifler son cou et donc son parfum. Elle glousse, en se laissant légèrement aller contre son épaule. Une colère sourde envahit mon être, un grondement feule au sein de ma cage thoracique. Jamais il ne l’aura.
— Regarde-la, roucoule-t-il, en coulant un œil vicieux sur sa poitrine.
La main de Sky, plaquée sur son cou, dévale lentement entre ses seins où elle déboutonne rapidement les deux premiers boutons de son haut en dentelle afin de s’éventer. La luminosité de la pièce étant optimale, malgré l’angle, je parviens aisément à apercevoir la dentelle violette de son soutien-gorge et sa peau blême cachée dessous. C’est bien plus le cas lorsque ses doigts fins effleurent le galbe de sa poitrine. La chaleur m'envahit, je déglutis péniblement. Sky penche davantage la tête en arrière. Le souffle me manque tant ce geste simple et à la fois érotique me fait vriller. Les paumes de Logan, placées de chaque côté de ses épaules, remontent, effectuant ainsi des messages qui lui plaisent.
— Laisse-moi tranquille. J’ai… envie de rentrer à la maison, couine-t-elle soudainement tendue.
— Dégage, lui ordonné avec un regard acide.
Écœuré par son attitude, j’agrippe avec fermeté la taille de Sky et l’attire dans mes bras pour l'extirper des sales pattes de Logan. J’ai entendu et écouté sa demande. Contrairement à lui, je sais où sont les limites à ne pas franchir. Je ne lui fais aucunement confiance. Sky niche son nez dans mon cou, mon cœur tambourine comme un fou dans ma poitrine.
— Je crois que j’ai fait une bêtise, confesse-t-elle d’une toute petite voix, pleine de remords.
J’imagine qu’elle parle de l’alcool, de la drogue. Je ne manquerai pas de le lui rappeler quand elle sera sobre.
— Je m’en doutais, marmonne-t-il, le rictus au coin des lèvres. Ne faites pas ce que je ne ferai pas, ajoute-t-il avec un clin d'œil avant de quitter la pièce.
C’est ça, barre-toi !
OceanofPDF.com