Bodyguards Tome 4

Laura S. Wild · Chapitre 32 sur 48

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Bodyguards Tome 4

30 - Jaxon

30

 

 

Jaxon

 

Voilà plus d’une heure que je cherche Billie : après avoir quitté l’institut en trombe, elle n’a répondu à aucun de mes textos, et chacun de mes appels est resté sans réponse. Évidemment, c’est au sommet de la colline qui surplombe la ville que je finis par la retrouver, assise sur le capot de sa voiture, ses longues jambes étendues devant elle. Elle ne me jette pas un regard quand je me gare à côté d’elle. Les yeux rivés sur l’horizon, elle sirote un café et mange une viennoiserie.

Je sors de ma voiture, la contourne, puis me hisse sur mon propre capot. Quelque chose me dit qu’après ce qui s’est passé tout à l’heure, mieux vaut que je garde mes distances avec Billie pour le moment.

– Ce matin, je commence, je me suis réveillé en tenant ma petite amie dans mes bras, je suis parti très tôt pour l’institut et je l’ai quitté encore plus tôt, je crois que c’est même un record. Mon meilleur moment, ça a été de te voir débarquer au parc automobile et le pire, c’est quand tu es partie et que j’ai compris que je t’avais blessée.

Billie garde le silence, s’obstinant à ne pas m’adresser un regard. J’attends patiemment qu’elle se sente prête à me parler de sa journée, tout en m’obligeant à ne surtout pas loucher sur ses incroyables jambes.

– Ce matin, dit-elle enfin, je me suis réveillée dans les bras de mon petit ami que je pensais parfait, puis je me suis préparée et j’ai quitté le manoir tôt pour aller lui faire une surprise, tellement tôt d’ailleurs que je n’ai même pas pris la peine de déjeuner et cerise sur le gâteau, j’ai séché les cours pour lui. Mon meilleur moment de cette matinée merdique, c’est quand Hassan m’a parlé de mon père, et le pire, c’est quand j’ai réalisé que mon petit ami pouvait être un vrai con.

Bon… Au moins, je sais à quoi m’en tenir.

Je soupire, glisse du capot et me plante devant Billie. Me fusillant du regard, elle ajoute :

– Plus jamais je n’essayerai de te faire plaisir.

– Écoute, je suis désolé, je plaide. J’ai paniqué quand je t’ai vue.

– Mais pourquoi ? Ce n’est pas la première fois que je viens à l’institut, ni même la première fois que je passe te voir au parc automobile. Alors pourquoi est-ce qu’aujourd’hui, tu as flippé ?

– Mais parce qu’on est ensemble, maintenant !

– Et alors ? Tu crois que c’est inscrit sur nos fronts ? Tu penses que tout le monde va comprendre qu’on est en couple rien qu’en nous jetant un coup d’œil ?

– Oui ! j’affirme avec véhémence.

J’attrape les chevilles de Billie et je la tire brusquement vers moi, lui arrachant un cri de surprise. Je plante mes mains de chaque côté de sa taille et je rapproche mon visage du sien, si près que nos respirations se mélangent.

– Oui, tout le monde le verra, je reprends. Parce que je sais de quoi j’ai l’air quand je pose les yeux sur toi. Je sais que je suis incapable de masquer à quel point je te veux, à quel point tu es le centre de mon univers… et alors, tous comprendront. Ils sauront rien qu’en me regardant que tu es mienne, parce que je ne peux pas m’empêcher de te bouffer des yeux dès que tu entres dans une pièce.

Les prunelles bleues de Billie brillent soudain plus fort. Sa bouche s’entrouvre et j’inspire son souffle tremblant.

Soudain, elle lâche ce qu’elle a dans les mains et passe ses bras autour de ma nuque. Son café se renverse, sa viennoiserie tombe par terre, mais ça n’a aucune importance, parce que Billie se pend à mon cou et plaque ses lèvres contre les miennes.

Comme chaque fois que nous nous embrassons, nos corps sont électrisés, au point de prendre les commandes. J’agrippe les cuisses de Billie et elle noue instinctivement ses chevilles dans mon dos. Doucement, je la bascule sur le capot de sa voiture et je forme une cage protectrice en l’entourant de mes bras.

– Montre-moi, je murmure contre sa bouche.

Elle glisse ses mains entre nous et écarte les pans de son manteau. Je me recule et baisse le regard sur son corps.

Mon Dieu.

Ses seins sont sur le point de jaillir de son bustier et sa robe remonte si haut qu’elle dévoile complètement ses cuisses…

Je fais glisser le bout de mes doigts le long de son mollet tout en fixant sa poitrine. Incapable de résister, je dépose des baisers langoureux sur sa peau fine, puis je trace le contour de ses seins du bout de ma langue. Billie glisse une main dans mes cheveux et se cambre dans ma direction, réclamant encore plus d’attention. Je remonte mes baisers sur sa gorge, puis j’enfouis mon visage contre son cou en soupirant.

– Pourquoi tu me fais attendre comme ça ? geint-elle doucement lorsqu’elle comprend que je ne lui en donnerai pas plus.

– Parce que ce n’est pas encore le bon moment.

– Jaxon ! s’impatiente-t-elle. Tu en as envie, je le sens.

Effectivement, elle ne peut pas rater l’érection qui appuie contre sa culotte.

– Bien sûr que j’en ai envie, tellement que j’ai peur de devenir dingue, je confirme.

– Moi aussi, répond Billie en attrapant mon visage, qu’elle parcourt de baisers.

– Mais fais-moi confiance, j’insiste. Ce n’est pas encore le bon moment.

Billie soupire. Pour atténuer sa déception, je frotte mon nez contre le sien, ce qui déclenche son sourire.

– Voilà, c’est mieux comme ça, dis-je. Je ne veux plus jamais voir des larmes dans tes yeux quand tu me regardes, Billie Westwood. Plus jamais.

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