Bodyguards Tome 4

Laura S. Wild · Chapitre 34 sur 48

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Bodyguards Tome 4

32 - Jaxon

32

 

Jaxon

 

Nous entrons dans la chambre de Billie. Nos pas feutrés, nos respirations tranquilles et nos cœurs qui battent sont les seuls bruits qui viennent troubler le silence qui règne dans la pièce.

Sans un mot, je la guide jusqu’à la porte de sa salle de bain. Si les triplés et moi avons tous fait le choix de grandes douches à l’italienne pour les nôtres, leur sœur, elle, s’est offert une baignoire spacieuse, ce qui m’arrange bien.

Avant d’actionner la poignée, je me tourne vers elle. Son expression est si douce, ses yeux si profonds… Je meurs d’envie de mordiller ses lèvres entrouvertes. Du bout des doigts, je dégage une mèche de ses cheveux, puis je murmure :

– Si tu le veux encore, alors j’ai moi aussi envie qu’on apprenne à se connaître de cette façon.

– Je le veux, me répond-elle sans une once d’hésitation.

– Bien, dis-je en souriant.

Je pousse la porte de la salle de bain et j’allume la lumière avant de m’effacer pour que Billie puisse pénétrer à l’intérieur.

– Jaxon… souffle-t-elle en découvrant ma petite surprise.

Je lui ai promis que je ferais les choses bien, et pour ça, je m’en suis donné les moyens. De nombreuses bougies sont éparpillées dans la pièce et des pétales de roses rouges recouvrent le fond de la baignoire. Ce n’est pas grand-chose – c’est tout ce que j’ai réussi à accomplir avant qu’elle revienne de la fac –, mais c’est une façon d’installer une ambiance romantique.

– Ça te plaît ? je demande à Billie, adossé au mur.

– Bien sûr. C’est parfait.

Ses yeux brillants reflètent sa surprise et sa joie. Et c’est tout ce dont j’ai besoin.

– Si tu as préparé ça à l’avance, ça veut dire que tu savais que mes frères ne seraient pas là ce soir ? devine-t-elle.

– J’ai demandé à Hassan et Diego de les inviter à sortir. Nous avons de longues heures devant nous…

J’ai couché avec de nombreuses femmes dans ma vie et j’y ai chaque fois pris du plaisir, tout en veillant à ce que ce soit la même chose pour mes partenaires. J’ai toujours apprécié le jeu de séduction qui s’installe entre deux personnes attirées l’une par l’autre, de la découverte du corps à l’explosion du désir. Oui, je sais baiser… mais est-ce que je sais faire l’amour ?

Je ressens une pointe de stress de me trouver face à Billie et je n’aime pas ça. J’ai eu la chance de connaître une première fois plus que satisfaisante, et je veux que la sienne soit exceptionnelle. J’ai besoin que ce soit son plus beau souvenir, qu’elle se dise qu’elle a fait le bon choix, que m’attendre a été la meilleure décision de sa vie.

– Qu’est-ce qui te tracasse ? me demande-t-elle en caressant du bout des doigts le pli soucieux entre mes yeux.

– Rien du tout.

– Tu mens.

Elle pose ses mains sur mon torse, les fait glisser sur ma chemise et s’intéresse aux boutons, qu’elle commence à défaire tout en me murmurant :

– Je sais quand quelque chose t’embête, t’intéresse ou t’excite. Je sais quand tu es sur le point de balancer une vacherie à l’un des triplés, quand tu t’ennuies, quand tu as envie d’être seul… Je te sais, toi. Par cœur.

À la fin de sa tirade, ma chemise est ouverte et elle en sépare les pans. Sans hésiter, sa bouche embrasse mon pectoral droit, puis le gauche. Les yeux fermés, elle parcourt mon torse de baisers doux et humides. Je caresse tendrement ses cheveux, avant de me rappeler que c’est son moment.

– Laisse-moi m’occuper de toi, je chuchote.

Je m’approche de la baignoire, fais couler l’eau, puis je retourne près de Billie et j’entreprends de la déshabiller. Je fais d’abord passer son t-shirt au-dessus de sa tête : sous mes yeux apparaissent ses seins, d’une beauté désarmante. Je reste obnubilé par eux quelques instants avant de réaliser que Billie ne portait pas de soutien-gorge sous son vêtement.

Est-ce que c’est souvent le cas ? Je vais être incapable de penser à quoi que ce soit d’autre, désormais.

Mon besoin d’embrasser sa poitrine est grand, mais je parviens à me retenir.

C’est son moment, Jaxon, bon sang !

Alors, lentement, je la déleste de son short. Cette fois, un string noir se dévoile et je passe mes doigts sous l’élastique. Voir la dentelle glisser sur les cuisses de Billie me fait un effet dingue…

Agrippée à mes épaules, elle sourit. Je dois l’admettre, je suis admiratif de la sérénité qui se dégage d’elle et je réalise que c’est parce que la confiance qu’elle me porte est totale.

Je l’entraîne jusqu’à la baignoire, puis je l’aide à grimper à l’intérieur. Les pétales de roses rouges flottent désormais à la surface de l’eau, créant l’effet romantique que j’espérais.

Alors que je recule, Billie garde sa main serrée autour de mon poignet pour me retenir.

– Viens avec moi, me propose-t-elle.

– Non, je réponds simplement.

Je m’éloigne et retire mes chaussures. Je roule ensuite les manches de ma chemise jusqu’aux coudes et, enfin, je m’agenouille à côté de la baignoire.

– Jaxon… soupire tendrement Billie, parce qu’elle a compris ce que j’ai en tête.

– Laisse-moi m’occuper de toi, je lui souffle en retour.

J’attrape son produit de bain ainsi qu’une fleur de douche incroyablement douce et, délicatement, je commence à laver son corps. Dès le premier passage sur son bras, elle laisse aller sa tête en arrière, gardant toutefois son regard tourné vers moi. Ses yeux me dévorent tandis que je glisse sur ses cuisses, ses mollets et la plante de ses pieds. Ensuite, je remonte sur son ventre, sa poitrine que j’effleure avec envie, puis son cou.

La vision de sa peau savonneuse manque de me couper la respiration.

Je repose la fleur de douche dans l’eau et reprends le produit de bain. J’en fais tomber sur la paume de ma main, puis je la plonge sous la surface avant de descendre jusqu’à l’intimité de Billie. Cette dernière réagit immédiatement au contact de mes doigts contre ses lèvres. Son sourire s’estompe, ses yeux s’assombrissent et elle déglutit. D’un coup, elle se redresse et approche mon visage du sien pour m’embrasser.

– La Billie en moi qui est amoureuse de toi depuis presque une éternité a du mal à croire que je peux faire ça, souffle-t-elle. Et aussi ça.

Elle attrape ma main libre, dépose un baiser sur chacune de mes phalanges, avant de glisser ses doigts entre les miens.

– Et surtout ça, ajoute-t-elle avant de mordiller la cicatrice à mon menton.

Alors que je caresse la peau douce entre ses jambes, elle me susurre :

– Je crois que tu ne réalises pas à quel point ta fossette te rend sexy. Je sais que grâce à elle, tu as fait craquer beaucoup de filles, mais tu sais quoi ? Je ne suis pas jalouse. Parce que tout ce qu’elles ont vu en la regardant, c’est un atout charme, alors que moi, quand je caresse cette cicatrice, je sais que je console le petit Jaxon de sept ans qui s’est fait jeter au sol par sa mère en manque alors qu’il tentait désespérément de l’empêcher de quitter leur maison.

Je me fige, puis mes épaules s’affaissent et je pose mon front contre celui de Billie.

– Tu as toujours su qui j’étais vraiment, dis-je en frottant mon nez contre le sien.

– Et je t’ai toujours aimé tel que tu es, répond-elle.

Ma main émerge d’entre ses cuisses pour se poser sur son visage, avant que je ne capture langoureusement ses lèvres. Billie se redresse, s’agenouille dans la baignoire et s’accroche à ma nuque comme si sa vie en dépendait. Ma langue entre en contact avec la sienne et plus les secondes passent, plus la chaleur de la pièce nous colle à la peau, plus la passion s’empare de nous.

– Emmène-moi dans la chambre, murmure-t-elle contre ma bouche.

– Ça tombe bien, c’est ce qui était prévu.

Je me relève, essuie mon bras mouillé, puis aide Billie à sortir de la baignoire avant de l’entourer d’une grande serviette et d’éponger son corps. Son regard se rive au renflement dans mon pantalon, ce qui me donne envie de la soulever pour la jeter immédiatement sur le lit… ce que je finis par faire.

Billie pousse un cri de surprise mêlé à un rire lorsque je l’attrape par la taille et la prends dans mes bras, avant de l’amener dans la chambre pour l’allonger sur le matelas.

À cet instant, je crois que j’atteins les limites de ma patience. Le petit interlude dans le bain était très agréable, mais mon désir pour elle n’a fait qu’augmenter à chaque minute écoulée…

Je prends tout de même le temps de me délecter de la vision de son corps nu étendu sur les couvertures, avant de poser mes mains sur ses genoux et de les écarter largement.

– Billie… dis-je, sans vraiment savoir pourquoi.

N’y tenant plus, je plaque ma bouche contre son sexe et je commence à lécher intensément son clitoris brûlant. Sa réaction est exactement celle que j’attendais : elle se cambre et balbutie mon prénom à chaque aller et retour de ma langue.

Maintenant ses cuisses écartées, je me délecte de la douceur de son intimité.

– Oh, Jaxon, oui, gémit-elle en passant ses deux mains dans mes cheveux.

Tandis que je m’attèle à l’amener petit à petit aux portes de l’orgasme, je laisse mes mains partir à la découverte de son corps à se damner. Mes paumes glissent contre son épiderme encore humide et chaud, jusqu’à ce que mes doigts rencontrent ses seins qui m’obsèdent tant. Ma bouche quitte son sexe brûlant pour remonter le long de son ventre et trouver sa poitrine. En refermant mes lèvres sur son sein gauche, je fais glisser deux doigts sur son clitoris. Elle commence à tirer mes mèches quand le plaisir la paralyse peu à peu. C’est parfait : je veux qu’elle jouisse avant que je la pénètre.

Non, en fait, je ne le veux pas : j’en ai besoin.

Sous moi, je sens les muscles de ses jambes commencer à se tendre et je sais alors qu’elle est toute proche. Il suffit que j’augmente la pression de mes va-et-vient sur son clitoris pour qu’elle explose entre mes bras.

– JAXON.

Je dois dire que je suis heureux que personne ne soit à la maison ce soir. La plupart du temps, Billie et moi devons nous cacher pour être ensemble, alors savoir que pendant plusieurs heures nous serons libres de nous exprimer sans craindre de nous faire démasquer est un vrai bonheur.

Le cœur battant à tout rompre et l’érection douloureuse, je tends le bras vers la petite table de nuit située sur le côté du lit et j’ouvre le tiroir dans lequel j’ai placé un peu plus tôt une boîte de préservatifs. Essoufflée, la poitrine haletante, Billie suit mon mouvement du regard. Je lève les capotes devant ses yeux pour qu’elle comprenne ce que je fais, puis je me déleste de mes vêtements avec une vitesse qui m’étonne moi-même. Billie se redresse alors sur ses coudes, fixe mon sexe tendu et déglutit à nouveau. D’un geste sûr, je déroule le préservatif sur ma verge, puis je reviens près d’elle. Elle tend immédiatement les bras pour m’attirer contre son corps avec une force qui me surprend.

Moi qui croyais l’avoir mise K.-O. par les endorphines…

Il semblerait pourtant que l’orgasme que je viens de lui offrir n’ait fait que la mettre en appétit, parce qu’elle enroule ses jambes autour de ma taille et m’embrasse comme si elle avait peur de manquer de moi.

– Viens en moi, Jaxon, souffle-t-elle à mon oreille.

Même si je n’ai jamais été aussi excité, je m’oblige à rester maître de moi-même. Il ne faut pas que j’oublie que Billie est encore vierge et qu’elle pourrait avoir mal. Alors, doucement, je me place à son entrée et je lui confie tout en frottant mon nez contre le sien :

– Je veux que ce soit parfait, mais je n’ai malheureusement pas la possibilité de te préserver de la douleur.

– Rien ne dit que j’aurai mal, réplique-t-elle. Et puis, peu importe… J’ai envie de te sentir en moi, que tu y laisses ton empreinte.

La diablesse !

Elle reprend mes propres mots…

Parce que je n’arrive pas à m’en empêcher, je la pénètre de quelques centimètres, quand soudain, je sens la barrière qui m’interdit le passage.

C’est le moment.

Je prends les mains de Billie pour glisser mes doigts entre les siens. Nos chevalières se frôlent, donnant une dimension encore plus incroyable à l’instant, et voir nos tatouages identiques côte à côte fait gonfler mon cœur. Naturellement, nos paumes se serrent l’une contre l’autre, et à l’instant où je la pénètre entièrement, je lui avoue :

– Je t’aime, Billie.

Ses yeux se ferment.

Je m’immobilise immédiatement, bien que mon envie de bouger soit insoutenable. La pression sur mon sexe est si forte que je crains de ne pas réussir à me contrôler très longtemps. Cependant, toute mon attention est dirigée vers Billie, qui ne dit rien. Pendant plusieurs secondes, elle reste immobile… jusqu’à ce qu’elle rouvre les paupières et que les larmes qui lui brouillent la vue me retournent le cœur.

Elle a eu mal.

– Billie…

– Je t’aime aussi, murmure-t-elle. Et je suis heureuse de t’avoir attendu.

J’embrasse les quelques larmes qui coulent de ses yeux ; ensuite, n’y tenant plus, je me remets en mouvement. D’abord très lentement, puis, voyant qu’elle ne proteste pas, je m’autorise à amorcer des allers et retours plus soutenus. Ce n’est pas juste bon… c’est trop bon. Et je pressens déjà que mon orgasme va certainement me faire disjoncter.

– C’est agréable ? je demande à Billie comme je vois qu’elle se mord la lèvre inférieure.

– Ça l’est de plus en plus, me répond-elle.

C’est tout ce que je voulais entendre. À partir de là, mon cerveau enclenche le pilote automatique et je laisse mon corps mener la danse. Mes mains quittent celles de Billie pour parcourir ses hanches et trouver son sexe. Prenant appui sur un coude, je commence à la caresser tout en continuant à la pénétrer avec vigueur. Ses cris de plaisir commencent à inonder la pièce et ils ne tardent pas à être rejoints par mes grondements sourds. Nous entendre, la regarder, décuple mon plaisir.

Lorsque je sens l’orgasme commencer à se former en moi, je me redresse et passe mes bras sous les cuisses de Billie pour légèrement soulever son bassin et trouver un meilleur angle de pénétration. Je rejette la tête en arrière et grogne, à la fois de plaisir et de frustration, lorsque je sens que je ne parviendrai pas à garder le contrôle bien longtemps.

– Jaxon, balbutie Billie.

Je comprends qu’elle s’inquiète de mon grondement et qu’elle pourrait mal l’interpréter, alors je la rassure.

– C’est parfait, tu es parfaite, lui dis-je, la respiration hachée. Ça l’est même trop pour mon bien. Il va falloir que tu jouisses bientôt, Billie, j’en ai besoin.

Pour l’aider à atteindre l’orgasme, je plane à nouveau au-dessus d’elle, puis sans perdre le rythme de mes coups de reins, je fais pression sur son clitoris et je prends l’un de ses tétons dans ma bouche. C’est alors que dans un concert de gémissements, Billie et moi explosons à l’unisson, emportés par une vague qui nous laisse tous les deux à bout de souffle et de force.

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