Bodyguards Tome 4

Laura S. Wild · Chapitre 35 sur 48

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Bodyguards Tome 4

33 - Billie

33

 

 

Billie

 

Je n’aurais jamais pu imaginer que quoi que ce soit au monde puisse être aussi bon et intense que faire l’amour avec Jaxon.

Après notre orgasme partagé, il s’est rendu dans la salle de bain et a fait une chose à laquelle je ne m’attendais pas : il est revenu avec un gant humide et a nettoyé entre mes cuisses la petite tache de sang laissée par son passage. Ensuite, il a retiré son préservatif, et depuis un moment, il me tient serrée contre son torse, tout en caressant mes cheveux du bout des doigts.

Comment ? Comment est-ce possible d’être si heureuse ? J’ai fantasmé ce moment pendant tant d’années que j’ai du mal à croire qu’il est bel et bien réel. Et pourtant… Ma peau nue est contre celle de Jaxon, mon souffle caresse son torse. Il m’a offert une première fois parfaite, c’est pourquoi j’ai envie de lui rendre la pareille et de prendre soin de lui comme il a pris soin de moi.

J’embrasse son pectoral avant de rejeter la couverture qui nous recouvre. Tranquillement, je m’extirpe de ses bras et je m’agenouille sur le lit. Sans dire un mot, je laisse mon regard errer sur les parties de son corps qui m’ont été si longtemps interdites. Ses cuisses musclées, son aine parfaitement dessinée… Évidemment, mes yeux finissent par s’arrêter sur son sexe, que je détaille sans gêne.

– Qu’est-ce que tu fais, Billie ? s’étonne Jaxon.

– J’ai envie de te toucher.

Il penche la tête sur le côté alors que j’ajoute :

– J’ai envie de connaître par cœur cette partie-là de toi.

Son torse se soulève lorsqu’il prend une profonde inspiration. Je me rapproche de lui et m’insère entre ses jambes avant de poser une de mes mains sur sa cuisse, que je commence à doucement caresser.

– Apprends-moi ce que tu aimes, je murmure en plongeant dans son regard, qui se voile immédiatement de désir.

Jaxon ferme les yeux et rejette la tête en arrière.

– Bon sang, Billie, ne dis jamais ça à un homme, grogne-t-il.

– Pourquoi ?

– Parce que c’est le meilleur moyen de lui faire perdre la raison. Est-ce que tu sais à quel point ces quelques mots sont excitants ?

Je lui souris, heureuse de parvenir à le déstabiliser. Il se redresse, prend mon menton dans sa main et s’empare de ma bouche tandis que je pose mes doigts sur son sexe.

– Caresse-le, souffle-t-il contre mes lèvres.

Il met fin à notre baiser, puis il attrape un oreiller pour le mettre à hauteur de la tête de lit et s’y adosser. La lueur lubrique dans ses yeux fait accélérer mon cœur, qui n’a pourtant pas encore tout à fait réussi à s’apaiser après le plaisir qui m’a balayée tout à l’heure. J’approche ma main de la verge de mon petit ami et je l’effleure du bout de mes doigts. La texture douce et dure à la fois est incroyable. Je décide alors d’enrouler ma paume autour et de commencer à la caresser de haut en bas. Jaxon passe un bras derrière sa tête et soupire tout en détaillant mes gestes.

– Tu t’y prends bien, réagit-il.

– Je compte m’entraîner souvent pour m’améliorer, je lui renvoie… avant de me sentir rougir.

Malgré le bien-être que je ressens en présence de Jaxon et la confiance que je lui porte, parler de sexe, avec lui qui plus est, est totalement inédit pour moi.

– Est-ce que c’est agréable ? je demande, reprenant ses propres mots.

– Oui, ça l’est de plus en plus…

Nous nous esclaffons, puis je me reconcentre sur ma tâche. J’ai envie que Jax prenne un plaisir fou entre mes mains. Prenant de l’assurance à chaque nouveau va-et-vient, je décide de déposer des baisers le long de son érection, qui durcit d’ailleurs de seconde en seconde, énorme entre mes doigts. Du bout de la langue, je suis le tracé d’une veine saillante, ce que Jaxon semble grandement apprécier.

– Plus vite, m’indique-t-il. Tu peux accélérer.

Je m’exécute et donne plus de vigueur à mon poignet. Lorsque des grondements terriblement excitants commencent à sortir de la poitrine de Jaxon, je sais que je m’y prends bien. D’ailleurs, son bassin commence à bouger lui aussi, accompagnant mes gestes. Je continue de parcourir sa peau soyeuse de baisers avant de refermer ma bouche sur son gland. Instinctivement, je commence à l’aspirer. Ses hanches ruent vers moi et il gémit mon prénom tout en m’encourageant.

– Continue, Billie… C’est incroyable ce que tu me fais…

À cet instant, je comprends que son orgasme est proche.

Je veux le voir…

– Billie… BILLIE.

Le visage de Jaxon emporté par le plaisir est sublime. Tous ses muscles sont tendus, sa mâchoire serrée et sa tête rejetée en arrière.

La vision de sa jouissance qui se répand sur ses abdos me laisse pantelante.

Une fois revenu sur terre, il m’attire contre lui et m’embrasse à perdre haleine. Quand il me libère, j’enfouis ma tête dans son cou et récite :

– Je sais quand quelque chose t’embête, t’intéresse ou t’excite. Je sais quand tu es sur le point de balancer une vacherie à l’un des triplés, quand tu t’ennuies, quand tu as envie d’être seul, je sais quand tu mens… et maintenant, je sais quand tu es sur le point de jouir.

– Billie… souffle Jaxon en me serrant fort entre ses bras. Comment ai-je fait pour te résister aussi longtemps ?

– On s’en fiche. Le principal, c’est qu’aujourd’hui tu sois incapable de t’éloigner de moi.

– C’est vrai.

Nous passons les minutes suivantes dans un silence confortable, bercé par nos respirations. Puis j’annonce :

– J’ai envie qu’on fasse quelque chose, toi et moi.

– Encore ? s’esclaffe mon petit ami.

– Jaxon Perry, tu es un obsédé, je l’accuse en riant.

Il éclate de rire lui aussi, avant de me murmurer :

– Peu importe ce que tu veux qu’on fasse, je dis oui.

– Je crois que tu as un peu trop confiance en moi.

D’un doigt, il soulève mon menton et affirme, me regardant droit dans les yeux :

– Je te confierais ma vie, Billie, et j’espère que tu sais que tu peux faire de même.

– Je le sais…

Après avoir déposé une guirlande de baisers dans son cou, je lui parle de mon idée :

– Est-ce que tu te souviens du Ellen, le voilier que mon père a offert à ma mère pour leurs dix ans de mariage ? C’est à moi qu’il a choisi de le léguer. Eh bien, j’ai envie qu’on fasse une sortie en mer tous les deux.

– Tu sais naviguer ? s’étonne Jaxon.

– Papa m’a fait passer le permis bateau quand j’avais seize ans. Mes frères n’ont pas voulu… Ils ont le mal de mer.

– J’ai vécu avec vous pendant des années, mais je n’ai pas de souvenirs de balades en voilier. Est-ce que vous m’auriez snobé, les Westwood ?

Je me redresse sur un coude, pose ma tête contre la paume de ma main et commence à tracer des arabesques sur le torse musclé de Jaxon tout en racontant :

– Il se trouve que mes frères ne sont pas les seuls à être malades en bateau, ma mère aussi… et mon père n’en avait aucune idée quand il lui a fait ce cadeau. Résultat, lui et moi sommes les seuls à l’avoir rentabilisé. Nous partions souvent tous les deux pour la journée. Depuis l’accident, le Ellen est resté à quai. Mais aujourd’hui, j’ai envie qu’il vogue à nouveau et qu’on en profite tous les deux.

Je pose mes lèvres contre celles de Jax avant de conclure :

– Et j’ai envie que toi et moi on brise la malédiction du voilier abandonné.

Il pivote pour s’allonger sur moi et me chuchote :

– J’en serais honoré.

Il commence à m’embrasser, tout en faisant glisser sa main sur ma hanche. Je crois que cet homme est insatiable… et je crois que j’aime l’idée qu’il n’arrive pas à me résister. Mais alors que l’ambiance commence à prendre une tournure plus sensuelle, mon estomac décide de se manifester.

– Tu as faim ? me demande Jaxon.

– Apparemment, je réponds.

– On a dîné, pourtant.

– Je sais… mais tu m’as fait brûler toutes mes calories.

Jax sort du lit et enfile son caleçon.

– Alors allons grignoter quelque chose, décide-t-il.

Il me lance sa chemise, que je rattrape d’une main.

– Je parie que tu vas être super sexy dedans, lâche-t-il.

Je m’empresse d’enfiler l’habit et de tourner sur moi-même pour voir si son avis se confirme. Cela semble être le cas, puisqu’il dépose un baiser bruyant sur mes lèvres avant de déclarer :

– Je ne suis pas certain de réussir à arriver dans la cuisine sans te prendre avant.

– T’es mignon, mais j’ai besoin d’une petite pause, je lui renvoie, taquine.

– Mignon ? Je suis plus que mignon, Billie Westwood, je suis ton dieu du sexe, ne l’oublie jamais.

Je m’esclaffe tout en reculant vers la porte de ma chambre.

– Mon dieu du sexe, hein ? Tu sais quoi ? Si tu arrives à m’attraper avant que j’atteigne la cuisine, alors mon corps sera tout à toi.

– Je croyais qu’il l’était déjà…

Nous nous dévisageons un instant, puis soudain, je fonce vers le couloir. Je dévale les marches de l’escalier en riant, tandis que les pas de Jaxon résonnent juste derrière moi. Au moment où j’arrive au rez-de-chaussée, il me rattrape, m’arrachant un cri.

– Tu pensais vraiment que tu pourrais m’échapper ? s’exclame-t-il. Tu m’appartiens, maintenant, et je vais pouvoir te faire l’amour dans toutes les positions que je veux…

Brusquement, les bras de Jaxon se figent contre moi. Intriguée, je relève la tête… et mon cœur cesse de battre.

Face à nous, bouche bée, se trouvent Cruz, Sawyer et Lennon.

Personne n’ose dire un mot. Une atmosphère étouffante s’abat subitement sur la pièce de vie tandis que mes frères nous fixent, Jaxon et moi, comme s’ils nous découvraient pour la première fois. Ma première préoccupation est de réfléchir à une explication plausible quant au fait que nous soyons à moitié nus. Ensuite, je me demande depuis quand ils sont ici, et pire… ce qu’ils ont entendu.

Enfin, je réalise que peu importe ce que nous dirons, Jaxon et moi sommes désormais découverts, et que cela aura sans aucun doute des conséquences irréversibles.

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