Le comte de Monte-Cristo

Alexandre Dumas · Chapitre 127 sur 132

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Le comte de Monte-Cristo

IV. Le Plan de Maquet

Avant que le lecteur se récrie sur cette accusation si souvent proférée dans l’histoire qu’on la regarde très volontiers comme une tactique de la haine des partis, on devra réfléchir à ces tristes paroles de M. de Sartines :

« Quand un meurtre, quand un empoisonnement arrivent, le plus court, en bonne police, ce serait d’arrêter aussitôt tous les parents de la victime. Les calomnies, les querelles et les procès dont la famille est le champ clos ordinaire, dénoncent assez, par le scandale de leur notoriété, qu’il faut aller à cette source interroger les causes des événements mystérieux et de la plus grande partie des catastrophes. La famille vit, parmi nous, sous la protection d’une renommée de vertu que la magistrature tremble de suspecter. La famille est un répertoire de crimes, un arsenal d’infamie !… L’hypocrisie des fausses caresses qui s’y prodiguent a passé dans le style des songes creux. Ils font des romans pathétiques sur ce texte. Dans une famille de vingt personnes, la police devrait poser quarante espions. »

D’après ces paroles de M. de Sartines, que doit-ce être des familles princières, où aux intérêts de famille viennent se mêler des intérêts politiques ?…

 

Extrait de : Jacques Peuchet, Mémoires historiques tirés des archives de la

police de Paris, Bourmance et Levavasseur, t. II, 1838. Ni publié ni cité par Alexandre Dumas.

 

Annexe IV

LE PLAN DE MAQUET

 

DANGLARS Mlle de Ils ont eu une fille, Mlle de Sarvieux, la

50 ans NARGONNE même qui voulait voir un beau procès.

35 ans

MORCERF Baron de Mercédès

45 ans — esse 36 ans

Albert de Morcerf doit épouser la fille de Villefort.

VILLEFORT — a épousé en 1816 Mlle de Saint-Méran morte en couches en

48 ans 1817 ;

remarié en 1818 avec une veuve dont le premier mari a disparu.

1er e mariage 2mariage

Une fille dont devient amoureux Un fils, bandit du monde. C’est pour ce

Monte-Cristo et qui doit épouser Franz fils qu’elle veut faire disparaître toutes les

d’Épinay auquel Monte-Cristo apprend personnes de la famille, à partir du vieux

que Noirtier a fait tuer son père 1. père.

 

NOIRTIER – paralytique ne pouvant que laisser échapper des mots sans suite. Impossibilité d’écrire ou de faire un seul mouvement. On le roule dans un fauteuil.

 

EMMANUEL et sa femme demeurant à Paris. Morrel est mort. Ils ont 20 000 livres de rentes, un petit intérieur – pas d’ambitions – intérieur calme. C’est chez eux que vient Maximilien, officier qui a 10 000 livres de rente.

 

M. BAVILLE – ancien inspecteur des prisons (Secrétaire de la Police) destitué – devenu philanthrope, c’est-à-dire ami de toutes les monomanies, Lacenaire, etc. Il a un domestique, voleur corrigé – c’est lui qui en allant pour voler chez Mme de Nargonne qu’il savait être seule a vu enterrer et a déterré l’enfant vivant – il y a de cela 20 ans.

 

Sortie de chez Danglars. « Vous devez avoir des nouvelles de Grèce par votre Grecque. »

Monte-Cristo emmène Albert chez lui – On cause des progrès de Cavalcanti – « Je suis donc dégagé ? — Non, votre père doit rendre visite à M. Danglars et s’expliquer définitivement. »

La Guzla – « Maintenant que nous sommes plus liés, montrez-moi donc cette jeune Grecque. »

Reste de la soirée avec Haydée.

 

Franz, Morrel, Valentine, le testament de Noirtier – Visite de Morcerf chez Danglars – Refus de Danglars.

 

Albert arrive à 9 h. chez Monte-Cristo. « Qu’y a-t-il ? — Servez-moi de témoin, je me bats avec Beauchamp. — Pourquoi ? — Pour une calomnie. » – Théorie sur le duel.

Scène chez Beauchamp. Beauchamp demande (quinze jours) trois semaines. (Le lendemain article explicite. Ce n’est pas Fernand, c’est M. de Morcerf).

Les pairs se sont émus de cette affaire et se sont constitués en tribunal d’honneur ; ils citent à leur barre Morcerf.

Arrivée d’Albert avec un témoin. Haydée reconnaît Morcerf – Scène – Récit. (Wilmore rue Fontaine-Saint-Georges).

 

Le Tribunal d’honneur – Albert et Haydée – Elle reconnaît Morcerf et raconte l’histoire.

Duel. Excuses d’Albert – Monte-Cristo n’a pas voulu être témoin. Le jeune homme rentre chez lui, abandonne son nom, sa fortune et emprunte à Monte-Cristo.

 

Visite de Morrel à Noirtier qui l’a envoyé chercher. Valentine explique à Morrel tout ce que Noirtier ne peut lui dire, et Noirtier approuve – Il va quitter la maison – « vous allez en louer pour lui », – dans un an elle sera majeure. Sa fortune sera à elle plus celle de Noirtier – elle sera libre de se marier – Attendez donc, (et retournez en Afrique).

Pendant cette scène la scène de la limonade (la mort), l’accès de Barrois – Morrel va chercher M. d’Avrigny.

Mort de Barrois – interrogatoire du médecin, expérience avec la violette – D’Avrigny et Villefort. (Noirtier fait signifier son dégoût). Consternation de la maison.

 

Cavalcanti s’est déclaré – le prochain mariage n’est plus un secret.

 

Article du journal. Morcerf nommé. Chambre des Pairs. Préparatifs du duel le lendemain.

 

Retour de Beauchamp – Il envoie chercher Morcerf, et rapporte tous les renseignements – Scène entre les deux jeunes gens. « Pourquoi pas vos témoins, parlez ! — C’est à vous seul que j’avais affaire. Le fait est vrai, voici les preuves. — Maintenant, voulez-vous que je dise que c’est faux ? » Reconnaissance d’Albert.

Il va chez Monte-Cristo – il est triste. Le comte lui propose pour le distraire de l’emmener en Normandie. Ils partent.

L’article paraît à Paris, avec tous les détails que rapportait Beauchamp. Émeute à la Chambre, qui décide le même jour que des informations seront prises près de M. de Morcerf qui paraîtra le lendemain devant une commission. – Albert lit le journal et prend la poste. La veille a eu lieu l’interrogatoire et le témoignage de Vasiliki que le président a envoyé chercher.

(Albert vient trouver son père et) Albert va trouver Beauchamp. « Je ne vous accuse pas, mais votre honneur est intéressé à ce que nous retrouvions l’homme. » – La note est de l’écriture de Danglars – Il va chez Danglars – Danglars renvoie à Monte-Cristo – Albert se rappelle tout – Monte-Cristo est revenu ; absent, il doit être le soir à l’Opéra – Morcerf écrit à quatre personnes de se trouver le soir à l’Opéra – L’insulte.

À minuit, Mme de Morcerf – « Edmond, ne tuez pas mon fils. » Dantès raconte tout. « C’est moi qui serai tué, madame. »

Sur le terrain excuses d’Albert.

 

Caderousse va trouver Busoni et lui raconte comment (il était avec) Cavalcanti va s’introduire dans une famille.

Le mois de Caderousse – la chambre de boulanger retiré – Conversation sur Monte-Cristo – Plan de la maison. – M. de Monte-Cristo est parti pour Auteuil – « Prête-moi donc ton diamant. »

Il est à Auteuil avec Bertuccio. La corvette est à son poste – La terre est achetée – Lettres anonymes à Monte-Cristo.

Le soir – Monte-Cristo prévenu – Préparatifs – Pistolets. La vitre cassée – Un homme entre – La soutane – L’abbé Busoni – Récit de l’évasion. « Vous ressemblez à Lord Wilmore. » « Écrivez pour prévenir M. Danglars. Quittez la France, vous recevrez partout 200 francs. Si vous quittez le lieu que je vous aurai désigné, je vous fais arrêter. Adieu. — Je voudrais bien sortir par la porte. — Impossible, je n’ai pas de clefs, il n’y a pas un domestique à la maison. » – Un cri. Un homme qui se sauve – Agonie de Caderousse. « Qui donc êtes-vous ? » Un mot à l’oreille.

 

Retour de Beauchamp

Terreur dans la maison Villefort – Valentine malade – Amour de Morrel – Aveu de Monte-Cristo : « Pourquoi ne m’avez-vous pas prévenu ? » – Le même jour l’abbé Busoni loue un logement vacant au 1er étage de la maison voisine.

 

Mariage de Mlle Danglars [Mots illisibles] – Billet de Caderousse qu’on apporte après la fuite de celui-ci et qui révèle tout. Les gendarmes. Fuite des deux jeunes filles.

 

Conseil entre Morrel, d’Avrigny et Noirtier. Celui-ci raconte de quelle façon il a peu à peu préparé Valentine, voilà pourquoi elle n’est qu’indisposée. Mais on doublera la dose. Que faut-il faire ?

(Le matin la garde trouve Valentine morte).

Rentrée de Mme de Villefort dans la chambre, elle vide le verre, palpe le corps et s’en va. (Le lendemain c’est le matin.) La garde entre (au moment où Mme de Villefort referme la porte), rallume la veilleuse, elle s’assied près de Valentine puis voulant lui parler, s’aperçoit qu’elle est morte. Cris, etc., on accourt – Mme de Villefort avec les autres, puis d’Avrigny – Mme de Villefort s’évanouit en voyant que le verre est à moitié plein bien qu’elle l’ait vidé pendant la nuit.

 

L’acide nitrique versé par gouttes sur la morphine lui communique une belle couleur rouge.

 

Désolation de la maison – les domestiques se sont enfuis – toutes les portes ouvertes. – Noirtier abandonné, Morrel arrive, il pénètre (jusqu’à la chambre de) chez Noirtier qui ne sait rien et qui lui dit d’aller voir Valentine.

 

Scène chez Valentine entre Morrel qui dit à Villefort : « Je suis chez ma fiancée », Noirtier que le jeune homme a roulé – Villefort cadavérique. Douleur de Noirtier. Il dénonce Mme de Villefort. Morrel, qui a tout entendu, reste le dernier, à genoux derrière les […]. Scènes dans la chambre de Valentine. Morrel arrive et trouve Villefort, d’Avrigny. « Que voulez-vous, Monsieur ? » dit Villefort en se relevant. « Sortez. » Il sort et ramène Noirtier. – « Dites à M. de Villefort ce que j’étais à celle qui est morte. » Il fait parler Noirtier – Désespoir de Noirtier. – « Eh ! bien, dit Villefort, puisque vous étiez son fiancé, faites-lui vos adieux et laissez-nous ; elle n’a plus besoin que du prêtre. — Pas du tout, elle a besoin aussi du procureur du roi. Il faut qu’on sache qui l’a tuée. — Comment, tuée ? — Oui, une nuit, j’étais dans le jardin, etc. — Qui a commis ce troisième meurtre ?… Noirtier : je vais vous le dire. » Dénonciation de Noirtier, qui a exigé de rester seul avec le procureur du Roi.

 

III

Un prêtre près de Valentine avec Noirtier qui a voulu veiller aussi le corps de sa fille. Les obsèques – Morrel aux obsèques – Monte-Cristo, calme de Morrel – Monte-Cristo lui demande s’il veut qu’il le reconduise – Non – Monte-Cristo va rue Meslay – Morrel sérieux, il va partir pour un voyage – La boîte à pistolets – Monte-Cristo : « Vous voulez vous tuer, vous ne vous tuerez pas. » – Fureur de Morrel : « Vous m’aviez promis la vie de Valentine, vous n’avez pas su la protéger, laissez-moi mourir, ne vous mêlez plus de mes affaires. — Je vous dis que vous ne pourrez pas. — Qui m’en empêchera ? — Moi. — Qui êtes-vous pour vous arroger ce droit ?… — Le seul homme qui ait le droit de te dire : “Morrel, je ne veux pas que tu meures.” » Reconnaissance. Joie de Morrel, de Julie, d’Emmanuel – Toute la scène de la bourse – Peu à peu la joie de Morrel s’efface, il retombe dans sa douleur. « Ah ! vous m’avez ôté les pistolets, mais non le chagrin qui me tuera plus sûrement. — Je vous demande un mois. »

 

Le matin des obsèques, Monte-Cristo a parlé à Danglars et a réclamé les 5 millions. Danglars lui rend les bons du Trésor qu’il avait pour les hospices et se fait donner une quittance. Monte-Cristo se trouve là avec M. de Boville devenu receveur des hospices et qui vient réclamer les 5 millions qu’emporte Monte-Cristo – Danglars demande jusqu’au lendemain pour faire la somme, et le même jour, à 8 heures du soir une chaise de poste sort de la maison de Danglars. Lettre laissée par Danglars à sa femme.

 

L’hôtel habité par Mercédès et son fils. Mme Danglars et Debray lisent la lettre. Refroidissement de Debray – le partage – Mme Danglars se retire toute honteuse.

 

Pendant ce temps partage des mille écus de Monte-Cristo. Détail de ce que coûtera le voyage à Marseille où l’on doit trouver ces mille écus – Debray sort seul, il voit Albert avec une femme au bras – Il le plaisante. « Du tout, c’est mon fils », répond Mercédès.

Trois jours après Benedetto en prison. Bertuccio vient le voir. Benedetto croit que Monte-Cristo est son père et l’a fait appeler – Monte-Cristo a envoyé Bertuccio. – Benedetto reconnaît son père adoptif. – « Suis-je le fils de M. de Monte-Cristo ? — Non. — Alors, de qui suis-je le fils ? » – Bertuccio va le lui dire quand on vient chercher l’accusé pour le conduire chez le juge d’instruction.

 

Noirtier calme comme d’habitude. Villefort et sa femme – Explication – « Que (je ne vous retrouve pas) justice soit faite quand je rentrerai. »

 

Les assises – L’acte d’accusation – Paris tout entier. Debray – Château-Renaud – Beauchamp – Mme Danglars. (Audition.) « Accusé, vos nom et prénoms – Votre âge, votre profession – Où êtes-vous né. » – « Auteuil – 21 ans – faussaire, voleur, assassin. Quant à mon nom, je l’ignore. — Alors, celui de vos parents ? — Je sais celui de mon père. — Comment se nomme-t-il ?… — De Villefort procureur du roi. » – Il raconte comment il a été enlevé, sauvé, élevé en Corse. Stupeur de l’assemblée – Le président demande à Villefort ce qu’il a à dire – Silence de Villefort. Il déclare que tout cela est vrai et qu’il se met à la disposition du Tribunal.

 

Villefort rentre chez lui – Il trouve sa femme morte.

1. Auguste Maquet orthographie Monte-Christo. Nous avons rétabli

l’orthographe.