Les falsificateurs

Antoine Bello · Chapitre 14 sur 42

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Les falsificateurs

Chapitre 14

 

 

Le grand moment était enfin arrivé. Au terme d’une semaine épatante où nous avions alterné conférences passionnantes et activités plus récréatives, Angoua Djibo, le Président du Plan, nous avait réunis pour proclamer le palmarès du Trophée du meilleur premier dossier. Il était encadré d’Ignacio Vargas et de Jiro Nakamura, le directeur des ressources humaines du CFR. Sur une table dressée derrière eux nous attendaient des rafraîchissements et des canapés. Assez curieusement, Magawati, Francesca, Fernando, Youssef et moi leur faisions face, assis côte à côte à une table rectangulaire. N’était la différence d’âge, on aurait pu croire que Djibo s’apprêtait à passer un examen et que nous étions son jury.

Nous feignions entre nous de ne guère prêter d’attention au palmarès. Quand Francesca avait déclaré ce matin-là au petit déjeuner qu’il était déjà formidable d’arriver en finale, nous avions tous bruyamment marqué notre accord. Puis Magawati avait ajouté qu’il serait quand même bien agréable de remporter le trophée et personne ne l’avait contredite… On nous avait prévenus que trois prix seulement seraient attribués. Les deux concurrents non distingués devraient se consoler à l’idée que personne ne saurait jamais qui avait fini dernier. Chacun des cinq candidats espérait avant tout éviter cette disgrâce.

Fernando de la Peňa était le plus agité d’entre nous, en tout cas celui qui masquait le moins bien sa nervosité. Il m’avait avoué la veille, durant notre excursion dans les montagnes environnantes, que son bureau tiendrait toute autre place que la première comme déshonorante.

« Je tenais à vous dire en préambule, commença Angoua Djibo, à quel point nous avons goûté cette semaine en votre compagnie. Pour avoir lu et apprécié vos dossiers, nous savions avoir affaire à des professionnels talentueux ; nous avons rencontré des individus prometteurs et attachants avec qui, je l’espère, nous allons faire un long bout de chemin. Mais sans plus tarder, car je sais que vous êtes impatients de connaître les résultats, je vais vous donner lecture du palmarès. »

Il sortit une feuille de papier de sa poche et chaussa ses lunettes.

« Le Comité du Premier Dossier, que j’ai l’honneur de représenter ce soir, lut Djibo, a décidé de décerner le troisième prix à Fernando de la Peňa pour son dossier Les vraies raisons de la disgrâce de Cortés. »

Fernando se leva sous nos applaudissements chaleureux et esquissa une courbette maladroite. Il souriait mais sans parvenir à dissimuler totalement sa déception. Sans doute pensait-il déjà à la façon dont il présenterait l’affaire en rentrant à la maison.

« Comme chacun sait, reprit Djibo, Hernàn Cortés conquit le Mexique dans la première moitié du XVI° siècle, en anéantissant presque entièrement la fabuleuse civilisation aztèque. Sa fortune faite, il rentra en Espagne en 1540 et prêta main-forte à Charles Quint lors du siège d’Alger. Malgré ses hauts faits d’armes et d’inestimables services rendus à la couronne espagnole, il tomba alors en disgrâce, pour des raisons mal connues des historiens, avant de mourir près de Séville en 1547. Selon votre camarade Fernando, la police secrète de Charles Quint aurait en fait découvert en 1543 que Cortés n’était pas baptisé, ce que le conquistador lui-même ignorait. Quelle ironie si l’on se rappelle que les Espagnols massacrèrent des milliers d’Aztèques au seul motif qu’ils refusaient d’embrasser la foi catholique, et qu’une cinquantaine d’années plus tôt Isabelle de Castille avait expulsé d’Espagne tous les juifs qui refusaient de se convertir au catholicisme. Nous avons aimé le dossier de Fernando de la Peňa, car, en s’engouffrant dans une de ces zones d’ombre de l’Histoire, il met superbement en lumière l’extraordinaire intolérance religieuse dont firent preuve les grandes puissances européennes. Qui se souvient en effet que le pape Jules III fit brûler le Talmud en place publique en 1553 ou que la même Espagne décréta en 1609 l’expulsion sous peine de mort pour tous les morisques, ces musulmans parlant arabe qu’elle avait annexés en prenant Grenade en 1492 ?

— Un demi-million de déportés à l’époque, précisa Youssef à l’intention de Magawati, sa voisine.

— À l’heure où nous assistons à une préoccupante montée des intégrismes religieux, notamment islamiques, continua Djibo, nous avons voulu rappeler à quelles abominations conduisent l’étroitesse d’esprit et la restriction de la liberté de culte. Toutes nos félicitations, Fernando ! »

Fernando s’inclina de nouveau, plus joyeusement cette fois-ci. L’éloge du Président du Plan lui avait visiblement mis du baume au cœur.

« Tu ne dis plus rien, Kili ? demanda ingénument Magawati à son voisin, qui avait un peu de mal à encaisser la conclusion de Djibo.

— Le deuxième prix revient à Magawati Donogurai, pour son dossier Sauvons le galochat. »

Magawati poussa un petit cri charmant et s’applaudit elle-même. Sa gaieté faisait plaisir à voir et ses yeux pétillaient plus intensément que jamais. Djibo se lança dans un résumé du galochat avant d’exalter la conscience écologique des jeunes recrues, mais Francesca, Youssef et moi n’avions pas vraiment le cœur à l’écouter, trop occupés que nous étions à évaluer nos propres chances de décrocher la timbale. J’appréciais énormément le scénario de Kili, mais je le trouvais un rien convenu et, en toute honnêteté, moins riche que le mien. Le dossier de Francesca Boldini, La géométrie dans les fourmilières, était à mon avis d’une tout autre trempe. Bien abritée derrière le professeur Spader, docteur honoris causa de l’université de Wellington et entomologiste de renom, Francesca nous livrait le fruit de ses observations sur les fourmis polynésiennes. Comme toutes leurs congénères, celles-ci sectionnaient les feuilles en petits morceaux pour les charrier plus commodément. Mais à en croire le professeur Spader, seuls les morceaux découpés par les fourmis polynésiennes prenaient aussi systématiquement la forme de pentagones réguliers ! Autre observation tout aussi étonnante, les fourmis proches de pondre se déplaçaient selon une sinusoïde dont l’amplitude grandissait à mesure qu’approchait le terme de la gestation. Gunnar, qui avait lu le dossier de Francesca, m’en avait dit grand bien. Le CFR avait toujours montré une certaine prédilection pour la science zoologique et lui avait apporté plusieurs contributions importantes. Il m’avait prévenu que plusieurs membres du jury risquaient d’être sensibles au dossier de l’Italienne. Alors, fourmis contre Bochimans, qui aurait le dernier mot ?

« Et j’ai l’immense plaisir de remettre le Trophée à Sliv Dartunghuver, pour son fantastique premier dossier Les diamants du Kalahari. »

Une immense fierté m’envahit. Mes premières pensées allèrent à Gunnar et, bizarrement, à mon père, décédé treize ans plus tôt. Que pensait-il de moi s’il me voyait ? Approuvait-il la voie si particulière que j’avais prise ?

Je sentis qu’on tirait ma manche. C’était Magawati qui me faisait signe de me lever, car Djibo semblait prêt à me remettre une espèce de sculpture en verre qui s’était comme par miracle matérialisée entre ses mains. En passant derrière Kili et Francesca, je leur tapai amicalement l’épaule. Kili pressa ma main dans la sienne.

« Sliv, dit Djibo après m’avoir donné l’accolade, recevez ce Trophée spécialement dessiné par une de nos plus brillantes agentes et sculptrice de talent. Il représente une rose des sables, dont les plis figurent les différentes couches qui mènent jusqu’à la vérité. Vous noterez que l’artiste a utilisé une dizaine de verres plus ou moins translucides pour illustrer la relativité du savoir et l’absurdité de la notion de transparence. »

Je levai la sculpture devant mes yeux. Les rayons du soleil couchant qui entraient par la baie vitrée vinrent se prendre dans les strates de verre et les firent scintiller interminablement. C’était un spectacle extraordinaire et je sus aussitôt que je ne m’en lasserais jamais.

« Au risque de heurter la modestie de Sliv, dit Djibo en me faisant signe de rester à côté de lui, je voudrais partager avec vous les raisons qui nous ont conduits à distinguer son dossier. Par une sorte d’incroyable coïncidence, Les diamants du Kalahari épousent à la perfection les objectifs définis dans le Plan en cours. Ismaïl Habri a eu l’occasion de vous exposer hier les principaux axes de l’action du CFR pour la période 1992-1994. Il se trouve que la défense des peuples indigènes constitue justement l’un de ces axes et que nos meilleurs agents peinaient à trouver l’angle par lequel nous parviendrions à alerter le grand public et la communauté des nations.

« Si le CFR se montre si sensible au sort des peuples indigènes, ce n’est pas au nom de je ne sais quelle nostalgie poussiéreuse. Le monde change, les peuples évoluent, les frontières bougent, nous savons tout cela depuis longtemps et nous avons, plus que n’importe qui peut-être, accompagné ce processus organique, quand nous ne l’avons pas carrément initié.

« Les véritables raisons pour lesquelles le CFR – et l’humanité tout entière – se doit de prêter assistance aux peuples indigènes sont en fait de plusieurs ordres. Il en va tout d’abord de l’idée que nous nous faisons de la justice. La plupart des peuples en question, qu’il s’agisse des Bochimans ou des Guarani du Brésil, peuvent faire valoir des droits officiels sur les territoires qu’ils habitent. Quand un gouvernement fait donner l’armée pour expulser une tribu indienne ou quand il fait voter une nouvelle loi sans conférer préalablement à ladite tribu une représentation au Parlement, il exerce de manière odieuse le droit du plus fort et démontre son mépris de la minorité. Enhardi par son succès, il ne s’arrêtera pas en si bon chemin et dès demain peut-être abolira les cultes qui le dérangent ou les partis politiques qui osent questionner son autorité. »

Djibo s’arrêta un instant pour boire une gorgée d’eau. Il avait remis son discours et ses lunettes dans sa poche et parlait désormais sans notes.

« Je suis sûr que vous attendez maintenant que j’invoque la nécessité de préserver ce que l’on a coutume d’appeler la diversité culturelle. Eh bien oui, je n’ai pas peur de le dire : nous devons protéger les Bochimans même s’ils ne savent pas compter au-delà de deux et s’ils stockent leurs réserves d’eau dans des vessies de girafes séchées. Je choisis volontairement ces exemples, car ce sont typiquement ceux qu’utilisent les hérauts de la modernité pour dévaloriser les cultures tribales et relativiser le danger que représenterait leur disparition. Élevons-nous un peu au-dessus de la mêlée et acceptons de reconnaître ce que la culture bochimane a de novateur ou, à tout le moins, de profondément respectable. Les hommes bochimans chassent tous ensemble et partagent équitablement le produit de leur chasse. Et alors ? Cela fait-il d’eux des imbéciles pour autant ? N’est-ce pas sur un postulat similaire que les théoriciens bolcheviques tentèrent de bâtir leur société idéale ? Et le principe de solidarité ne se trouve-t-il pas au fondement des systèmes de redistribution et de protection sociale chers à la vieille Europe ? Les Bochimans ne portent qu’un pagne qui laisse entrevoir leur sexe. Cela suffit-il à les disqualifier irrémédiablement ? Évidemment, non. La notion de pudeur dans les sociétés occidentales a considérablement évolué à travers les âges. Au gré des modes, les hommes et les femmes de nos sociétés soi-disant évoluées jugent parfaitement normal de révéler le mollet ou l’épaule qu’ils mettaient dix ans plus tôt tant de soin à dissimuler. Et d’ailleurs, quand Francesca se dit pudique, croyez-vous qu’elle implique les mêmes choses que Fernando ou Youssef ?

— Sûrement pas », s’exclamèrent les trois intéressés presque à l’unisson, déclenchant un éclat de rire général. Je sus gré à Djibo d’avoir détendu l’atmosphère et rendu le sourire à Youssef. Celui-ci vit que je l’observais ; il forma le mot « Bravo » avec ses lèvres.

« Nous avons pris l’habitude, poursuivit le Président du Plan, de considérer les peuples tribaux comme des peuples arriérés, comme si l’histoire était un processus irréversible, comme si, parce que certaines de leurs pratiques trouvent des échos dans notre passé, ils étaient condamnés à n’avoir d’autre avenir que le nôtre. Je récuse cette vision, le CFR récuse cette vision. Les peuples tribaux ne sont pas arriérés, ils vivent dans un autre temps qui n’est ni antérieur ni postérieur, ni meilleur ni moins bon. Aujourd’hui, leur temps et le nôtre sont disjoints, mais qui peut dire qu’un jour ils ne se retrouveront pas ? Les Bochimans abandonnent leurs anciens à une mort certaine quand ils savent n’avoir plus les moyens de les entretenir. Qui dans cette salle parierait que nos sociétés n’arriveront jamais à cette extrémité, alors que les dépenses de santé absorbent une part sans cesse grandissante de la richesse mondiale et que tous les systèmes de retraite occidentaux ou presque sont en situation de faillite virtuelle ? Je vous le demande : si pour le bien de nos enfants, nous devons laisser nos parents s’éteindre comme des bougies, n’aurons-nous pas ce jour-là quelques leçons à apprendre des Bochimans ? Ou continuerons-nous à prétendre que ce sont eux qui devraient placer leurs anciens dans des poumons d’acier pour prolonger leur existence de quelques misérables mois ? »

Djibo reprit une gorgée d’eau.

« J’ai bien conscience de choquer vos convictions en parlant ainsi. Je ne le fais pas par plaisir ou au nom d’un quelconque sens malsain de la provocation. Je voudrais vous amener à dépasser vos préjugés ethniques et culturels, à embrasser au sens littéral du terme la diversité du monde. Vos parcours, vos expériences vous préparent à devenir des citoyens du monde. D’une certaine façon, vous l’êtes déjà. Vous savez – votre intellect sait – qu’il faut respecter les Bochimans et leurs traditions. Mais au fond de vous, et même si vous luttez contre cette voix intérieure, vous êtes convaincus que les Bochimans finiront par nous ressembler et par succomber à l’attrait d’une vie plus facile et plus longue. C’est en cela que votre éducation est encore imparfaite. Elle s’achèvera le jour où vous envierez les Bochimans, leur simplicité et leur sérénité, où vous-mêmes vous aspirerez à leur ressembler, à ne faire plus qu’un avec eux, à épouser leurs femmes pour donner naissance aux premiers vrais citoyens du monde. »

Voyant dans quel désarroi ses dernières paroles avaient plongé les hommes de l’assistance, Djibo crut bon d’ajouter :

« Je parle en termes métaphoriques, bien sûr. Mais, pour nobles que soient ces considérations, elles ne sauraient totalement mobiliser les citoyens et encore moins fléchir les gouvernements. Nous n’emporterons l’adhésion du plus grand nombre qu’en lui démontrant qu’il a intérêt à préserver les populations tribales. C’est à mon sens la principale erreur des organisations non gouvernementales qui défendent les peuples indigènes : leur cause leur parait si naturellement juste qu’elles se croient dispensées de toute justification. Je pense au contraire que nous devons prendre les gouvernements à leur propre jeu et leur démontrer que l’éradication de leurs tribus est tout simplement la plus mauvaise décision économique qu’ils puissent prendre, qu’autrement dit elle leur coûtera plus qu’elle ne leur rapportera. Prenons le cas du Botswana. Avec un territoire grand comme la France et seulement un million et demi d’habitants, ne peut-il pas à la fois extraire des diamants et assurer un territoire à cinquante mille malheureux Bochimans ? Son industrie touristique embryonnaire n’y trouverait-elle pas un certain bienfait ? Sans parler de son image sur la scène internationale, image qui se refléterait automatiquement dans le taux d’intérêt de sa dette extérieure ? Au lieu de quoi, le gouvernement botswanais préfère accréditer l’opinion selon laquelle ses ministres sont tous corrompus et exposer le pays à un boycott commercial et touristique qui risque de lui coûter infiniment plus cher.

« C’est ici que nous entrons en jeu. Si nous voulons sauver les Bochimans d’une disparition quasi certaine, nous devons peser simultanément sur les deux termes de l’équation, en réduisant l’espérance de gain que le Botswana tire de leur persécution et en augmentant les profits que lui vaudrait une conduite vertueuse. C’est exactement ce que s’est efforcé de faire Sliv dans son premier dossier et c’est pourquoi il vient d’ouvrir une voie dans laquelle nous allons inviter de nombreux agents à s’engouffrer. En moins de de mois, les retombées des Diamants du Kalahari sont déjà considérables. Les journaux français ont abondamment rendu compte du livre posthume de Gaston Chemineau, Le Monde allant jusqu’à écrire : " Il faudra bien que le gouvernement de M. Masire s’explique sur son odieuse politique d’ostracisme à l’heure où il sollicite le soutien financier de la communauté internationale." La présidence botswanaise a d’abord choisi d’ignorer l’attaque du Monde. Cependant, voyant l’écho qu’elle rencontrait dans la presse anglo-saxonne, le président Ketumile Masire a déclaré la semaine dernière en marge du sommet de Lagos que le Botswana respecterait scrupuleusement les droits du peuple bochiman. Plusieurs ONG se sont également emparées du dossier. La plus active d’entre elles, Survival International, a d’ores et déjà annoncé qu’elle placerait les Bochimans au cœur de sa campagne d’appel aux dons de la rentrée, une perspective qui semble inquiéter la De Beers puisque l’entreprise minière sud-africaine vient d’embaucher une agence conseil spécialisée dans la communication de crise. Enfin, et ce n’est pas le moindre mérite du dossier de Sliv, nos contacts à l’ONU nous ont fait part d’un certain émoi dans les travées de l’Assemblée générale. Comptez sur nous pour amplifier cet émoi et lui donner la traduction la plus concrète possible. Comme vous le voyez, Sliv a réussi à mettre l’Histoire en marche et mon petit doigt me dit que les choses n’en resteront pas là. Je vous demande donc d’applaudir votre camarade encore une fois car il le mérite bien. »

Youssef, Magawati, Francesca et Fernando se levèrent et m’applaudirent à tout rompre. Le discours de Djibo m’avait déjà mis les larmes aux yeux et j’eus beaucoup de mal à me retenir de ne pas pleurer comme un gosse. Heureusement, le Président du Plan reprit la parole :

« Un mot encore pour féliciter Francesca Baldini et Youssef Khrafedine, que seule une concurrence redoutable a empêchés de monter sur le podium.

Francesca, Youssef, vos dossiers sont excellents et je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler d’eux. Il me reste à vous remercier enfin tous pour ce que vous nous apportez. J’ai été ravi de vous rencontrer et d’apprendre à vous connaître chacun personnellement. Je vous reverrai probablement dans quelques années à l’Académie. Vous avez tous le potentiel pour faire carrière au sein de notre organisation et votre passage à l’Académie constituera la prochaine étape importante dans votre développement personnel et professionnel. Et maintenant, mes amis, mangeons et buvons ! »

Car Angoua Djibo cultivait à ses heures son personnage de patriarche africain.

 

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