Les Iris de Colombe (French Edition)

Hélène Jasmé · Chapitre 21 sur 44

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Les Iris de Colombe (French Edition)

Rébecca

 

Il est près de dix-neuf heures, sitôt arrivées, les filles se précipitent sous la douche, s’installent dans la chambre de Colombe. Iris la détaille en pivotant sur elle-même et en marquant son étonnement. Rien sur les murs, la pièce est aussi impersonnelle qu’une chambre d’amis.

— Elle est drôlement vide !

Colombe essuie discrètement une larme.

— Pendant mon hospitalisation, Hélène a tout retiré. Les photos avec Iris, beaucoup de décoration en rapport avec l’équitation. Comme je n’ai pas dormi ici depuis des années, c’est resté tel quel.

— Pardon ! s’excuse-t-elle en enroulant ses bras autour de sa taille. Tu nous l’avais dit. Ma tête de linotte l’avait oublié.

— Ce n’est rien. Penser à cette période me provoque toujours la même émotion. Je n’ai pas guéri de ça, je progresse lentement. Il y a encore quelques mois, j’avais des difficultés à y entrer. Avec toi, c’est nickel !

— Tu dormais où quand tu venais à Rennes ?

— Chez Suzette.

— Tu crois que je peux aider Hélène en cuisine ?

— Propose-le-lui !

Elle dévale les marches et aussitôt, l’aide-cuisinière se retrouve avec un tablier, chargé de remplir les verrines de mousse de betterave. Cette proximité avec Hélène lui permet de la voir sous un autre jour et estompe ses réticences.

— Maman, pourquoi as-tu invité Rébecca ? Tu veux flinguer notre dîner ?

— Votre visite avait pris toute la place dans mon cerveau, cette invitation était tombée dans les oubliettes. Son appel pour me demander à quelle heure elle devait venir m’a décontenancée. Je n’ai pas osé la décommander au dernier moment.

Hélène est sincère, mais le risque que la soirée parte en vrille est probable. Depuis toujours, Colombe ne peut supporter Rébecca et son sentiment est réciproque. Toute son enfance et son adolescence, elle a subi ses remarques et un nombre incalculable de leçons de morale. À présent, elle est adulte et n’a pas l’intention de se laisser écraser.

À vingt heures pile, Rébecca se gare devant la maison. Iris se précipite à la fenêtre de la cuisine pour l’observer sortir de voiture. Les bras lui en tombent. Dans un style ultra-classique, Rébecca est une grande femme brune vêtue d’un chemisier à col Claudine sur une jupe plissée noire, et d’un cardigan bleu marine sur les épaules. Dans un geste raffiné, elle enfile à son poignet un petit sac en croco. Tout chez elle transpire la dureté et la froideur. Elle lisse ses cheveux, s’approche de l’entrée.

— Colombe… t’as vu son chignon ? Il peut résister à des vents de force dix ! Elle n’a pas l’air commode…

— À table, tu seras entre Guillaume et moi. Ne lui parle pas et tout ira bien.

La maîtresse de maison se précipite pour l’accueillir, suivie de Guillaume.

— Bonsoir, Hélène. Bonsoir, Guillaume.

Après un rapide échange de baisers, elle se débarrasse de son cardigan de son sac en les confiant à sa belle-sœur et se retrouve face à sa nièce.

— Colombe… À quand date notre dernière rencontre ?

— Aucune idée, lui répond-elle le visage impassible. Ce n’est pas le genre d’événement dont je tiens absolument à me souvenir !

Rébecca la défie du regard un instant puis le baisse sur Iris.

— Qui est cette jeune personne ?

— Iris, la fille de mon compagnon, se délecte Colombe en observant sa réaction.

— Iris ! Décidément… tu es poursuivie ! s’exclame-t-elle en levant les sourcils, suivis d’un rictus.

Les calots bleus de Colombe se durcissent et ses lèvres se teintent de blanc.

— Développe ta remarque !

— Je te sens sur le point de me mettre en pièces, je n’y tiens pas. Tu ne m’embrasses pas ? Cette jeune demoiselle ne sait pas saluer une personne qui arrive ?

Colombe la fusille en avançant d’un pas. Guillaume et Hélène se disent que le dîner est très mal engagé.

— Tu vas baisser d’un ton, je n’ai plus quatorze ans ! Les vieilles peaux de ton espèce ne m’impressionnent plus. Tu peux remballer tes leçons de morale et tes remarques. Si tu me cherches… tu vas me trouver !

Ses yeux et sa bouche s’arrondissent. Elle se tourne face à Guillaume et Hélène.

— Vous ne dites rien ? Je me fais insulter de vieille peau et vous ne réagissez pas ?

Colombe ne les laisse pas répondre.

— Tu n’es plus capable de te défendre seule ? C’est plus facile avec une ado ou une jeune femme fragile !

— Que me reproches-tu ?

— Faire un inventaire serait long et fastidieux. Depuis toujours, tu me détailles avec un air dégoûté, comme si j’étais l’anomalie de la famille, la petite chose qu’on devrait cacher. Regarde-toi ! L’anomalie, c’est toi ! Un spécimen intolérant, frustré, médisant, bloqué dans une époque qui n’existe plus.

En ajustant les pans de son chemisier, elle adopte une attitude ferme.

— Si tu ne me présentes pas des excuses, je quitte cette maison sur-le-champ !

Debout dans l’entrée, personne ne moufte. Colombe émet un rire sonore.

— Des excuses ? Tu peux faire demi-tour et monter dans ta grosse bagnole, la soirée n’en sera que plus légère. Autre chose, si tu essaies ne serait-ce qu’une seconde de flinguer le mariage de Suzette, tu n’y feras pas long feu ! Mamie m’a donné carte blanche, y compris pour te virer. Ne me tente pas, le plaisir serait trop grand. On supporte tes vacheries depuis trop longtemps. Et c’est terminé !

Contre toute attente, virage à cent quatre-vingts degrés, elle calme le jeu, ne part pas.

— Colombe… inutile de te mettre dans une fureur pareille. Je n’ai aucune mauvaise intention concernant le mariage de Suzette.

Elle file s’installer dans le salon sous le regard interloqué de Guillaume et Hélène.

Elle veut en apprendre davantage sur ma vie avec Iris et Martin. On va bien rigoler. Elle veut jouer un rôle, on va jouer. Elle est bonne comédienne, moi aussi.

Pendant l’apéritif, Rébecca parle exclusivement à son beau-frère et à sa belle-sœur. Elle tique en entendant Iris les tutoyer, mais se contient.

À table, elle tente de se placer à côté de la petite miss, Colombe s’y oppose fermement.

À peine deux bouchées de tartare de saumon avalées, Colombe la voit arriver avec ses gros sabots. La dragonne adopte une voix douce, inhabituelle chez elle.

— Quel âge à ton papa ?

— Cinquante-sept ans. Pourquoi ? répond du tac au tac Colombe.

Rébecca stoppe sa mastication, déglutie bruyamment.

— Pour rien, juste pour mieux le connaître. Ne sois pas sur la défensive ! Que fait-il dans la vie ?

— Des petits boulots à droite et à gauche…

Elle cligne des yeux plusieurs fois de manière rapide et insiste.

— Sa profession, c’est quoi ?

— Il est dans la vente, je n’ai jamais vraiment compris dans quoi. Il faut bien vivre, ajoute-t-elle avec un naturel à toute épreuve.

Ses parents et Iris ne sourcillent même pas.

— Rien d’illégal ?

— Je ne sais rien de ses affaires. Il est Russe. Je te l’ai dit ?

Rébecca a viré au gris.

Elle commence à regretter d’être restée.

— Tu feras sa connaissance et celle de sa famille au mariage. Ses cousins ne parlent pas très bien le français, mais ça va le faire. Suzette a aussi invité mes amis… Un couple gay adorable.

Rébecca reprend plusieurs fois sa respiration, en a perdu la parole. Colombe va lui administrer le coup de grâce.

— As-tu reçu le carton précisant le thème du grand jour ? Dans nos saris, on va tout déchirer !

— Ah non, sourit la petite miss. La plus belle sera mamie Suzette !

Rébecca retrouve la fonction de ses deux hémisphères, son aphasie vient de prendre fin.

— Iris, la grand-mère de Colombe n’est pas de ta famille. Quand tu parles d’elle, tu dois dire madame Desmarais. Le prénom d’une femme de son âge ne s’emploie que si elle t’en donne l’autorisation.

— Ça tombe bien, elle me l’a donnée et même de la tutoyer. Pour la famille, c’est réglé. Martin et Colombe vont se marier dans l’été. C’est mieux pour les bébés…

Iris est à fond, elle ne s’arrête plus. Rébecca secoue la tête plusieurs fois. Son pauvre cerveau peine, elle demande d’une voix monocorde :

— Quels bébés ?

— Colombe est enceinte de jumeaux ! se délecte la miss, un sourire jusqu’aux oreilles.

Seuls ses yeux pivotent en direction de ses hôtes.

— Guillaume, Hélène, je ne suis plus dans les confidences ?

— Ils viennent de l’apprendre. Mamie est folle de joie, renchérit Colombe.

Ils la voient essayer de classer toutes ces informations et manifestement, ça cafouille. Un détail la chiffonne.

— Pour en revenir à Suzette, elle a choisi sa tenue avec toi ?

— Oui, cet après-midi. Sans rien dévoiler, elle va en surprendre plus d’un. Le kurta d’Édouard est sublime. Turquoise et or.

Dans un mouvement de tête tellement sec que ses vertèbres en craquent, Rébecca dévisage sa belle-sœur. Cette dernière fait mine de ne pas comprendre.

— Hélène, elle me fait marcher ?

— Je n’étais pas conviée, je ne peux rien te dire, s’en excuse-t-elle en levant les épaules.

— Guillaume ! Nous serons la risée de tous nos amis. Toute la bonne société rennaise va se gausser de nous. Des saris et des kurtas, c’est très bien pour une fête, pas pour un mariage… et encore moins pour deux personnes de quatre-vingts ans !

— C’est le leur… qu’y puis-je ?

— On se fout totalement de ce qu’ils vont penser, ils ne sont pas sur la liste des invités ! s’exclame Colombe en terminant son dessert.

— Pas question de suivre le code vestimentaire !

— Tiens donc, comme c’est étrange !

Colombe la fixe en se reculant contre son dossier de chaise.

— Lors des noces de ton fils, ce n’est pas toi qui m’as fait tout un speech ? Que je me souvienne… Ah oui ! « Ne pas se plier aux recommandations est un manque de respect. Une volonté de vexer et de gâcher la joie des mariés ! ».

— La comparaison n’est pas possible ! Il y a une différence entre choisir un joli thème et demander à ses invités de se vêtir comme pour un bal costumé.

— Pour toi, peut-être… Tu t’habilles comme au siècle dernier !

Piquée, elle se redresse sur sa chaise. Les poignets plaqués à la table de chaque côté de son assiette, elle tourne sa bague de fiançailles entre ses doigts.

— Colombe, je fais en sorte de rester courtoise, j’aimerais que tu en fasses de même.

Dès qu’elle va rentrer chez eux, elle va téléphoner à mon oncle pour le supplier de ne pas se rendre au mariage.

Son cerveau fume. Rébecca secoue la tête, se redresse, reprend une contenance.

— Tu es si mince ! Ta grossesse débute ?

— Six semaines… Je ne vais plus pouvoir monter. La maman de Martin s’est proposé de m’aider à la naissance. Elle n’est plus toute jeune, mais ça lui fait plaisir.

— Quel âge a-t-elle ?

— Quatre-vingt-quatre, quatre-vingt-cinq…

— C’est très vieux pour s’occuper de bébés.

— Sa sœur viendra également. C’est marrant, elles sont jumelles.

Son cerveau a rendu l’âme. Prise d’un mouvement perpétuel, elle se contente de finir son tiramisu en oscillant la tête d’avant en arrière. Elle avale un grand verre d’eau pour faire passer le tout. Sitôt la dernière cuillère avalée, elle refuse le café, l’infusion, en prétextant qu’elle ne veut pas rentrer tard. Après un baiser à Hélène et à Guillaume, elle souhaite bonne nuit aux filles de loin, et disparaît au volant de sa grosse voiture familiale.

À peine a-t-elle quitté le jardin, ils sont submergés par un fou rire.

— Quand elle prendra connaissance de la vérité, la chaise électrique nous paraîtra une mort douce, les informe Guillaume.

— Iris, les jumeaux… Excellent ! la félicite Colombe. Je n’aurais pas dit mieux.

— Ça m’est venu d’un coup ! éclate-t-elle de rire en faisant claquer ses doigts.

— Dès ce soir, elle va prévenir tout le monde : « Colombe débarque au mariage avec son vieux mafieux russe et toute sa famille », se gausse Colombe. Ils vont limiter les dorures de peur d’être braqués pendant la cérémonie.

— Elle va trouver bizarre que l’on ne soit pas plus catastrophés. Demain matin, elle va me rappeler pour avoir plus d’infos.

— Hélène, ne vends pas la mèche ! ajoute la miss en posant la main sur son bras. C’est facile, tu fais la pleureuse.

— C’est limite trop gros pour y croire, s’interroge Hélène.

— Détrompe-toi ! Plus les mensonges sont gros, plus il est facile d’y croire ! la rassure Colombe.

Mère et fille n’ont pas ri de concert depuis trop longtemps. Cette petite soirée avec Rébecca a débloqué, réactivé, une complicité perdue. Colombe n’en reste pas moins surprise par son comportement. Il y a quelques mois, Hélène aurait refusé tout net de prendre part à la farce qu’ils ont jouée à sa belle-sœur. Douce avec Iris et sa fille, elle ne cesse de l’embrasser, de lui répéter qu’elle est heureuse de leur présence et regrette l’absence de Martin.

Il est tard, Colombe expédie la miss au lit et redescend prendre une infusion avec ses parents. Hélène la questionne avec la volonté de ne pas la braquer.

— Tu comptes t’installer prochainement avec Martin ?

— On vit déjà ensemble, je suis très peu chez moi.

— Avec Iris, tout se passe bien ?

Colombe plisse le front, cherche où elle veut en venir sans répondre.

— Votre complicité est évidente, je ne parle pas de cela. Quand vous souhaiterez avoir des enfants, ne crains-tu pas une mauvaise réaction de sa part ?

Et là… C’est le drame ! Iris était dans l’escalier, elle a tout entendu. Elle le dévale en courant, hurle après Hélène.

— Pourquoi tu lui demandes ça ? Pourquoi je devrais être un problème ? Je croyais que tu m’aimais bien ! Tu gâches toujours tout !

Hélène se redresse, la foudroie du regard tout en lui répondant avec calme.

— Un, on n’écoute pas les conversations en douce. Deux, je n’aime pas le ton sur lequel tu me parles. Trois, mes questions sont légitimes. Colombe est ma fille, je m’inquiète pour elle et c’est normal. Cela ne veut en aucun cas dire que je ne t’aime pas !

Vexée, Iris fonce dans la chambre en pleurant, Hélène se décompose. Son souhait n’était pas de plomber la soirée. Colombe se lève immédiatement.

— Je vous laisse, je vais la consoler.

— Excuse-moi. Je ne souhaitais pas la blesser.

— Iris est sensible et certains sujets la bouleversent. Elle rêve d’avoir un bébé à la maison, c’est la raison de sa réaction excessive. Bonne nuit.

Colombe la retrouve en boule sous la couette, toujours en pleurs. Elle se déshabille rapidement, se glisse à ses côtés, la prend dans ses bras.

— Ne lui en veux pas… elle te parle comme si tu étais un membre de la famille. Hélène t’aime bien, dans le cas contraire, elle ne te regarderait même pas.

— Pourquoi elle dit que je vais être un problème ?

— Elle voulait savoir si tu pouvais être un obstacle.

— Tu sais bien que non ! se lamente la miss en reniflant.

— Hélène ne nous a pas vus depuis des mois. Elle ne sait rien de notre vie.

— En plus, j’écoutais même pas en douce. Martin m’a téléphoné, je descendais te le dire.

— Demain, tout le monde va s’excuser et tout sera oublié. Hélène peut être sèche et même cassante, mais la rancune n’est pas dans sa nature et toi non plus. Tu veux lire un peu ?

— Non, j’ai sommeil. Tu peux rappeler Martin, j’ai l’habitude de vos roucoulades, ajoute la miss en souriant et en se collant à elle.

— Endors-toi… Je vais sortir sur le palier.

En composant son numéro, elle l’imagine seul dans la maison, sur le point de se mettre au lit.

— Bonsoir…

— Bonsoir, mon amour, susurre-t-il de sa voix grave et suave. Votre journée a-t-elle été bonne ?

— Très. On te racontera demain.

— Mon lit est trop grand, trop vide.

— Ce n’est pas mon cas ! Une blondinette frisée comme un mouton squatte ta place.

— Reviens vite, je ne supporte pas de dormir sans toi ! Bonne nuit, mon amour.

— Dors bien… À demain.

À neuf heures, après une douce nuit, les miss sont réveillées par une délicieuse odeur de café et des bribes de conversations entre Guillaume et Hélène. Pour pouvoir profiter de leur visite, ils ont tous les deux pris leur matinée. Comme deux siamoises, elles débarquent dans leurs pyjamas rose et gris.

— Mesdemoiselles, bonjour ! sourit Guillaume en portant une tasse à ses lèvres.

Sur la table de la cuisine, des croissants côtoient de la brioche, du miel et de la confiture. Et devant les deux places vides : deux bols bretons.

— Regarde, Colombe, il y en a un avec mon prénom ! s’exclame la miss en admirant le dessin intérieur.

— Tout le monde dans la famille a le sien, l’informe Guillaume. Hélène est allée le chercher la semaine dernière.

— Merci, Hélène. C’est une très gentille attention, dit-elle en posant un baiser sur sa joue. Pardon pour hier soir, je n’aurais pas dû m’énerver après toi.

— C’est oublié, la rassure Hélène en lui désignant le siège près d’elle. Je regrette d’avoir parlé d’un sujet qui te bouleverse, je l’ignorais. Je vais être franche avec toi. Tu as très envie qu’un bébé vienne compléter votre famille, mais il va grandir. Il touchera tes affaires et grignotera un peu de la place que tu avais pour toi seule.

— Oui, je sais. Je vais partager, ajoute-t-elle en posant sa main sur la sienne. Tu as pensé à acheter un bol pour Martin ?

— Bien sûr… Il est là-bas !

— Je vais le prendre en photo et lui montrer ce soir. Il va être content !

Hélène et Guillaume se regardent en souriant. Ce petit bonbon sucré est une adorable demoiselle, un rien la comble. Le désir de faire partie d’une famille se ressent tellement fort. Iris les touche.

Le séjour rennais fut court, trop court pour les Desmarais. Ils auraient bien gardé les blondinettes quelques jours de plus. Les appels des bras de Martin et des randonnées à cheval sont trop forts. Comme elles l’avaient prévu, elles regagnent Concarneau en début d’après-midi.

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