L'Homme élastique

Jacques Spitz · Chapitre 17 sur 68

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L'Homme élastique

Chapitre III

 

1er juillet

 

Durant toute la fin du mois dernier, je n’ai pas distrait une minute de mon temps, tout entier consacré au labora-toire, pas même pour tenir ces notes à jour. J’ai à peine dormi cinq heures par nuit.

Mes cobayes sont transformés en une belle collection de monstres. Il en est deux, gros comme des moutons ; d’autres qui ont été comprimés jusqu’à avoir la taille de souris. Évi-demment, il y a eu du déchet. Il a fallu déterminer par expé-rience dans quel rapport deux corps dilatés, ou comprimés, pouvaient encore entrer en réaction chimique. La proportion est de 20 pour cent. C’est-à-dire qu’un animal dilaté de seu-lement 20 pour cent peut encore respirer à l’air normal et manger des aliments ordinaires. Pour une dilatation plus grande, il faut lui fournir un air dilaté et une nourriture spé-ciale.

Pour la nourriture, pas de difficultés, il n’est guère plus difficile de la préparer que de soumettre des aliments à la cuisson ordinaire. Mais pour la respiration, il faut conserver la bête sous une cloche pleine d’air dilaté, et là est le gros obstacle que je cherche à tourner. Je voudrais obtenir des animaux dilatés, pouvant vivre en liberté.

J’ai tenté d’imaginer un masque assurant automatique-ment la dilatation de l’air lors de la respiration : cela a bien coûté la vie à une cinquantaine de cobayes. J’essaie en ce

 

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