Thorns and Roses (French Edition)
Chapitre 32
Juliette
Je n’y vois plus clair, aussi je retire mes lunettes de soleil et les pose sur la table. Aussitôt, les regards de Marie et Élodie se font compatissants. Je sais que j’ai une mine affreuse avec mes yeux bouffis. Trois jours à pleurer, ça laisse forcément des traces.
Je suis épuisée, depuis samedi matin, le sommeil me fuit et mon corps est fourbu de douleur. Dès que je le peux, je sors courir jusqu’à l’épuisement. C’est tout ce que j’ai trouvé pour anesthésier ma peine et cette colère écrasante qui me laminent les entrailles. Ce petit cérémonial m’offre un répit fugace, avant que le poids de la déception ne vienne à nouveau m’accabler. Alors, à coups de grosses cuillères de crème glacée, je tente de colmater la brèche qui lézarde les parois de mon organe vital. Thérapie dérisoire qui n’apaise que mes papilles à défaut de mes tourments.
Ce qui me blesse le plus ? Ce salaud n’a même pas essayé de prouver ses remords. Rien, aucune manifestation de sa part. Naïve, je pensais mériter au moins des excuses. Mais je dois me rendre à l’évidence, il n’a pas daigné m’envoyer ne serait-ce qu’un vulgaire SMS. Et ça me bouffe. Plus encore que ses mots désobligeants à mon égard. J’espérais qu’il se battrait pour moi, pour nous.
— Je te jure que si je le croise, je lui en colle une.
Maxime est passé me voir, suite au coup de fil de l’officier de police en charge de mon dossier. Les appels ont enfin pu être géolocalisés et ouvrent une piste sérieuse. Mais mes préoccupations actuelles sont tout autres. Un brun ténébreux occupe chacune de mes pensées.
Mes amies n’ont pas pu s’empêcher de lui raconter dans les moindres détails ce qu’il s’était passé avec Malik. Je voulais éviter que cette information ne lui parvienne, à juste titre, puisque je connais le tempérament de mon frère. Il est rare qu’il lève la voix et beaucoup le prennent pour un mec posé. Mais comme le dit si bien le proverbe, il faut se méfier de l’eau qui dort. Max est un tsunami à lui tout seul.
— Arrête, ça n’en vaut pas la peine.
— Pas la peine ? Ce connard t’a traitée comme une moins que rien avec ses sous-entendus à la con. Il n’a pas le droit de te manquer de respect, surtout s’il prétend t’aimer.
Nous sommes sur la terrasse, autour de la table, et je suis en train de venir à bout d’un demi-kilo de Ben & Jerry’s sous les yeux effarés de mes deux folles. Mes cheveux sont emmêlés, je porte un des immenses tee-shirts que Malik a oubliés ici, sur lequel j’ai probablement laissé couler un peu de mon remède, et un vieux short en coton. Je ressemble à ce que je suis : une épave.
— Ma Juju, tu ne devrais pas t’empiffrer comme ça. Tes fesses vont t’en vouloir, après.
Marie et sa manie de compter chaque calorie. C’est sûr que pour elle, je dois frôler l’overdose alimentaire. Mais je préfère me goinfrer que de verser une larme supplémentaire.
— M’en fiche, dis-je en éloignant le pot vide, je ne comprends pas, les filles… Pourquoi il n’est pas revenu ?
— Je ne sais pas. Mais vu ce que tu nous dis, peut-être parce que sa fierté en a pris un coup ? suggère mon amie d’enfance.
— Parce que c’est un trou du cul et que je vais lui péter les dents.
— Avec le serment d’Hippocrate, t’es pas plutôt censé veiller à la santé de ton prochain ou un truc du genre ?
Maxime, qui triturait ses ongles, pivote vers Élodie et lui lance un clin d’œil espiègle, doublé de son sourire canaille. Cette dernière vire cramoisie et gigote sur son siège. Mar’ et moi nous jetons un regard entendu. Il faudra que je creuse cette situation énigmatique, plus tard.
— Justement, ça aiderait un homme, instable mentalement, à retrouver son discernement. Une droite thérapeutique.
— Je préfère ma méthode. Épilation testiculaire et périanale à la cire orientale.
— Je crois que tu devrais voir un psy, Marie, t’es flippante quand tu t’y mets !
Mon frère surjoue le type horrifié en écarquillant les yeux et nous éclatons de rire. Je dois avouer que l’idée me séduit et je pourrais envisager de m’en charger en personne avec une méticulosité particulière.
Mais bien vite, cette insouciance éphémère s’efface et ouvre la faille qui permet à mon chagrin de refaire surface. Tout me ramène à lui. J’ai beau lui en vouloir, c’est atroce comme il me manque. Je suis vide de son absence imposée. Je vis son silence comme un désaveu de notre histoire, un abandon qui me laisse désœuvrée.
À peine avais-je fermé la porte de son studio que j’espérais qu’il me courrait après. Il ne l’a pas fait. Le soir même, j’implorais qu’il me téléphone ou mieux encore, qu’il débarque à la maison pour me dire à quel point il regrettait. Ce n’est pas arrivé non plus. Le lendemain, les mêmes espoirs m’habitaient. Malik ne pouvait pas nous laisser tomber aussi facilement, je refusais d’y croire. Ça a pourtant été la même désillusion. Aujourd’hui, j’ai résisté à la tentation d’aller le confronter, tant son détachement me ronge. Mais j’ai moi aussi mon amour-propre et je ne céderai pas.
Toutefois, je l’aime au point de lui pardonner s’il s’excusait. Je sais que ses mots amers ont dépassé ses pensées, bien qu’ils m’aient broyé le cœur. C’est son indifférence qui me tue, elle est pire que tout. Je commence à croire qu’il a réalisé que ses sentiments sont moins forts qu’il ne le supposait.
Mon frère vient m’enlacer avec douceur et caresse mon dos en me voyant replonger dans les abysses de la morosité. Mes confidentes se montrent compatissantes et chacun y va de sa petite parole réconfortante. Tout ça ne suffit pas, car je ne veux que lui. Il n’y a que Malik qui pourra panser cette plaie qui fracture mon âme et qu’il a lui-même infligée.
Au loin, j’entends une voiture manœuvrer sur le parking. Des portières claquent. Le grincement du portail me fait relever la tête. Des pas crissent sur l’allée de graviers. Ma poitrine se serre, je retiens mon souffle. Deux billes ambrées m’éblouissent. Mes soleils. Nos regards se percutent. Le sien est voilé, gorgé de remords.
Il est là et je sais que c’est pour moi, pour nous.
Mais à peine ai-je le temps de soupirer de soulagement que Maxime se rue sur lui.
Malik
Je me noyais dans ses prunelles magnifiques en essayant de lui transmettre tous mes regrets et je n’ai rien vu venir. Je cherche mon air tant la vigueur des coups m’a sonné. Deux, pour être précis. Une droite à la mâchoire et l’autre dans l’estomac. On peut dire qu’il sait cogner, le frangin, il a même un sacré crochet. Heureusement pour moi, je sais aussi encaisser.
Mes enfoirés de potes ricanent, mais restent sur le qui-vive au cas où il recommencerait. C’est un peu un code d’honneur entre mecs des quartiers. Tu laisses faire quand c’est justifié, mais tu interviens si ça dégénère.
— C’est mérité, j’aurais fait pareil pour mes sœurs et toi aussi, m’assène Gaspard.
Plié en deux, je ravale ma salive avec difficulté, inspire puis expire jusqu’à ce que ma respiration redevienne régulière. Mes doigts frottent ma joue, douloureuse. Je me redresse, en faisant craquer mes cervicales. Maxime me jauge, un sourire narquois aux lèvres. Il n’y a pas de besoin de mots, nous nous comprenons. Aussi, j’opine avec discrétion.
Cependant, mon attention se reporte déjà sur Juliette, qui s’est relevée et observe ce règlement de comptes avec inquiétude. Ses paupières sont gonflées et ses traits tirés par la fatigue. Elle est si belle, même comme ça.
Je crois que c’est le moment où je dois porter mes couilles, comme on dit. Pour être honnête, je ne suis pas à l’aise à l’idée de m’exprimer devant un public. Toutefois, si je veux lui prouver que je suis prêt à me mettre à nu pour elle et oublier ma fierté, je n’ai pas d’autre choix. Je tente de maîtriser les craintes qui me submergent : celle qu’elle ne me pardonne pas, celle qu’il ne soit trop tard, celle de la perdre. C’est une lutte contre mes démons, mais cette fois, je ne les laisserai pas gagner. Avec humilité, je m’avance vers elle et plonge dans le bleu hypnotique de ses iris.
— Quand je vois nos gueules défaites, tes cernes et tes yeux rougis, je me dis que j’ai vraiment merdé, mon ange, et je me déteste pour ça.
— Putain, tu démarres mal, mec.
Je jette un regard incendiaire à Guillaume, qui feint de tirer une fermeture éclair sur sa bouche, et me racle la gorge. Mes doigts fourragent mes cheveux car je suis conscient qu’il est difficile de trouver les justes mots aux blessures que je nous ai causées. Juliette n’a pas bougé et me fixe, stoïque, dans l’attente de la suite.
— Ce que je veux dire, c’est que je pourrais te débiter un tas de conneries pour expliquer mon comportement. Que j’avais peur, que certaines situations ont conforté mes doutes et même que j’avais bu… La vérité, c’est que je suis juste un gros con.
Je fais un pas de plus dans sa direction. Elle fronce les sourcils, mordille sa lèvre tremblante, son regard pénétrant me captive. Je perçois des murmures, du mouvement derrière moi. Une brise légère caresse mes narines et m’inonde de son odeur envoûtante. Je ne vois plus qu’elle, le reste importe peu. Je n’ai plus honte de reconnaître mes torts ni de me livrer en pâture devant nos amis. Elle me donne cette force et je le lui dois.
— Je suis tellement désolé. Pour ces mots dégueulasses sortis de ma bouche, si loin de celle que tu es. Pour ces trois jours passés à me bourrer la gueule, au lieu de venir m’excuser. J’ai été faible et je voudrais revenir en arrière. Mais c’est impossible, je ne peux qu’assumer.
Juliette se ronge l’ongle du pouce pour tenter de retenir les larmes qui, peu à peu, gorgent ses paupières. C’est misérable d’être le responsable de sa peine, parce qu’au fond, je n’aspire qu’à la rendre heureuse.
— Je te demande pardon. J’aurais dû te parler de ce que je ressentais au lieu de tirer des conclusions hâtives. Mon seul argument, c’est que je t’aime. Je t’aime tellement que j’ai eu peur de te perdre. Et tu avais raison, l’idée que ce ne soit pas réciproque atomisait mon ego. Mais mon ego n’est rien sans toi.
Juliette exhale un long soupir et se détourne pour fuir mon attention, visiblement en proie à une bataille interne. Elle a toujours eu la rancune tenace.
— Justement, le fait que tu m’aimes ne te donne pas le droit de tout foutre en l’air, chaque fois que tu doutes, Malik. Qu’est-ce qui me dit que tu ne recommenceras pas ? lance-t-elle en pivotant vers moi.
— Je ne vais pas te faire de promesses. Mais je ferai de mon mieux pour ne plus me planter. Parce que, bordel, ça me bouffe d’être ta déception. Plus rien n’a de sens si tu n’es pas là. Ma seule certitude c’est toi, Juliette. Toi. Toi et tes princesses. Toi et ton passé. Je veux tout.
Ses prunelles déterminées me fouillent. C’est comme si elle sondait mon essence vitale. Il n’y a qu’avec elle que je partage ces rares moments où l’autre ne voit en moi que mes propres vérités. Mon autre, c’est elle. Son visage se radoucit jusqu’aux coins de ses lèvres, qui esquissent un pas vers notre réconciliation.
— Tout, sans condition ?
— Sans condition, mon ange.
— T’en as mis du temps, crétin…
Cette fois, un sourire sincère illumine son visage qui me délivre des tenailles qui enserraient ma gorge. Mais il me reste un aveu à confesser. Celui-ci leste ma poitrine d’un dernier rempart à mon absolution. J’ai besoin de m’assurer qu’elle peut être mienne en dépit de ma génétique commune avec un homme abject.
Je contourne la table pour la rejoindre. Les autres ont disparu, je ne sais pas s’ils sont partis ou juste évincés de mon esprit tant sa présence irradie. Je voudrais l’étreindre, m’emplir de sa chaleur, mais je me retiens. Mes doigts tremblants se contentent d’effleurer la peau satinée de sa joue. Avec intensité, nous nous fixons. Sa bouche ourlée attire ma convoitise, je dois lutter pour ne pas croquer dans ce fruit encore défendu.
— Il faut que je te dise autre chose. Je ne suis pas certain que tu veuilles encore de moi après… Mais tu as le droit de savoir.
Juliette
Les montagnes russes émotionnelles. C’est ce qu’il me fait vivre depuis notre dispute et je ne crois pas avoir le cœur assez accroché pour supporter
ces variations thymiques17 plus longtemps. Son ton empreint de gravité m’effraie. Que va-t-il m’annoncer ? Qu’il a eu une aventure, ces derniers jours ? Qu’il part à Londres ?
Mes méninges carburent à plein régime et mon palpitant s’emballe comme un dératé. Je suis suspendue à ses lèvres dans l’attente du verdict.
— Je suis convaincu que c’est mon frère qui te harcèle depuis des mois. Il est venu voir mes parents et sa putain de fourgonnette bleue était devant la maison. J’aurais dû comprendre avant, Juliette… Je m’en veux, je…
Aussitôt, je soupire de soulagement et relâche la tension nerveuse qui nouait mes épaules.
— Je m’en doutais.
— Quoi ?
Avec tout ça, il ne sait pas que j’ai eu la police au téléphone ce matin et qu’il y a eu une avancée dans l’affaire. Alors, je reprends avec lui tout ce qui m’a été expliqué. D’après le traçage des appels, mon harceleur sévissait d’un cybercafé à Toulon. Persuadé que la personne gravitait dans mon entourage, l’officier avait listé mes proches, mes patients sur plusieurs mois et mes concurrents professionnels. Il se trouve que le nom des Mejib est ressorti à trois reprises. Dans mes relations amoureuses, ma patientèle et Nasser, domicilié non loin du lieu localisé. Avec ces nouvelles données, il m’a été facile de faire le lien avec ce qu’il s’était passé lors de l’anniversaire d’Ayoub. Cette découverte m’a bouleversée. Pas pour moi, car, au final, une fois renseignée, je n’étais pas étonnée, mais pour cette famille que j’apprécie et par égard pour Malik.
— Ils doivent encore faire des vérifications. Mais le fait que je leur raconte mon altercation avec ton frère a conforté leurs soupçons… Et comme il a déjà un casier…
Un instant, je m’interromps dans la crainte de la réaction de Malik. Les paupières plissées, il est attentif à chacune de mes paroles. Son visage est dur, à aucun moment il ne semble s’émouvoir des potentielles conséquences sur Nasser.
— Si tout se confirme, ils procéderont à une interpellation. Je suis vraiment désolée…
— Qu’ils se magnent, alors, ce connard se barre en Algérie, crache-t-il avec amertume, et ne sois pas désolée. C’est moi. J’ai tellement honte que ce soit lui.
J’attrape sa main et l’invite à s’asseoir face à moi. Nos amis se sont éclipsés, je le remarque à peine. Lui aussi est décharné, fatigue, colère et appréhension transparaissent dans ses prunelles chamarrées que j’affectionne tant.
— Ça ne change rien que ce soit ton frère. On est plus forts que lui. Il ne nous séparera pas encore une fois. Tu n’es pas responsable de ses actes.
— C’est parce que je suis dans ta vie qu’il t’a fait du mal. Je comprendrais que ce soit un frein pour toi.
Mes mains en coupe sur son visage, je caresse sa mâchoire marquée par le déchaînement de Maxime. Geste tendre qui contraste avec le flot de mots incisifs que je lui débite.
— Mal’, c’est la dernière fois que je t’autorise à douter de nous à ce point. J’ai besoin que tu croies en notre histoire, parce que ces derniers jours étaient vraiment atroces, affirmé-je. Quant à Nasser, il n’est pas un argument dans notre histoire, pas plus que mon passé. Nous devons apprendre à conjuguer avec tout ça.
Ainsi, j’espère poser les bases d’un nouvel élan, pour que nos fondations ne soient plus jamais ébranlées par ses peurs.
— Je t’aime, abruti. Comme toi, je veux tout. Si on avance ensemble, il y aura forcément du moche et des épreuves, autant apprendre à faire avec.
Les yeux emplis de tendresse, Malik se penche vers moi ; du bout du nez, il trace un sillon de frissons de ma mâchoire jusqu’à mon oreille.
— Des épines et des roses, mon ange. On se piquera, mais on fera aussi de beaux bouquets, murmure-t-il en inhalant mon parfum. Tu m’as manqué, putain. Embrasse-moi, j’en peux plus d’attendre.
J’en crève d’envie, mais je veux le faire languir. Doux sévices pour une maigre vengeance. Alors j’attrape ses cheveux et effleure son cou du bout des ongles avec une paresse calculée. À plusieurs reprises, je feins de m’avancer pour exaucer sa requête, mais chaque fois qu’il m’imite, je recule. Ses mains pressantes se posent sur ma taille, puis dérivent vers mes hanches. Malicieux, il plisse les paupières et se mord la lèvre.
— Embrasse-moi.
— Non.
En moins d’une seconde, je décolle de ma chaise, soulevée par sa poigne virile, et me retrouve à califourchon sur ses genoux. Front contre front, nous nous toisons. Urgence et avidité lient nos regards. Ses phalanges glissent sous le coton de mon tee-shirt et parcourent ma colonne vertébrale. Je frissonne, mes sens se galvanisent de son odeur familière, de ses râles enfiévrés, de son bassin qui subtilement se tend entre mes jambes.
— Embrasse-moi.
Je cède et fonds sur sa bouche. C’est comme rentrer à la maison après un long périple. Nos bras étreignent, nos lèvres frémissent. Chacun s’abreuve de l’autre, consumant nos gémissements synchrones. Ma féminité s’éveille. Ses mains changent de cap, l’une fouille sous mon soutien-gorge, l’autre impose à ma cambrure d’onduler contre son bassin. Il me dit qu’il m’aime et que je suis la seule dans laquelle il veuille s’enfouir. Qu’il veut la saveur de ma jouissance jusque sur ses papilles, me dévorer tout entière. Ses dents croquent le lobe de mon oreille pour y chuchoter des promesses plus salaces encore et je commence à perdre pied.
Un raclement de gorge éclate notre bulle et nous nous figeons. Je cache mon visage dans le col de son vêtement, probablement déjà rouge de honte.
— Un Glenlivet, dix-huit ans, Single Malt. Pas ton whisky japonais dégueulasse de la dernière fois.
— T’es pas chié, Gass’, ça coûte une blinde ! Bon, j’avoue, tu avais raison, ils ont l’air d’avoir fait la paix. Ils allaient même nous faire un petit Julik ou une Maliette sur la terrasse… Aïe ! Mais t’es folle !
Nous gloussons quand nous entendons Élodie voler dans les plumes de Guillaume. Malik relève mon menton et embrasse le bout de mon nez.
— Ce n’est que partie remise, mon ange. Je te lâche plus, maintenant.
Et comme ça, ancrée dans son étreinte, rassurée par nos promesses d’engagement, toutes mes tensions s’envolent. Les astres semblent de nouveau alignés dans mon petit univers.
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