Boris, 1985
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C’est l’heure des adieux au Chili.
Des au revoir à Margarita.
Cette semaine passée chez elle m’a fait mesurer à quel point elle est active, entre sa profession de médecin et son implication en tant que présidente de l’association, elle jongle avec dextérité pour faire bon usage de son temps. Lorsque nous sommes parties en ville hier, j’ai découvert qu’une trousse de toilette l’attendait dans la voiture où elle a l’habitude de profiter des bouchons pour ses soins de beauté. Je me sens emplie de reconnaissance pour tout le temps et le soutien qu’elle m’a accordés. Mais je la laisse aujourd’hui en proie à une nouvelle qui la préoccupe. La Villa Baviera est sur le point de vendre des hectares de terrain à une firme privée. Cela anéantit toutes perspectives de fouilles. L’association cherche un moyen de pression pour empêcher l’affaire mais les perspectives de succès sont minces. Il y a tant de combats à mener. Margarita me sourit devant sa porte, nous filons en disant Merciiiii.
L’avion décolle, nous quittons la terre chilienne. Nous passons par Rome. Nous ne voyons que son aéroport.
Nous atterrissons à Paris. Nous retrouvons des aimés dans les bras desquels nous jeter à l’arrivée. Je boitille, mais je suis debout.
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