Campus Baby : USA Today Bestseller (&H) (French Edition)
Chapitre 35
35
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Rider
Gabriela jouit contre ma bouche, je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi sensuel. Tandis qu’elle tremble entre mes bras, je passe délicatement la langue sur son intimité toute rose qui a un goût divin.
Impossible de retenir un sourire espiègle lorsqu’elle se laisse aller sur le matelas, pantelante.
Quand je me penche à quatre pattes au-dessus d’elle, elle entrouvre un œil.
— Tu as l’air assez content de toi.
La voix sexy de Gabby me fait bouillonner de désir.
— Admets que ce n’était pas un petit orgasme de rien du tout.
Oui, je suis arrogant. Et alors ? Je lui retire sa culotte.
— J’ai bien envie de garder ça.
— Tu es un vrai pervers.
Elle semble intriguée.
Tout en me léchant les doigts, je murmure :
— Tu n’imagines même pas.
Je regarde fixement son intimité, ce qui rend mon sexe encore plus dur. Autant le dire franchement : j’ai failli jouir contre mon lit il y a quelques minutes quand je m’affairais entre ses jambes.
Je retire mon boxer et les yeux de Gabby s’embrasent à la vue de mon sexe viril. D’un geste ferme, je fais courir ma main de bas en haut, étalant le liquide pré-séminal. Une chance que je n’ai pas déjà explosé.
Sans détourner le regard, je frotte mon pouce sur son petit bouton gonflé.
— Je n’avais pas imaginé ton sexe comme ça… et j’y ai souvent pensé.
— C’est-à-dire ?
Cette voix essoufflée me donne envie de lui faire l’amour pendant deux jours.
— Lisse. Doux. Brillant. Tellement sexy.
Vraiment, mon imagination n’a pas rendu justice à cette femme. Je prends le temps de l’observer en détail. Sa silhouette souple avec des courbes parfaites. Cette chevelure provocante étalée sur mon oreiller. Ces merveilleux seins ronds. Son sexe serré qui m’embrase.
Ajoutez à ça sa jupe à moitié déchirée et remontée autour de sa taille, ses lunettes cerclées de noir… et vous avez mon fantasme ultime.
Je tends le bras vers ma table de nuit avant de faire une bêtise. L’emballage plastifié à la main, je lui demande :
— Tu es d’accord ?
Je dois m’assurer qu’elle veut la même chose. Je vais sûrement crever si ce n’est pas le cas, mais il faut que je pose la question.
Gabby acquiesce, sans cesser d’observer la main avec laquelle je me caresse. Elle écarte mon bras pour s’en charger elle-même. Ses doigts peinent à faire le tour, et ses yeux s’écarquillent. J’ai été plutôt gâté par la nature, c’est vrai.
Je me penche pour l’embrasser.
— Allons-y tout doucement. Je te promets que ce sera bon.
Elle esquisse un sourire.
— Pourquoi doucement ?
Oh ! putain…
Elle lèche ma lèvre tout en me caressant comme j’aime, des gestes décidés avec un petit mouvement du poignet vers la fin.
— Tu as senti le goût de ton sexe sur mes lèvres ?
Gabby fronce les sourcils, son regard laisser transparaître son incertitude.
— Euh, c’est assez… bizarre.
En l’entendant, j’ai un temps d’arrêt.
Le mec avec qui elle est sortie ne lui a jamais offert de plaisir avec sa bouche ? C’est un crime contre la féminité ! Cette merveilleuse créature est née pour être vénérée.
— J’aime le goût que tu as. La prochaine fois, je te ferai asseoir sur mon visage.
Je lui adresse un clin d’œil et je me retiens de rire devant son air horrifié. Ça se confirme : cette fille n’a pas reçu assez de plaisir.
Mais je préfère éviter de l’imaginer avec d’autres mecs.
Tu aurais pu l’avoir pour toi tout seul, crétin. Mais tu as tout gâché.
Je tâche de chasser cette idée qui me mine le moral.
D’un coup de dents, je déchire l’emballage. Une fois prêt, je m’agenouille entre ses jambes écartées et je m’enfonce en elle. Elle est tellement humide et étroite, je dois serrer la mâchoire pour me retenir de la pénétrer trop vite.
Elle laisse échapper un son terriblement sexy, un petit grognement qui me fait presque chavirer quand elle se resserre autour de moi.
— Bordel, Gabby, c’est si bon, tu n’imagines pas.
Ses ongles se plantent dans mes cuisses tandis que je m’enfonce encore plus profondément. J’hésite à lui demander si je dois ralentir, quand elle me souffle :
— Oui !
Son sexe palpite tandis qu’elle est parcourue par un frisson. Pour moi, c’est comme un déclic.
Je m’agrippe au lit sans cesser d’aller et venir jusqu’à ce que le sommier tape contre le mur. Elle attrape une poignée de mes cheveux et attire ma bouche vers la sienne. Je la dévore. Nos corps ne font plus qu’un. Nos peaux luisent de sueur. Tout en haletant et en gémissant, nous nous donnons l’un à l’autre.
Nous roulons sur le matelas, enveloppés entre les draps, tout en écartant les oreillers. Quelque chose tombe par terre avec un grand bruit, mais à moins que le sol de la chambre s’ouvre pour nous engloutir, pas question que je m’arrête.
Gabby se dresse au-dessus de moi telle une déesse. Sa longue chevelure retombe en cascade dans son dos, ses seins parfaits rebondissent tandis qu’elle me chevauche. Elle est tellement belle et farouche que j’en ai le souffle coupé.
Je l’attrape par les hanches pour l’aider à garder le rythme. Plus fort. Plus vite. Mais je ne veux pas atteindre l’extase seul.
Glissant une main entre nous deux, je caresse son clitoris gonflé de mon pouce jusqu’à ce qu’elle se mette à trembler. Les yeux écarquillés, elle penche la tête en arrière et pousse un grand cri.
Le plaisir m’emporte à mon tour, et je la plaque contre moi tout en jouissant.
Pendant une minute où la terre entière semble s’être arrêtée, ma vie prend un sens nouveau. Car être avec elle me paraît si naturel.
Lorsque le sang irrigue à nouveau mon cerveau, je pose la main au creux de ses reins. Gabby se colle à moi.
L’angoisse s’insinue en moi car je sais que cette sensation de claustrophobie m’envahit toujours après le sexe, cette impression que les murs se rapprochent inexorablement. Il va falloir que je l’éjecte de mon lit pour pouvoir respirer. Voilà pourquoi je n’ai jamais d’invitées d’une nuit.
Je déglutis. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Je m’en veux déjà d’avoir à froisser ses sentiments. Nous aurions dû avoir cette conversation en amont, je l’aurais mise en garde. Car j’ai toujours besoin d’espace.
J’attends.
J’attends encore.
Mais cette sensation ne se manifeste pas.
J’éprouve même le besoin irrépressible de me lover autour de cette fille. Et de dormir, surtout.
Tandis que mes doigts jouent avec ses cheveux, elle m’offre un sourire ensommeillé mais comblé qui me fait chavirer. Il me la faut tout contre moi. Je caresse ses lèvres des miennes.
— Je reviens.
Je fonce dans la salle de bains pour me débarrasser de ma capote et, à mon retour, je retrouve Gabby enroulée dans ma couette, qui dort à poings fermés.
En veillant à ne pas la réveiller, je me glisse derrière elle et je l’attire contre moi. Elle se tourne alors entre mes bras pour se blottir contre mon torse.
Sa chaleur, la manière dont son corps épouse parfaitement le mien, ses cheveux étalés sur nous – c’est l’une des plus belles sensations que j’aie jamais éprouvées.
À cet instant, je sais que rien ne sera plus jamais comme avant.
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