Campus Baby : USA Today Bestseller (&H) (French Edition)

Chapitre 75

75

 

OceanofPDF.com

Gabby

Le rythme régulier du cœur de Rider résonne sous ma paume. Je glisse les mains jusqu’à ses épaules et plonge mes yeux dans les siens tandis que les ombres du braséro dansent sur son visage.

— Je t’aime aussi, Rider. Depuis longtemps, je pense.

— Pour être honnête, je ne t’ai jamais oubliée en première année, murmure-t-il. Désolé d’avoir fui. Ça n’arrivera plus. Je ne suis plus cet ado qui a peur de tout. Je suis prêt pour ce qui nous attend.

Il m’embrasse. Un baiser profond, long, intense. Une décharge électrique traverse mon corps. Le long de ma colonne vertébrale. Et plus bas encore.

Tout à coup, je suis dans ses bras. Mes pieds décollent du sol et j’enroule mes jambes autour de sa taille.

Le souffle court, je recule la tête et caresse son épaule.

— Tu n’as pas mal ? Tu as besoin de glace ?

Cet homme a joué les soixante minutes de football les plus intenses que j’aie jamais vues. L’escalader comme s’il était un arbre n’est peut-être pas très malin de ma part.

Un sourire carnassier relève ses lèvres.

— Une certaine partie de mon corps a besoin de soins particuliers, répond-il en désignant l’immense érection collée entre mes jambes.

Hé hé… Je plonge les doigts dans ses cheveux.

— Bien, voyons un peu ça. Espérons que ça n’a pas trop enflé.

— Alors là, pas sûr…

Avec un grand éclat de rire, je me laisse glisser le long de son corps et je le pousse gentiment sur le banc derrière lui. Puis je me plante entre ses jambes écartées. Je jette un coup d’œil alentour, mais les arbres au fond du jardin nous protègent de tout regard extérieur.

— Les autres m’ont promis de ne pas rentrer avant demain matin, et personne autour ne nous verra. Les portes sur le côté sont toujours fermées.

— Ça veut dire que tu es à moi toute la nuit ?

— Toute la nuit. Et la suivante. Et toutes les suivantes.

Mon cœur déborde d’amour. Et de gratitude devant cette seconde chance que nous nous offrons. 

Comme je me suis réchauffée grâce à la chaleur des flammes derrière moi, à un radiateur portatif que je n’avais pas encore remarqué et, surtout, grâce à la vue du corps musclé de Rider, je retire mon blouson et mon T-shirt des Broncos. Me voici vêtue de ma robe à manches longues qui se boutonne jusqu’au milieu de la poitrine.

Je ne suis pas du genre à me désaper au beau milieu d’un jardin, mais après une journée aussi riche en expériences nouvelles, je n’ai peur de rien.

Avec un sourire, je dégrafe mon soutien-gorge que je fais passer par les manches de ma tenue. Je détache ma queue-de-cheval, j’agite mes cheveux et je lève des yeux timides vers Rider, tout en défaisant chaque bouton, jusqu’à découvrir mes seins.

— Tu es sublime, Gabriela, à tous les niveaux. Si sexy, si douce. J’ai de la chance de t’avoir dans ma vie.

Rider glisse les doigts dans mes cheveux et pose les lèvres sur les miennes, sur mon cou, puis sur ma poitrine. Là, il écarte le haut de ma robe et aspire mon téton, déjà dressé vers lui.

Avec un grognement, je renverse la tête en arrière tandis qu’il lèche ma peau, sa main droite refermée autour de mon autre sein.

— Occupons-nous de ce gonflement suspect, dis-je d’un ton espiègle en me mettant à genoux.

Je griffe ses cuisses musclées de mes ongles à travers le tissu satiné de son pantalon.

— Tu es beau comme un dieu dans ce costume, au fait.

Mais ça ne dissimule rien de son état ! Du bout du doigt, je dessine les contours de son sexe.

— Ça m’a l’air sérieux, mon cher.

Devant le regard brûlant de Rider, je me sens toute nue, mais c’est quand même moi qui le déshabille ! D’abord le bouton, puis la fermeture Éclair, jusqu’à ce que j’atteigne son boxer, tendu à l’extrême. Lorsque je le libère, son sexe se dresse vers moi.

— Je t’ai manqué, hein ?

— Tu n’imagines même pas, s’esclaffe Rider tout en plongeant la main dans mes cheveux.

Je lèche le bout de son sexe avant de le prendre dans ma bouche. Doucement, d’abord. En le titillant avec de petits coups de langue jusqu’à ce qu’il pousse un grognement douloureux.

Savoir qu’il me regarde m’excite tellement que je serre les cuisses pour faire monter la pression.

Lorsqu’il referme la mâchoire, je le prends entièrement dans ma bouche. Je le caresse. Et je manifeste mon approbation dans un gémissement quand il empoigne mes cheveux.

Ça m’étonne presque qu’il se retire délicatement.

— À mon tour.

La voix caverneuse de Rider résonne dans tout mon corps. J’accepte d’un hochement de tête. Il désigne le jacuzzi.

— Tu veux te baigner ?

— Je n’ai pas de maillot.

J’éclate de rire en prenant conscience que je suis plantée là avec ma robe à moitié ouverte et qu’il a le pantalon au bas des hanches.

— Mais on n’en a pas forcément besoin.

Nous nous observons quitter nos vêtements. Un frisson me saisit, mais Rider m’enveloppe dans une serviette épaisse.

Il rapproche le radiateur du jacuzzi et déplie une autre serviette en tapotant le rebord.

— Viens là.

Je m’exécute. Qu’est-ce qu’il a en tête ?

Tout en détaillant les moindres contours de ce corps incroyable, je le regarde plonger lentement dans l’eau. Lorsqu’il se plante entre mes jambes et qu’il me pousse légèrement pour m’inviter à m’allonger, tout s’éclaire.

Il embrasse une de mes chevilles, puis l’autre, en les plaçant sur ses épaules. Un grognement grave et sexy résonne dans sa poitrine lorsqu’il glisse un doigt en moi.

— Waouh, tu es trempée…

— Qu’est-ce que tu veux ? J’aime tout donner.

— J’adore.

Le son de sa voix est presque étouffé lorsqu’il me caresse. Les longs coups de langue qu’il me donne me font me cambrer et gémir. Un autre doigt rejoint le premier et s’enfonce encore davantage en moi. Puis un autre.

Est-ce le fait d’être nue au beau milieu de ce jardin ? De me retrouver offerte à son regard, à moitié en suspens au-dessus de ce jacuzzi, mes cuisses sur ses épaules ? Ou est-ce la façon dont il me caresse ? Toujours est-il que je ne me suis jamais sentie aussi séduisante. Et je suis en train de m’embraser en un temps record.

— Oh ! là, là, je vais jouir.

Mes jambes tremblent, et tout mon corps se tend. C’est tellement bon, pas moyen de me retenir plus longtemps. Un grand cri m’échappe.

Rider ne s’arrête pas, pourtant. Il poursuit ses caresses en ralentissant la cadence. Mais ce rythme implacable me fait frémir.

— Rider. Mon amour. Je veux que tu viennes en moi.

Il m’aide à m’asseoir. Je suis ivre de sexe, chamboulée d’avoir joui si fort et à nouveau au bord du gouffre. Lorsque je plonge dans l’eau, pile sur ses genoux, le contact avec son corps me fait gémir :

— J’ai envie d’être près de toi.

— Je suis là. Je serai toujours près de toi.

Ces mots prononcés dans un souffle sont les promesses que j’ai toujours voulu l’entendre me faire. Il caresse doucement ma joue, embrasse ma tempe.

— Laisse-moi attraper un préservatif.

Il tend le bras vers ses vêtements, mais je l’arrête.

— Je suis partante si tu veux… y aller directement.

Ma décision a été prise dès que j’ai souhaité me remettre avec lui cet automne, mais je n’étais pas prête à me passer de préservatif tant que je n’avais pas la certitude qu’il ne couchait pas à droite, à gauche.

— Si tu as des doutes, rien ne t’oblige à dire oui. J’ai toujours eu des rapports protégés. Mais un accident peut arriver, bien sûr.

Rider se retourne vers moi et me serre dans ses bras.

— Tu es la personne la plus responsable que je connaisse, alors non, je n’ai aucun doute. D’ailleurs quand nous serons prêts tous les deux à avoir d’autres enfants, nous en reparlerons.

Un sourire venu du fond de mon âme se dessine sur mes lèvres, ça me réchauffe le cœur qu’il évoque notre avenir en ces termes. Évidemment que je veux porter les enfants de Rider. Plein, même. Un jour. Notre merveilleuse petite Poppy ne manquera pas de frères et sœurs.

— J’ai fait des tests, et tout est clean. Puis j’ai envie de vivre cette première fois avec toi. Tout comme j’ai envie de t’en faire vivre des tas d’autres.

Je murmure alors tout contre ses lèvres :

— J’ai hâte.

Les mains serrées autour de mes hanches, il plonge ses yeux dans les miens tandis qu’il entre en moi. C’est intense. Quand il s’enfonce, c’est même sublime. Et alors qu’il me remplit, nos corps unis dans l’eau, j’ai presque du mal à supporter le plaisir qu’il me donne, tellement c’est fort.

— Je t’aime, Gabby. Je ne veux plus jamais être séparé de toi.

— Moi non plus. Promis.

— On se débrouillera toujours, dit-il entre ses dents.

Je lui réponds, le souffle court :

— Toujours.

D’une main, il décrit des cercles sur mon clitoris gonflé, et je ne peux résister plus longtemps.

— Rider !

Je plonge mon visage dans le creux de son cou pour jouir. Il s’enfonce encore davantage et explose en moi.

Agrippés l’un à l’autre, nous laissons le plaisir refluer en frissonnant, échauffés par l’eau du jacuzzi, la vapeur et cette intensité brûlante qui nous anime.

Je souris tout contre sa peau.

— Je vais te rendre tellement heureux.

Rider m’embrasse sur le sommet du crâne.

— C’est déjà le cas, ma puce. Tu n’imagines même pas.

OceanofPDF.com