Femmes hors-la-loi : Le banditisme au féminin (Documents) (French Edition)

Maître Michel Konitz : « Il y a toujours une histoire d’amour »

« Le procès venu, il se moquait de sa peine, mais voulait que sa femme soit relaxée, ce que le tribunal nous a accordé. »

 

Maître Michel Konitz :

« Il y a toujours une histoire d’amour »

 

« Braquer avec son homme, c’est comme faire l’amour dans une église : c’est transgressif. Plus sobrement, se retrouver seul avec son mec dans une agence bancaire, c’est comme faire un voyage autour du monde.

« Je me souviens d’avoir été écarté par un couple parce que je demandais à ma cliente, une très belle femme, de dire qu’elle avait agi sous l’emprise de son mec. J’en ai connu une autre qui a tout mis sur le dos de son compagnon… mais elle a fini par l’épouser pour lui montrer son amour. Derrière les couples qui montent au braquage, il y a toujours une histoire d’amour, mais cela ne marche pas dans les deux sens : je n’ai jamais entendu un homme me dire qu’il avait braqué une banque par amour pour une femme. On est sur le mode : “Je t’aime, je te suis partout”, quelle que soit la situation. »

 

Maître Jean-Yves Liénard :

« La femme était une espèce protégée »

 

« La femme voyou a longtemps été protégée de la violence. Abattre une femme, c’était un crime culturel. Cela ne se faisait pas. La femme était une espèce protégée, du moins chez les voyous corses, qui avaient cette élégance de ne pas s’en prendre à elles…