Pardon (French Edition)

Chloé Dupont · Chapitre 15 sur 51

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Pardon (French Edition)

Chapitre 15

 

Camille

Deux ans plus tôt…

— J’y vais, lance Samuel en agrippant son appareil photo. Si je ne pars pas maintenant, je vais finir par être en retard. N’oublie pas les courses, Aymeric.

Ce dernier acquiesce et éteint la console de jeux alors que mon frère sort de l’appart. Il se lève à son tour pour récupérer sa veste. Je décide de l’arrêter :

— Aymeric ?

Il se stoppe sans se retourner vers moi. Depuis notre confrontation quelques jours plus tôt, nous ne nous parlons plus. Je pense l’avoir blessé, mais il en a fait de même en insinuant que j’étais une fille superficielle. J’enchaîne alors :

— Tu es sûr qu’on peut faire confiance à Cameron ?

Il soupire avant de me faire face. Son regard blasé s’ancre dans le mien et je crois y lire un soupçon de déception par la même occasion. S’attendait-il à autre chose ?

— Oui, Camille.

J’ignore pourquoi, mais son ton m’énerve. Je comprends qu’on soit en froid, qu’il puisse penser que je le méprise ou je ne sais quoi d’autre, pourtant ça ne lui permet pas d’être aussi saoulé quand je lui parle.

— Je peux savoir ce qui t’agace autant ? Moi, peut-être ?

— Pas toi directement, se contente-t-il de répondre.

— Ça veut dire quoi, ça ?

Je me redresse d’un bond, hors de moi. Déjà, le mec joue au plus malin et, en plus, il n’énonce pas les choses. Il pourrait être clair, ça serait pas mal, non ? Et tu pourrais peut-être te calmer. La ferme, toi ! Je m’énerve si j’ai envie.

Il répond d’un air désinvolte qui ne fait qu’augmenter mon état :

— Juste que ton manque de confiance en moi est gonflant.

— Ce n’est pas ça !

— Si, ça l’est. Et c’est assez blessant d’ailleurs.

Bon sang ce qu’il me gave ! Il ne peut pas la boucler et me lâcher un peu ? Tout ça pour une simple question ? Je me justifie :

— Je souhaite protéger Lucie, c’est tout. Elle en a bavé et j’aimerais m’assurer que Cameron ne va pas l’entraîner vers le fond. C’est une fille bien, ma meilleure amie, donc je ne prendrai pas le risque qu’il lui brise le cœur.

— Si tu veux mon avis, me coupe-t-il, c’est elle qui le fera.

Non, mais je rêve ! Alors lui, je vais le tuer, c’est définitif ! Ma voix monte encore d’un ton.

— Lucie ne ferait jamais ça !

Un petit sourire en coin vient ourler ses lèvres alors qu’il lâche :

— T’es sexy quand tu t’énerves comme ça.

Alors que je m’apprêtais à l’invectiver, sa remarque me stoppe net dans mon élan. C’est à ce moment-là que je me rends compte à quel point nous sommes près l’un de l’autre. Toute à ma colère, je n’ai pas aperçu que je l’ai approché jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de lui. J’ignore pourquoi cette proximité me trouble autant. Je me mords la bouche en proie à une réflexion intense sur la marche à suivre.

— Tu devrais stopper ça, dit-il d’un ton grave qui me fait frissonner.

— Hein ?

Bravo, très intelligent comme commentaire. Je déglutis alors qu’il attrape ma lèvre inférieure pour la délivrer de mes dents.

— Tu devrais arrêter ça, sinon je ne vais pas savoir me retenir.

Ses pupilles se dilatent sous mes yeux, déclenchant ainsi une nuée de picotements qui descendent droit dans mon bas-ventre. Pour me redonner contenance, je lui réponds d’une voix que j’espère assurée :

— Bah, vas-y, fais-le.

Sans que j’aie le temps de réfléchir à ce que je viens de dire, ses doigts s’agrippent à mon visage alors que ses lèvres percutent les miennes avec force. Je gémis face au désir qui grimpe en flèche en moi. Mes mains s’arriment à ses cheveux. Je monte sur mes pointes de pieds pour être plus à son niveau et approfondir ce baiser qui a le goût de la libération. Il me soulève par les hanches comme si je n’étais pas plus lourde qu’une plume. Merde, jamais je n’aurais pensé qu’il soit si fort.

— Putain, Camille…

Son grognement me donne envie de bien plus. Je sens qu’il me déplace alors que nos langues se livrent un duel que je suis prête à perdre pour qu’il continue de m’embrasser. Il me dépose sur son lit avant de s’éloigner de quelques centimètres pour m’observer. Le souffle court, je le regarde me détailler comme si j’étais la fille la plus attirante qu’il ait jamais vue. Ses paumes viennent caresser mes seins au travers de mon T-shirt. Il pousse un soupir de satisfaction lorsqu’il comprend que je n’ai pas de soutien-gorge. Je me redresse pour enlever mon haut, lui dévoilant ainsi mes tétons dressés de désir. Il titille mes pointes sensibles et je ferme les yeux de plaisir. Bon sang qu’il est bon ! J’ai envie de lui aussi, je relève le bassin pour frôler le sien d’un geste explicite. Alors que je souhaitais l’exciter, la caresse de son membre au garde-à-vous dans son jean ne fait qu’accentuer le mien.

— Dis-moi ce que tu veux, souffle-t-il.

— Tu le sais.

— Dis-le. J’aimerais être certain que tu ne le regretteras pas.

Ses mains descendent le long de mon corps. Il le modèle avec ses doigts, alternant effleurements et caresses plus approfondies. Je geins quand il atteint le bouton de mon short. Il se stoppe, ses yeux fouillant les miens. Je m’agite et m’exclame :

— Putain, Aymeric, prends-moi !

Sans plus de cérémonie, il fait sauter le rempart de mon bas et le baisse en même temps que ma culotte. Il retire son T-shirt pour mon plus grand bonheur et se déshabille à son tour. J’adore le voir si entreprenant. C’est une facette de lui que je ne connaissais pas. Sa bouche vient déposer des baisers sur l’intérieur de mes cuisses. Des éclairs de plaisir me parcourent le corps et je geins son nom :

— Aymeric…

Je sens son sourire contre ma peau alors qu’il s’amuse à monter et descendre sans jamais toucher mon mont de Vénus. Il va jouer longtemps comme ça ? Je tente de me maîtriser pour ne pas lui laisser la satisfaction de voir l’effet qu’il a sur moi. Ça ne semble pas le déranger, car il continue son manège sans relâche. N’y tenant plus, je cède.

— Je t’en supplie, prends-moi…

Il tend la main vers sa table de chevet et, sans me quitter des yeux, en sort un préservatif. Je m’en empare et lui fais signe de se redresser. J’enfile le morceau de plastique sur son membre dressé vers moi avant de me rallonger. Il dépose ses lèvres contre les miennes et bientôt, il me comble, m’emmenant vers l’extase.

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