Unstable feelings - T2
ch010
Chapitre 10
Lysandre
Kate et mon père ont été sur mon dos durant tout le week-end, si bien
que j’ai cru que j’allais devenir fou si je ne trouvais pas d’échappatoire pour qu’ils me fichent la paix. Pour au moins avoir le champ libre quelques heures, j’ai dû inventer une excuse, même si Kate m’a fouillé les poches comme si j’étais son propre gamin. J’ai bien cru que j’allais lui mettre une trempe quand elle s’est approchée de la zone sensible. Elle riait, pas moi.
Notre père a exigé que je sois de retour pour quatorze heures. J’ignore
ce qu’il fera auquel cas. Je ne compte pas me tirer pour les fuir, alors qu’ils se détendent. Depuis vendredi, je n’ai pas parlé ni vu Sky, si ce n’est ce texto où elle me demandait comment je tenais le coup sans la drogue jusqu’ici. Je déguste en silence. C’était surtout le cas ces derniers jours. Mon corps était pris de tremblements à tous moments, de sensation de fièvre, de douleur dans les muscles, de sueurs froides.
Du coup, me voilà comme un con, garé devant chez elle un dimanche,
sans l’avoir prévenue avant. J’aperçois une boule de poils en train de courir le long de la maison, dans le jardin, puis une deuxième qui la poursuit. Le chiot, que j’avais vu il y a de ça des mois, a bien grandi et ne semble plus souffrir des séquelles de son accident. D’ailleurs, ils ne tardent pas à être rappelés à l’ordre par une autre voix que celle de Sky. Elle leur demande de venir manger et ils ne se font pas prier plus longtemps.
Après avoir vérifié que j’ai bien fermé mes vitres – car avec la poisse que je me traîne, il pourrait se mettre à pleuvoir et de l’eau ensevelir ma bagnole, tout ce que je ne veux pas –, je descends de la voiture. Je réduis la distance entre le seuil et moi, puis frappe à la porte pour éviter de faire aboyer les chiens. Non pas que j’en aie peur. Je n’ai seulement pas envie de les entendre hurler comme des damnés.
Rapidement, quelqu’un vient m’ouvrir et je suis un peu surpris de voir Sky en pyjama. Elle qui est toujours si apprêtée quand elle est sur le campus ou même en soirée. Là, des épis se dressent de son chignon, son teint pâle, dépourvu de maquillage, me laisse percevoir des cernes plus marqués que d’ordinaire. Son air fragile me glace le sang. En me voyant ici, ses pupilles brunes s’écarquillent un peu de surprise.
— Lysandre, sourit-elle enfin. Entre, m’invite-t-elle en s’écartant aussitôt du passage.
Elle avise le vieux jogging qu’elle a sur les fesses avant d’esquisser une petite grimace qui m’arrache un rictus, amusé.
— Je me disais qu’on aurait pu sortir et prendre un peu l’air, profiter du beau temps, suggéré-je.
Avec attention, elle m’étudie.
— Tout va bien ? hésite-t-elle.
— Ouais. J’essaie juste de ne pas rester enfermé, ça m’évite de cogiter et de déconner.
Sky acquiesce, n’ayant pas l’occasion de me donner son avis que l’un de ses chiens me bondit dessus, je me retrouve acculé contre la porte. Ma tête claque contre le bois de cette dernière, m’extirpant une grimace de douleur. La vache, c’est un buffle ou un chien ?
— Bordel, sifflé-je entre mes dents.
— Bon sang, Jacobo ! Arrête ça ! le dispute-t-elle en le tirant dans la direction opposée par le biais de son collier. Je ne sais pas pourquoi il se comporte comme ça, à chaque fois qu’un homme entre dans cette maison, il lui saute dessus, même dans la rue. Il n’est pas méchant, juste un peu surexcité, se justifie-t-elle.
C’est sûrement débile, mais mes poils se dressent sur tout mon corps. Évidemment que des gens sont venus ici, un électricien ou quelqu’un d’autre. Ma tête doit vouloir transmettre tant de choses qu’elle en rajoute une couche alors que je ne lui ai rien dit, je n’exprimerai pas mes idées merdiques à voix haute puisque je n’ai pas lieu de me montrer aussi con et jaloux. Sky ne me doit rien.
— On n’en a pas vraiment parlé, mais je ne vois personne… d’autre.
Je tenais juste à être honnête avec toi. Josh est passé à la maison pour dire “au revoir”, hier.
Son chien revient me renifler comme un ennemi potentiel et je lui
tends mes paumes pour qu’il puisse se rassurer. Sa truffe humide me chatouille la peau, il finit par me lécher la main et réclamer l’air de rien des caresses. J’aperçois la mère du chiot à trois mètres, elle se tient dans l’encadrement du couloir et nous observe en remuant la queue.
— Méfie-toi, car Dina ne peut pas blairer les gros connards, elle
pourrait bien te bouffer malgré sa petite bouille mignonne, nous interrompt Jessie en descendant l’escalier, à moitié en train de se marrer.
— N’importe quoi, ricane Sky. Ne l’écoute pas. La gouvernante de Sky déboule dans le corridor et me salue avant de
quitter les lieux avec une liste entre les mains. La rouquine m’annonce que je peux faire comme chez moi, puis elle s’éclipse au premier pour s’habiller. Je me retrouve alors dans le salon, assis sur leur canapé avec deux boules de poils qui me collent comme si elles craignaient que je ne fasse je ne sais quoi dans la maison. De vrais chiens de garde, cependant, ils ne semblent pas vouloir me déchiqueter, c’est toujours ça. Le petit mâle m’a presque adopté, sa mère, elle, se fiche bien de ma présence. Quand mon regard croise le sien, elle se contente de bouger la queue. Je suppose qu’ils ne me détestent pas. Je n’y connais rien en chien, toutefois, dans le cas contraire, je pense qu’il me manquerait déjà un bout de fesse.
Jessie, assise dans un fauteuil, me dévisage par-dessus sa tasse de
chocolat chaud. Je me sens passé aux rayons x, chose que je n’aime pas. D’un œil presque mauvais, je la scrute en retour pour qu’elle saisisse que ça me déplaît d’être fixé ainsi. Elle ne lâche pas l’affaire. Les ados, putain !
Après un regard en direction du couloir, elle reporte son attention sur
moi.
— T’as intérêt à bien te comporter avec elle ou je te chope et tu
passeras un sale quart d’heure, compris ?
Est-elle vraiment en train de jouer les caïds avec moi, bien qu’elle soit
épaisse comme une brindille et rentrerait presque dans une boîte à chaussures ?
Un rictus m’échappe. Elle ne se détend pas, bien au contraire. C’est pourtant moi qui devrais être nerveux en sa présence, c’est d’ailleurs le cas. Cependant, sa petite réflexion a raison de moi. Impossible de la prendre au sérieux.
— Un conseil : avant de menacer les gens, assure-toi que la personne qui est face à toi ne soit pas dangereuse pour toi, la taquiné-je.
— Je m’en fiche de ce que tu pourrais me faire, branleur, mais pas à ma cousine, rétorque-t-elle sans se démonter. Si tu lui fais le moindre mal, je donnerai tes noix à bouffer à Jacobo.
— Super, je note, riposté-je, sarcastique.
— Je ne comprends pas pourquoi Jacobo te laisse tranquille, après tout, c’est toi qui l’as renversé, toi qui te comportes comme une ordure avec Sky depuis le début, ronchonne-t-elle.
Bon sang, comment sait-elle tout ça ?
— Si je l’avais fait exprès, crois-moi, je n’aurais pas raté mon coup. Il ne serait pas là en train de frétiller de la queue comme un chien bienheureux, débité-je avant même de réfléchir à mes propos.
Je m’abstiens de tout commentaire au sujet de sa cousine, ça ne la concerne en rien. Elle ne peut pas comprendre ce que nous ne saisissons pas nous-mêmes. La certitude, c’est que je ne m’excuserai pas, je l’ai déjà fait à ma manière avec Sky. Il n’y a qu’auprès d’elle que je dois rendre des comptes à ce propos, pas à cette gamine qui boit encore du chocolat chaud, incapable de ne pas s’en mettre partout.
La moustache chocolatée autour de sa bouche m’empêche de prendre ses menaces au pied de la lettre.
Au bout de plusieurs minutes, peut-être dix, Sky revient, affublée d’un jean boyfriend, de bottines noires du style motardes à petits talons, ainsi qu’un pull à capuche de couleur lilas. Mes sourcils s’arquent à la verticale, je ne l’avais jamais vue avec un sweat avant de lui prêter le mien il y a des semaines. Mis à part en soirée, je ne l’avais presque pas aperçue sans son manteau à cause de la fraîcheur extérieure et de l’automne qui a rapidement pointé son nez à la rentrée. Ça lui va bien. Ses cheveux attachés en une queue-de-cheval dégagent sa nuque fine et son cou. Elle arbore ce rouge à lèvres qui me fait complètement vriller à chaque fois que je le vois sur elle, framboise ou quelque chose du même genre. Je ne suis pas doué pour mettre des noms sur les rouges à lèvres, je ne me maquille pas. Je ne juge pas les mecs qui le font, ce n’est juste pas ma came.
— Qu’est-ce que… tu lui as dit ? interroge-t-elle sa cousine,
suspicieuse.
— Rien de spécial, tergiverse Jessie, en haussant les épaules. L’œil perplexe de Sky pointé dans ma direction, je simule mon
incompréhension face à la situation. Les méthodes de dissuasion de Jessie s’avèrent louables, elle s’inquiète pour Sky.
— Je suis prête. On part à pied ou… ?
— On peut prendre les chiens, si tu veux, lui proposé-je. Nous déambulons jusqu’à l’entrée. Sky a l’air de tenir à ses chiens
comme à la prunelle de ses yeux. Cette idée se confirme dès que son visage s’illumine. Je ne lui ai pourtant pas offert la lune. Elle prépare la laisse de ses boules de poils et elles ne tardent pas à débarquer telles des fusées qui ont parfaitement compris qu’elle allait les promener. Elle enfile le collier de sa chienne qui lui gratifie une léchouille dans le cou l’air de rien, lui arrachant un sourire. C’est fou comme ces chiens semblent l’apaiser, la rendre plus joyeuse alors qu’ils ne font rien d’autre qu’exister, graviter autour d’elle, la coller sans cesse et lui réclamer des caresses.
— Oh oui, mon tout beau, je sais que tu es pressé de sortir de la
maison, ricane-t-elle en grattant chaque côté de la tête de Jacobo, en se tenant accroupie face à lui.
La lumière qui se dégage de son visage me subjugue, je l’ai rarement
vue sourire avec autant d’éclat, de joie. Elle ne feint pas. Ils font partie de son monde, sont chers à son cœur, et le mien s’emballe en découvrant cette image d’elle, si belle et… heureuse.
Elle réalise que je les considère sans discrétion et rougit en se pinçant
un peu les lèvres d’embarras. Pourtant, ce n’est pas moi qui la jugerais de converser avec ses animaux. Je ne trouve pas cela étrange. Ils ont une âme, un cœur et un cerveau. Ils comprennent des tas de choses, il ne leur manque que la parole pour que l’on puisse dialoguer. Kate a un chat, certes, il est con comme mes pieds, mais il n’est pas méchant. Chaque fois que je suis allé chez elle, il n’arrêtait pas de me suivre, jusqu’à la porte des toilettes. À croire qu’il pouvait percevoir les ombres qui m’habitent, qu’elles ne lui fichaient pas la trouille. Les boules de poils de Sky n’ont eu de cesse de me scanner à leur façon également et je me suis vaguement interrogé sur le fait de si oui ou non, elles ressentaient toutes mes émotions : ma nervosité, mon anxiété, ma frustration, mon envie.
Sky n’a pas le temps de m'annoncer qu’on va y aller que quelqu’un sonne à la porte. Jacobo aboie, elle sursaute avant d’ouvrir le battant et le referme aussitôt alors qu’une femme autour de la cinquantaine se tient face à chez elle : la même que devant la fac l’autre jour. Toutes couleurs désertent son visage, on dirait qu’elle vient de voir un fantôme. Elle semble même au bord du malaise. Je me rapproche davantage et j'encercle son poignet de mes phalanges.
— Sky ? marmonné-je pour tenter de savoir si elle se sent mal. Tu veux que je la vire ?
— Sky ! Je t'en prie, ne fais pas l’enfant, la réprimande la quinquagénaire qui se trouve dehors.
Le ton pressant de cette femme me contraint à froncer les sourcils et grincer des dents. Pour qui se prend-elle, celle-là ?
— C’est une mauvaise blague, pas vrai ? décrète Jessie, de façon rhétorique. Passez par la cuisine et je me charge de la dégager d’ici.
— On ne va pas se comporter comme des gamins, parce qu’elle ne veut pas comprendre que je ne souhaite plus la voir, décrète Sky, l’air déterminé.
— J’appelle la police ? Ce serait radical, elle n’aime pas attirer les regards, brocarde Jessie, ce qui n’amuse pas Sky.
Ne lui répondant pas, elle ouvre la porte d’entrée d’un geste vif. La quinquagénaire, encore sur le seuil, nous dévisage à tour de rôle d’un air hautain.
— Enfin, tu deviens raisonnable !
— Va-t’en d’ici, Eléonore. J’ai d’autres projets pour aujourd’hui, que de supporter tes états d’âme. Je suis déjà au courant de la nouvelle : Terrence et toi, vous divorcez. Le message a été transmis, désolée pour vous, mais ça ne me passe par-dessus la tête. Vous deux, séparés, sera plus profitable pour cet univers.
Elle l’oblige à reculer, en débarquant avec les chiens dehors, je la suis en silence bien que je sente l'œil venimeux de sa génitrice posé sur moi. Décidément, c’est jour de fête ! Je n’en demandais pas tant !
— Cesse de te comporter comme une enfant, on peut discuter de façon civilisée toutes les deux. J’ai quand même effectué tous ces kilomètres pour te voir, déclare-t-elle comme s’il s’agissait du plus grand des fardeaux pour elle.
— Oh, je suis vraiment désolée, Eléonore. Je suis sûre que ces heures
de route ont été un véritable enfer pour toi, ironise-t-elle.
— Tu n’as plus rien de commun avec ma fille, souffle-t-elle, dépitée. — À qui la faute ? Non, tu sais quoi, surtout ne réponds pas,
s’empresse-t-elle d’émettre. Je suis déjà passée par là, je n’ai pas envie de recommencer. Pousse-toi de mon chemin, je dois sortir mes chiens.
Eléonore se recule davantage pour dévier son corps d’un quart de tour,
puis elle se met à quitter l'allée en vue de suivre Sky sur le trottoir. Me sentant clairement de trop, ça me démange de virer cette bonne femme, seulement, je crains d’envenimer les choses.
Elle continue à me scruter d’une drôle de manière tout comme les
chiens, j’en déduis qu’elle ne les apprécie pas. Moi, en revanche, je n’en suis pas certain. Je me moque bien de son opinion, je n’ai pas besoin de son assentiment. Le poing sur la hanche et le front plissé, elle se pointe devant Sky pour lui barrer la route, semblant perdre patience.
— Je comprends ta colère, et rien ne pourra effacer le passé, consent-
elle. Je t’ai déjà dit que j’étais désolée, je le pensais véritablement, ajoute-t-elle, un ton en dessous laissant présager sa culpabilité.
— Trop tard, beaucoup trop tard, chuchote presque Sky. Pressés, les chiens se mettent à chouiner sans doute également parce
qu’ils ressentent la tristesse de Sky.
— Tu es prête à écouter un garçon davantage attiré par l’argent que
par toi, mais pas pour ta mère qui se soucie de toi, quand bien même ce que tu penses. Pourquoi crois-tu avoir réussi à t’inscrire à Saint-Andrews ?
Cette histoire ne sent pas bon du tout. Le souffle de Sky se coupe
brutalement dans sa poitrine, je n’ai pas la nécessité de voir son visage pour saisir qu’elle aussi a capté qu’il y avait anguille sous roche.
— Quoi ? balbutie-t-elle, déconfite.
— J’ai pratiquement supplié ton père pour qu’il donne des fonds à
cette école pour que tu puisses l’intégrer. J’étais prête à, à peu près, n’importe quoi pour que tu fasses quelque chose qui te plaise, que tu te sentes mieux. Tes excellents résultats scolaires n’étaient pas suffisants pour Saint-Andrews, le trou de trois ans dans ton dossier scolaire a fait tiquer le comité de sélection. Ce n’est pas non plus ton héritage ou une quelconque bourse qui paie les frais de scolarité, soit réaliste, Sky. C’est Terrence. Le doyen lui mange dans la main, ils se sont connus, il y a des années.
— Tu mens ! J’ai passé un entretien avec le doyen, Fiona était présente lorsque j’ai reçu ma lettre d’admission, quand j’ai envoyé les formulaires. Le chèque venait de mon compte et…
Elle ne termine pas sa phrase, réalisant peu à peu la supercherie dont elle a été la victime.
— Ton père a jugé bon de m’écouter et de débloquer des fonds pour que tu puisses faire ce qui te chante, le temps de te rétablir de… tout ça. Il n’y a jamais eu d’héritage. Il n’y a qu’à la mort de Terrence que tu pourras y prétendre, et à certaines conditions, il s’en est assuré.
— C’est bon, j’en ai assez de vos conneries, interviens-je en sifflant entre mes dents tant mes nerfs sont mis à l’épreuve. C’est quoi votre but en venant lui raconter des trucs pareils ? Lui montrer que vous tirez toujours les ficelles dans son dos ? Vous ne lui avez pas suffisamment gâché la vie jusqu’ici ? Ouvrez vos putains d’yeux et réalisez l’erreur monumentale que vous avez commise au lieu de jouer les hautaines avec vos histoires de fric !
— Je ne te permets pas de t’adresser à moi de cette manière, petit avorton. Qui es-tu pour ma fille, d’ailleurs ? grommelle-t-elle en me dévisageant de la tête aux pieds.
— Ça, ce ne sont pas vos oignons, réponds-je, en lui rendant la politesse.
Blasée par mon comportement, elle hausse les sourcils. Son regard déambule jusqu’à ma Porsche, il revient dans ma direction pour me lancer son venin.
— Je suppose que ceci est ta voiture ? Un cadeau de tes parents, j’imagine. Es-tu aussi insubordonné avec eux, en ne réalisant pas la chance que tu as de pouvoir fanfaronner avec ?
— Ne vous en déplaise, je n’ai besoin de personne pour me faire de cadeaux. J’ai vécu sans mes parents, et je n’en suis pas mort, bien au contraire. Sky saura se débrouiller sans vous, elle s’en sort déjà très bien. Sachez une chose, le doyen de Saint-Andrews et moi avons le même sang. Cette fac ne saurait se passer d’une étudiante telle qu’elle. Si elle devait avoir à l’avenir des soucis d’argent, il lui serait probablement octroyé une bourse d’études. Et quand bien même celle-ci ne lui était pas attribuée, je m’assurerai de l’aider, lui cloué-je le bec.
OceanofPDF.com