Unstable feelings - T2

Ellen Stuart · Chapitre 21 sur 51

Pages du PDF

Unstable feelings - T2

ch018

Chapitre 18

 

Lysandre

 

#Je dois te voir dans mon bureau à la fin des cours. Jeff.

Je soupire en lisant ce texto qui vient de mon oncle. Quelque chose m’annonce que ce rendez-vous n’aura rien d’agréable encore une fois et je m’attends à un autre foutu traquenard de sa part, cependant je ne me défilerai pas.

#Je serai là. Pour 17 heures précises.

— Ça va ? m’interroge Colin alors que j’écrase le mégot de ma cigarette sous la semelle de ma godasse.

— Jeff veut me voir.

— Ouh, ça ne sent pas bon ça, non ? Tu crois qu’il va te parler de Sky ?

— Certainement, mais il risque vite de déchanter quand il comprendra que ses menaces ne prennent pas avec moi et que je n’en ai rien à foutre.

Mon ami me scrute longuement avant de soupirer lourdement.

— T’es au courant de ce qui se trame entre Logan et cette fille-là ? Merde, c’est comment déjà son prénom ? s’interroge-t-il bassement. Erika ! Apparemment, elle ne peut tellement plus se passer de lui qu’elle le harcèle, lâche-t-il d’une voix grave.

— Que veux-tu que ça me fasse ? Ce ne sont pas mes oignons,

rétorqué-je en haussant les épaules.

Une moue dubitative naît sur ses lèvres un peu bleues, tant il fait froid

cet après-midi.

— Il est arrivé un truc étrange entre vous trois, pas vrai ? me

demande-t-il à reculons. Je ne sais pas ce que c’est, mais si avant tu faisais au moins l’effort de le supporter, ce n’est désormais plus le cas. Tu as l’air en pétard contre lui, et lui, à la ramasse. Il n’est pas comme d’habitude.

Je plisse le front.

— T’entends quoi par “il n’est pas comme d’habitude” ? répliqué-je,

intrigué malgré moi.

— Il est plus nerveux. Il s’est fâché contre elle, ce n’est pas son genre.

Il drague beaucoup, mais n’est jamais méprisant avec les filles. Il y a un truc louche, je l’ai senti… tourmenté par un truc dont il ne souhaite pas parler.

Probablement parce que je suis beaucoup moins dans son sillage pour

lui permettre de jouer avec mes nerfs. Ou simplement parce qu’il n’est pas capable d’assumer ses conneries, à commencer par ces foutus textos dont je suis persuadé qu’il est l’expéditeur. Logan est un branleur qui n’a jamais eu la force nécessaire pour faire mal, pourtant, il s’est amusé à plonger dans ce genre de merde. Et concernant cette fille, Erika, il n’a que ce qu’il mérite. À quoi s’attendait-il au juste en l’approchant ? Elle n’allait pas lui lâcher la grappe étant donné ses addictions.

— Tu vas lui parler ?

— En quel honneur ?

— C’est notre ami, dit-il comme s’il s’agissait de la réponse à tous nos

problèmes.

— Il a une putain de conception de l’amitié alors : il a voulu se taper

Natalia pendant que nous étions ensemble. Il m’enfoncerait la tête sous l’eau s’il en avait l’occasion et il passe son temps à me défier, à me provoquer. Il a aussi…

— Dragué Sky, oui, c’est vrai, admet-il. Mais reconnais que sans ça,

tu ne serais même pas avec elle, maintenant, raille-t-il en relevant un sourcil sardonique. Toi, t’as couché avec cette fille, donc…

Les poils de mes bras se hérissent sur-le-champ en l’entendant

déblatérer ces conneries que je ne veux surtout pas entendre ni assumer. Je le dévisage aussitôt.

— Relax, je ne dirai rien. Ce ne sont pas mes oignons, après tout.

— Comment tu sais ça, putain ? grommellé-je.

— À notre repas du Nouvel An, quand il s’est pointé avec elle. Elle avait l’air un peu trop intéressée et lorsqu’elle est allée aux toilettes, il a lâché un truc qui laissait supposer que vous aviez fait des choses tous les deux. Une phrase du genre : “j’espère qu’ils ne vont pas encore baiser ensemble”. Je crois qu’il est jaloux et qu’en même temps, elle l’insupporte. J’ai clairement du mal à comprendre vos histoires. Tu sais ce que tu fais, pas vrai ? Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais… bredouille-t-il enfin.

Je l’interromps, j’ai conscience de ce qu’il s’apprête à dire, et il se trompe lourdement à ce sujet.

— J’étais déchiré, c’était bien avant qu’il ne se passe quoi que ce soit avec Sky. Jamais plus je ne la toucherai, OK ? Je lui ai bien fait comprendre qu’elle ne m’intéressait pas. Putain… réalisé-je subitement en me remémorant ses propos. Laisse-moi deviner, c’est pour ça que Rose m’a ensuite dévisagé toute la soirée ?

— Ouais, je l’ai imploré de ne pas s’en mêler, que les paroles de Logan n’étaient pas toujours à prendre avec sérieux, mais je ne suis pas certain qu’elle ne fourrera pas son grain de sel. Assure tes arrières avant que les filles te pulvérisent, plaisante-t-il.

— Ce n’est pas drôle, bordel ! J’en ai marre de ces conneries !

Nerveusement, ma main gratte l’angle de ma mâchoire dépourvue de barbe.

— Que vas-tu faire, du coup ?

Tandis que nous gagnons le parking, il retire son bonnet avant de le fourrer dans l’une des poches de son blouson. Il ouvre les portes de sa voiture alors que nous nous tenons à cinq mètres du véhicule.

— Je ne lui dirai rien.

— Lys, les secrets, c’est la mort assurée dans un couple, siffle-t-il entre ses dents.

— Crois-moi, si elle savait, ce serait pire. Tu n’es pas au courant de tout, Colin. J’ai VRAIMENT déconné avec cette fille et je n’ai clairement pas envie qu’on le découvre, alors, non, je vais fermer ma gueule. Maintenant, désolé, ce n’est pas que je suis mal avec toi, mais mon abruti d’oncle souhaite me voir.

— OK, tu fais comme tu le sens. Je garderai le secret. Je voulais juste

que tu sois conscient des risques.

— Je sais.

 

☆☆☆

 

Pour regagner le bâtiment dans lequel se trouve le bureau de Jeff,

j’arpente le chemin bétonné du campus, même si je ne suis pas pressé d’en prendre plein les dents. Mes poumons ont eu leur dose de nicotine pour me donner l’illusion que cela me rendra peut-être un peu plus courageux pour affronter les conséquences de mon obstination. 

Je m’empare de la poignée de la lourde porte en bois, puis toque trois

fois sur le battant avec l’air faussement assuré. La voix de Jeff me parvient rapidement :

— Entrez !

Je ne tarde pas à le rejoindre. Installé derrière son bureau, le dos droit

comme un i contre sa chaise, sa cravate est parfaitement nouée, ça sent le tabac, mais je m’en fiche. Un pli barre son front avant qu’il ne me dise :

— Pile à l’heure, incroyable ! s’étonne-t-il. Il y a un temps où il fallait

user de stratagèmes pour te voir dans ce bureau.

— Je n’ai pas toute la soirée, soupiré-je. Que puis-je pour toi, Jeff ? — Je souhaitais avoir de tes nouvelles. On ne s’est pas parlé depuis

des semaines, petit ingrat !

Ne tombant pas dans le piège de son piètre numéro, je lève les yeux au

ciel.

— Si tu t’asseyais pour commencer, suggère-t-il. — Je suis bien debout, vieux chnoque. Je suis en pleine forme,

contrairement à toi.

Il s’esclaffe face à la vacherie que je viens de lui lancer sans scrupule. — Ce n’est pas ce que me disait ton père il y a peu. J’ai su pour ton…

overdose, déclare-t-il plus sombre. C’est quoi ces conneries ? Depuis quand tu trempes dans ces trucs-là ?

— Mets-toi à la page, mon vieux. Je ne touche plus à rien, je suis aussi

clean qu’un bébé qui vient de naître. Et surtout, tu perds ton temps en essayant de m’amadouer avec quelque chose qui est arrivé il y a des semaines. Dis-moi plutôt ce que je fous ici.

Jeff se tripote le menton une seconde avant de capituler.

— Je l’admets, il y avait aussi une autre raison au fait que je désirais te voir, mais cela ne m’empêche pas de m’inquiéter lorsque j’apprends que mon neveu a failli se tuer. J’imagine que maintenant tout est logique. La baisse de tes résultats scolaires, ta nervosité…

— Abrège. J’ai déjà entendu les sermons, les tiens ne m’apporteront rien de plus, sifflé-je, exaspéré.

— Pour l’amour du ciel, vas-tu t’asseoir ! Terrence Buchanan est à Saint-Andrews, il souhaite s’entretenir avec toi. J’ai refusé de lui remettre l’adresse du manoir, je préfère qu’il te parle ici.

Évidemment, je ne bouge pas d’un pouce, pire, je me tends davantage. Je sentais la merde arriver, mais il faut croire que l’autre salopard désire passer à l’offensive. Très bien, je l’attends au tournant !

— Que me vaut ce plaisir ? l’interrogé-je, ironique, avec un petit sourire mauvais.

— Je suppose que c’est en lien avec sa fille. Je ne suis pas devin, Lysandre.

— Pourquoi ça ne me surprend pas ? Tu es un foutu vendu, Jeffrey. Tu vendrais ton âme pour un peu plus de prestige, d’argent, grondé-je.

Mécontent de ma réflexion, mon oncle plisse les yeux.

— Tu ne sais pas de quoi tu parles, tu es ridicule, se défend-il. J’essaie de faire renouer un père et sa fille !

— Sans te soucier de ce qu’elle souhaite ? Laisse-moi rire ! Buchanan n’a qu’à venir, je ne changerai pas d’avis, ça, tu peux me croire sur parole.

Nous sommes interrompus par quelqu’un qui toque à la porte. La chair de poule me gagne jusqu’à la racine des cheveux. Je sais pertinemment de qui il s’agit. Je n’ai pas peur, j’appréhende seulement ce qu’il pourrait être capable de fomenter pour remettre ses pattes sur Sky. C’est après tout un homme politique. Qui sait ce qu'il est en mesure de commettre pour obtenir ce qu’il souhaite ? C’est monnaie courante pour eux de mentir, trafiquer des sales coups en vue de dégoter la victoire. 

Au moment où Jeff lui assène qu’il peut entrer dans son bureau, j’effectue une rotation sur moi-même. Je me retrouve face à un quinquagénaire, grand, roux à lunettes, affichant un air déterminé et autoritaire sur la tronche. Ce qui ne m’intimide pas. Je suis un Carmichael, les hommes de pouvoir ne me fichent pas la trouille, j’en connais un bon paquet. Ils ont tous la même dégaine que ce salopard qui croit m’impressionner.

— C’est lui, je suppose, dit-il en me détaillant de la tête aux pieds

avec curiosité.

Je ne déchante pas, loin de là. Je lui confère la même attention,

quoiqu’avec bien plus de dédain, car je ne l’apprécie pas. Je ne lui mangerai pas dans la main. Je me fiche de ce qu’il pourrait bien vouloir m’offrir en compensation. Sky n’est pas un jouet dont nous pourrions disposer à notre guise.

— Joli garçon, je dois bien l’admettre. Je me suis pas mal renseigné

sur toi, cela dit, débite-t-il en ouvrant le pan de sa veste de costume noir.

— Quel honneur ! Vous avez tant de temps à perdre au Sénat ? — Ce que j’ai appris n’était pas très glorieux. À ta place, je prendrais

un autre ton avec moi.

Je m’esclaffe malgré moi. Cette situation est surréaliste. Se rend-il

compte de combien ça l’est ? Il veut diriger sa fille comme l’un de ses larbins en osant penser une seconde qu’elle se pliera à sa volonté ? On voit qu’il ne connaît rien d’elle, ou qu’il s’en fiche royalement.

Oh que oui, il s’en fout ! Il ne lui aurait pas fait tant de mal autrement

!

— Je n’aime pas du tout l’idée que ma fille s’amourache d’un fêtard

drogué qui a frôlé l’échec scolaire, me morigène-t-il. Mais je ne suis pas si surpris dans le fond. Sky est trop sensible, elle aime me faire sortir de mes gonds. D’abord, avec ce professeur de musique, puis cette satanée erreur qui m’a coûté autant de temps que d’argent, soupire-t-il, accompagné d’une grimace.

Je m’attendais à son mépris à mon sujet, ça ne m'atteint aucunement,

car j'ai parfaitement conscience qu’il essaie seulement de toucher là où ça fait mal. En revanche, mon sang frémit dans mes veines en l’entendant parler de Lucy de cette façon. Ça me révolte carrément, Jeff m’adresse un œil perdu. Il ne sait pas de quoi il s’agit. Évidemment ! Il ne se vanterait pas au sujet de sa fille qui est tombée enceinte à dix-sept ans. Trop honteux pour ce salopard ! Plus je reste dans la même pièce que cet enfoiré sans cœur, et plus j’ai envie de lui en coller une. C’est putain de viscéral, là !

— Et je compte sur toi pour la ramener à la raison, cette crise a assez duré. Je me moque bien de ses reproches tant qu’elle va à Milan comme c’était prévu. Tu l’as déjà entendue jouer, mon garçon, je sais que tu peux comprendre qu’ici, elle perd son temps. Romps avec elle.

Même si j’avais prémédité le déroulement de cette conversation, l’entendre me mendier une rupture non sans perte et fracas, pour la faire souffrir et fuir à l’autre bout du globe, me file de foutus frissons désagréables. L’idée qu’elle s’en aille me donne des sueurs froides.

Je pourrais la blesser, je le ferai très certainement un jour ou l’autre, je ne désire pas pour autant m’avouer vaincu ni baisser les bras. Les propos de Rose font écho dans mon esprit : “Ne sois pas nullissime au lieu de déjà commencer à te morfondre et te blâmer pour des choses que tu n’as pas encore faites ! La quête du bonheur n’est pas facile. Il faut se battre tous les jours pour parvenir à y goûter ne serait-ce qu’un fragment. Si tu ne veux pas être un salaud, ne le sois pas, voilà tout”.

— Et pourquoi ferais-je une telle chose ? Si vous croyez que je ne sais rien de ce que vous lui avez fait endurer, vous vous trompez lourdement, mon vieux.

Buchanan me lorgne avec insistance, comme s’il essayait de deviner les mensonges que je lui balance au visage, or il n’en est rien.

— Tu veux la garder pour toi, me sermonne-t-il. Sois réaliste une seconde : tu ne seras jamais à la hauteur pour elle. Tu ne sais pas ce que ça implique. Je désire le meilleur pour elle, ce que j’ai toujours souhaité. Continue à profiter de la vie comme avant, sans ma fille. Elle a besoin de l’aide de professionnels pour renouer avec les siens, sa passion parce que sans ça, elle coule. Elle l’a déjà fait. Tu sembles penser à tort que tu sais tout d’elle, mais tu te plantes, mon garçon. Je n’ai peut-être pas été présent ces dernières années, toutefois, je connais ses problèmes. Je ne suis pas certain qu’elle t’ait parlé de l’histoire de cette vilaine cicatrice qu’elle a au poignet.

Jeff hoquette de stupeur à l’entente de ces mots. Je ne peux pas lui certifier qu’il me ment en évoquant cette cicatrice, et je m’en veux une seconde de ne pas avoir prêté attention à ce détail. Il doit voir à ma mine que ses propos ont produit leur effet. Je ne rentrerai pas dans son jeu tordu, si je dois découvrir certaines choses, alors Sky me les confiera. C'est comme cela que ça fonctionne et elle communique bien mieux que moi, c’est une réalité. Le poids de ses blessures est trop gros pour que je ne puisse pas envisager qu’un jour, dans un moment de détresse, elle se soit volontairement fait du mal.

— Vous avez raison. Peut-être que mes motivations ne sont pas aussi

louables que je le voudrais au fond. Ce qui est certain, c’est que je prendrai soin d’elle. Bien plus que vous ne l’avez jamais fait, n'essayez donc pas de m’amadouer. Vous pourrez me sortir tous vos longs discours, je ne changerai pas d’avis. Vous n’avez jamais entendu sa souffrance ni ses besoins. Ce qui compte pour vous, c’est ce qu’elle peut bien vous rapporter comme prestige !

— Sois raisonnable, Lysandre, intervient Jeffrey. On dirait que Buchanan lui fiche la trouille. Je campe sur mes

positions, je ne céderai pas. Qu’ils aillent au Diable tous les deux !

— La ferme !

Le géniteur de Sky perd patience et Jeff s’agite derrière son bureau

avant de m’assener le coup de grâce :

— Ne m’oblige pas à te retirer la gérance des Nyx. Mes paupières se closent une infime seconde pour m’acclimater,

garder mon calme autant que possible. Sa voix et le fiel qui coule sur chacun de ses mots me sont désagréables. Un rire dément me saisit, j’aurais dû le présager. Étrangement, je m’en contrefous de la direction des Nyx. Il ne reste plus que quelques semaines de cours et tout ça sera terminé. Je suis toujours l’un d’eux, Jeff ne peut en rien changer ça.

Je préfère perdre le trône du club plutôt que Sky… — Nous y voilà, réponds-je avec un rictus caustique en le dévisageant.

Maintenant, tu n’as plus rien pour me faire chanter, mon cher Jeff. Vous ne pouvez pas m’acheter comme Joshua. J’ai plus d’argent que je n’aurais pu en désirer de ma vie. Ne m’obligez pas à vous montrer de quoi je suis capable pour qu’on me fiche la paix ! Je pourrais bien utiliser vos méthodes peu scrupuleuses pour déterrer des cadavres que vous ne voudriez pas voir revenir à la surface, les avertis-je.

— Et qu’est-ce que tu comptes faire ? ricane-t-il, méprisant. Tu n’es

qu’un gamin capricieux ! Je ne vous donne pas une année avant de vous séparer. Sky reviendra à la maison pour reprendre la musique, ce sera plus fort qu’elle.

— Oh, mais elle reprendra la musique si c’est ce qu’elle souhaite !

Elle continuera ses études à Saint-Andrews si c’est ce qu’elle veut et ses résultats scolaires ne seront jamais un motif de renvoi, alors gardez vos manigances pour vous. Pour info, j’ai déjà engagé un détective privé qui adore fouiner dans les affaires des autres, le menacé-je. 

Il blêmit légèrement, réalisant que je suis sérieux. Jeff se lève de sa chaise pour contourner ensuite son bureau. Il s’approche de moi, j’y vois une piètre tentative de me convaincre. Intérieurement, je ris. Je m’étais préparé à leurs représailles. Si Sky a besoin d’argent, je l’aiderai comme je le peux. Et si c’est d’une épaule, ce sera également le cas. Concernant notre couple, je ne suis certain de rien.

— Maintenant que j’ai entendu tous vos prétendus arguments, j’ai mieux à faire…

Buchanan fulmine tandis que j’ai l’impression que Jeff a envie de se pendre avec sa cravate. Je suis plutôt serein pour ma part, même si je viens de claquer la porte de la direction des Nyx. Sky et moi sommes libres de nos actes et pensées. Je sais qu’elle ne sera pas virée sans motifs valables de l’université, je ne suis pas inquiet. Elle est brillante, et Buchanan peut toujours attendre qu’il neige en Enfer pour que j’obéisse à ses exigences.

OceanofPDF.com