War of Hearts (French Edition)
Chapitre 29
Andrea
Cette nana, ma meuf, m’excite et m’agace à la fois ! J’ai le cerveau en vrac et le cœur qui saigne par sa faute. Je me suis retourné l’histoire dans tous les sens depuis ma découverte et pourtant je ne comprends toujours pas pourquoi Sierra a agi ainsi. Ou plutôt si, mais je ne veux pas me l’avouer. Je refuse de croire que notre relation est basée sur du mensonge et de l’intérêt pécuniaire !
Je me suis ouvert à elle ! Je lui ai accordé ma confiance !! Pire encore, j’étais prêt à l’épouser et à vivre aux côtés d’une seule et même femme le restant de ma putain de vie !!! Elle m’a tout pris… Elle m’a pulvérisé !
Je suis fou de rage en cet instant. J’ai envie de lui faire du mal, aussi mal que j’en crève depuis ce matin. Et en même temps, j’aimerais qu’elle me prenne dans ses bras, comme elle le fait quand je suis en plein trip, pour dissiper mes cauchemars. Seulement, aujourd’hui ça n’en est pas un. Non, juste la dure réalité de ma vie. Trahison, désillusion, solitude jonchent le sol de ma déplorable existence.
— Oh, c’est toi Miro, tu m’as fait peur, dit-elle dans un souffle.
Je garde le silence en proie à mes envies contraires.
— Puisque tu ne veux pas me parler, tu serais gentil de me relâcher. Je veux rentrer, je suis fatiguée, j’ai mal aux pieds et ton petit jeu n’arrange rien à mon agacement… finit-elle par argumenter face à mon attitude détachée.
Mais je ne fais rien et continue de la tenir fermement entre mes mains. Tout s’embrouille dans ma tête, je peine à savoir par où commencer tant j’ai mal. Sierra perd définitivement patience et me repousse violemment de ses paumes contre ma poitrine. Je suis un instant surpris avant de la rattraper par réflexe. Je la tire avec délicatesse, mais fermeté contre mon buste en l’enroulant dans mes bras. Elle se cale et se détend quelque peu contre moi. C’est alors que j’inspire à pleins poumons les effluves fleuris qui s’émanent de sa chevelure, déclenchant en moi le top départ.
— Pourquoi m’avoir volé Bella ? susurré-je au creux de son oreille.
Elle se raidit instantanément.
— De quoi parles-tu ?
— Pas de ça entre nous, tu le sais très bien.
Les battements de son cœur se font plus présents me permettant de les percevoir sur ma peau. Je l’ai ferrée et elle vient de le comprendre. Maintenant, voyons de quelle façon elle compte s’en sortir.
— Ça ne devait pas se passer comme ça…
— Tu m’étonnes, craché-je.
Elle se débat et tente de se défaire de ma prise, mais je l’en empêche. Je la fais tourner avec force pour la plaquer contre le premier mur qui se présente à moi. Son corps tape violemment contre le panneau et ma main vient encercler son cou délicat. Je me shoote, encore, de son odeur. Elle enivre mes sens à tel point que j’ai un mal effarant à contrôler mes pulsions. Je me jette sur ses lèvres de ma bouche lui volant une série de baisers semblable à un match de boxe. Nos dents s’entrechoquent, nos pulpes se fendent sous les assauts enfiévrés de nos gestes. Je mords sa lèvre inférieure et elle répond en m’aspirant la langue avec érotisme. Mes mains s’accrochent à son visage et je l’embrasse comme si ma vie en dépendait. En un sens ça a toujours été le cas. J’en ai pleinement conscience à cet instant ce qui me met davantage à terre.
Je meurs d’envie de la sentir plus près de moi. J’ai besoin de sentir sa peau sur moi. Il me la faut, ici et maintenant. Sans lui demander la permission, je mets un terme à notre joute, j’attrape sa jambe et la relève sur ma hanche. Je glisse sans grande délicatesse mes doigts sous la barrière de sa lingerie. Nos regards s’accrochent au même moment. Ses prunelles chocolat me transpercent pendant que sa bouche insolente me dit : baise-moi…
Ni une ni deux, je laisse aux commandes la bête assoiffée de sexe que Sierra a réveillée quelques minutes plus tôt. Je crochète son string du bout de l’index avant d’aventurer mon majeur entre ses plis humides. Putain de merde, je vais tout lâcher dans mon froc si je ne me magne pas… Je la pénètre de mon doigt et capturant de nouveau sa bouche. Je caresse directement son point G tenant à la mettre dans un état en accord avec le mien. Sierra gémit sur ma langue alors que j’insère mon index. De mon autre main, je défais ma ceinture afin de laisser libre cours à mon désir et mon érection. Je récupère mes deux doigts en même temps que je cesse de tourmenter ses lèvres et les lèche de ma langue. Je la provoque et plante mon regard possédé dans le sien en simultané avec les doigts que je lui tends. Sierra s’empresse de faire de même et goûte à son tour le fruit de son excitation.
Je profite de cette vision érotique pour m’enfoncer en elle jusqu’à la garde. Elle hoquète de plaisir sous mon intrusion pendant qu’un râle de plaisir s’échappe de ma gorge. Je reste immobile un court instant pour mémoriser chaque sensation de bien-être que sa chair m’offre en m’accueillant. Je me gorge de cette parenthèse enivrante pour pouvoir y penser et repenser encore et encore une fois que je serai seul. Le besoin de la posséder reprend le dessus sur ma mélancolie. Je commence par quelques légers va-et-vient avant d’imposer un rythme plus soutenu. Nos bassins cognent l’un contre l’autre à l’unisson avec les battements du corps de Sierra contre le mur. Pris de frénésie, je m’engouffre inlassablement entre ses lèvres en quête de liberté et de bonheur absolu. Je suis aux portes de la jouissance et égoïstement, je ne m’attarde pas sur l’état de Sierra. Je souhaite la punir en quelque sorte d’avoir tout gâché entre nous pour du fric. J’intensifie mes mouvements et la prends plus fort et plus vite afin de basculer et de me vautrer dans une mer divine d’extase. De cette façon, je lui donne tout de mon être au sens propre comme au figuré. Voici mon cadeau ultime de point final.
Mon adieu.
Je me dégage d’elle, laissant retomber sa jambe de ma hanche pour me rhabiller en vitesse. La bulle envoûtante dans laquelle j’évoluais vient de m’exploser à la tronche. Je me sens comme une merde. Je regrette amèrement ces dernières minutes. Je n’avais jusqu’à présent jamais utilisé Sierra comme défouloir… non, jamais. Il faut pourtant croire qu’il y a un début à toute chose. Mon comportement me file la gerbe ! Je suffoque… J’ai besoin de mettre le plus d’espace possible entre cette veuve noire et moi. Et, je doute de m’y être pris de la bonne manière pour la mettre sur la voie. Alors, je décide de clarifier la situation.
— C’est terminé !
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