War of Hearts (French Edition)

Marjory Kenlay · Chapitre 3 sur 52

Pages du PDF

War of Hearts (French Edition)

Chapitre 3

 

Andrea

Je devais parler business avec Luciann ce soir, mais cette petite bombasse vient de faire changer mes plans pour les deux prochaines heures. J’avais grand besoin de me changer les idées. Donc quoi de mieux que le sexe pour cela ? Même si j’ai peu de doutes sur les intentions de la petite brune, j’ai besoin d’entendre son consentement pour continuer.

— Tu as envie de moi Sierra ? demandé-je au creux de son oreille.

— Tu n’imagines pas à quel point… susurre-t-elle en plongeant ses iris chocolat dans les miens.

— Alors suis-moi, Chérie, lancé-je en lui tendant la main.

Ma distraction de la soirée noue ses doigts aux miens en calant ses pas sur ma démarche. Cette nana me fait un drôle d’effet. Elle m’excite c’est certain, mais pas seulement. C’est davantage primaire, comme animal. J’ai soit trop bu ou alors pas assez, car mon cerveau déraille. La journée a été longue et elle se fait bien sentir sur mon attitude. Je dévale les escaliers en tirant la jolie brunette dans ma course. Nous atteignons la salle principale du rez-de-chaussée et je nous dirige vers la porte de service. J’entre le code secret du digicode, le panneau en métal se déverrouille. Nous nous y engouffrons. Le brouhaha de la salle s’atténue au moment où la porte se referme derrière nous. Je jette un regard espiègle à Sierra par-dessus mon épaule.

— Comment connais-tu le code d’accès ? Et où m’emmènes-tu ? me questionne-t-elle de sa voix sexy en diable.

En guise de réponse, je pose mon index sur ses lèvres gourmandes dans un « chut » mystérieux. Le sourire victorieux, j’accélère le pas. Pour enfin atteindre mon but. Avant de pénétrer dans la salle de repos, je la plaque contre le mur. De mon genou, je lui écarte doucement les jambes tout en appuyant mon bassin contre son ventre. Nos bouches ne sont plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. J’ai une envie bestiale de la bouffer, tant mes sens sont en émois face à elle. Pantelante, son buste monte et descend rapidement. J’en profite pour caresser son cou de la pointe de mon nez en remontant jusqu’à son oreille. Ma respiration saccadée reflète l’état de mon excitation extrême.

— Tu as encore la possibilité de tout stopper d’un claquement de doigts. Je n’en ai absolument pas envie, sois-en sûr… Alors, toujours partante Chérie ? insisté-je la voix traînante ne voulant pas de malentendu. 

C’est si vite arrivé et par le passé je n’ai pas été assez vigilant. J’en paye encore le prix aujourd’hui. Et la note est très salée !

— Je n’ai pas changé d’avis, souffle-t-elle dévorée par le désir.

— Parfait !

Je relâche mon étreinte sur son corps pour ouvrir la porte de la salle de repos. Je m’assure qu’aucun de mes employés ne s’y repose avant de la faire entrer. RAS, les lieux sont déserts, je guide Sierra à l’intérieur. Ses mains parcourent mon torse pendant que ses délicieuses lèvres me mangent littéralement. De ses petits doigts menus, elle agrippe les pans de ma veste, puis la fait glisser sur mes épaules. Je l’aide à m’en débarrasser ainsi que mon t-shirt. Je la fais pivoter sur elle-même et descends la fermeture éclair de sa robe fourreau. Son étoffe tombe à ses pieds. Sierra n’est plus qu’en sous-vêtements de dentelle rouge, bas et escarpins noirs. Elle l’enjambe gracieusement telle une lionne ayant flairé sa proie. Hé bordel, je suis aux anges ! Cette partie de jambe en l’air s’annonce prometteuse. J’ai le sentiment que ma vie est sur le point de prendre une tout autre destinée et les paroles explicites de Dark Horse intensifient cette idée. 

Ma belle continue de me désaper à mille lieues de mon trouble. Elle fait sauter les boutons de ma braguette puis glisse ses doigts entre le fin tissu de mon boxer et celui de mon jeans. Je ferme les yeux en inspirant profondément afin de me contrôler le plus longtemps possible. Très sincèrement, je crains fort de manquer de force mentale. J’empoigne sa nuque de la main, guidant ses lèvres vers ma bouche. C’est fini pour moi car je perds complètement pied. Cette meuf est une bombe et moi je suis le détonateur. Je fais sauter son soutien-gorge d’une main sans jamais rompre notre baiser enfiévré. J’attrape sa poitrine à pleine main et la malaxe avant d’en pincer les pointes durcies d’excitation.

— Oh putain, gémit-elle dans ma bouche.

Je passe à la vitesse supérieure, pressé de me retrouver en elle. Je lui ôte son string qui rejoint le reste de sa tenue. Du bout des doigts, elle caresse à présent mon érection désireuse de pénétrer entre ses chairs. Sa main fait des allers-retours le long de mon manche, raide comme la justice, sans ménagement quand je glisse entre les lèvres humides de sa petite chatte. Une vague de chaleur s’empare de moi dès l’instant où j’enfonce mes phalanges en elle. Son vagin se contracte autour d’eux, me faisant grogner de supplice. Après plusieurs va-et-vient me confirmant combien elle est prête, je romps notre baiser et cesse mes agissements. Je chope une capote dans la poche de mon futal avant de la placer sur ma queue, complètement au taquet. La petite brune en a profité pour s’installer sur le canapé. Cambrée, les jambes écartées, une main sur son sein gauche et l’autre titillant son clitoris, elle me regarde avec provocation. Je me rue immédiatement sur elle, suce son téton libre tout en guidant sa main pour lui donner davantage de plaisir. Sierra gémit de plus belle et je me délecte du spectacle qu’elle m’offre.

— Lève-toi et retourne-toi les genoux contre le dossier ma belle, m’empressé-je de lui dire.

Docile, la jolie brunette s’exécute tout en levant bien sa croupe dans ma direction. L’envie de lui asséner une bonne fessée me picote la main, cependant je ne suis pas certain de l’interprétation de ma belle. Je m’abstiens donc en rongeant mon frein. Il m’est cependant impossible de ne pas attraper sa chevelure à pleine main en même temps que je la pénètre. Mon membre s’enfonce centimètre par centimètre dans sa fente avec délicatesse. Douceur est le mot d’ordre, malgré la fièvre qui m’anime. Je n’ai pas l’intention de la déglinguer, à moins qu’elle me le demande, of course. Je me fais l’effet d’une trique géante ! Croyez-moi, une nana m’a rarement mis dans un état semblable ! Je ne veux pas que ça aille trop vite, je désire me délecter de chaque plongée en elle. Malgré le supplice que ça me provoque, je dois maîtriser mes ardeurs pour ne pas ressembler à un éjaculateur précoce. Je contemple avec fascination mon membre la pénétrer, pour disparaître entièrement. Sierra gémit sans retenue quand j’atteins la garde, mon bassin contre son fessier rebondi. Bordel, j’aime cette position ! Elle ondule des hanches à mesure de mes va-et-vient. Mes doigts toujours dans ses cheveux, je m’empare de son sein, puis descends vers son entrejambe. Je pince et tourmente son clito, la faisant se cambrer davantage. Ses gémissements redoublent de puissance au même titre que mes coups de boutoir. Je m’enfonce encore et m’ancre en elle dans une frénésie jouissive. La belle brune tremble sous l’intensité de son orgasme en criant mon nom. Je donne une dernière série de coups de reins et explose à mon tour en elle. Mort et transpirant d’extase, j’embrasse la peau délicate de son dos avant de me retirer pour me libérer du latex. Une fois chose faite, je me rhabille nonchalamment en la contemplant faire de même.

— Ça va comme tu veux, Chérie ? raillé-je pas peu fier de notre performance.

Sierra ramasse ses affaires et commence par remettre ses sous-vêtements. Vient le tour de sa petite robe noire, qu’elle enfile avant de se positionner devant moi. Je remonte avec lenteur la fermeture éclair de cette dernière. Et quand, je pense qu’elle ne répondra plus à ma question, elle déclare :

— Divin, mon beau mystery man… articule-t-elle en faisant volte-face.

Encore torse nu, elle dépose sa bouche pulpeuse sur ma poitrine en suivant les contours de mon cheste encré.

— Je me sauve, mes amies doivent me chercher dans tout Panam…

Elle s’éloigne de moi d’un pas alangui, puis une fois l’encadrement de la porte atteinte, elle tourne sa tête vers moi par-dessus son épaule.

— Grazie mille Miro…

Sa voix vient directement percuter quelque chose en moi. Je ne saurais dire ce qu’il vient de se produire, mais c’est inédit et perturbant. Je la regarde, comme paralysé, sortir de la pièce et de mon champ de vision. Comme un bouffon, je passe mes mains dans ma tignasse et sur mon visage avec force. Bon dieu, c’était quoi ça ?! Sierra n’est pas la première meuf que je m’envoie sur un coup de tête. C’est même devenu une routine plutôt bien rodée d’ailleurs. C’est bien aussi la première fois que je ne suis pas harcelé pour mon numéro de téléphone. 

Cette jolie brune n’y a même pas fait allusion. Des partenaires d’un soir, voilà simplement ce que nous étions. En règle générale, je m’en satisferais amplement. Or, à cet instant, j’ai comme un goût de trop peu en bouche. Trop peu de Sierra. Merde ! Je réagis comme une gonzesse là ! Je n’ai pas le temps de poursuivre mes élucubrations de gigolo que les vibrations de mon portable me ramènent à la réalité. J’y jette un œil et bien évidemment c’est Luciann.

— Ouais…

— T’es où man ? Je suis en place, je t’attends et j’ai pas envie de traîner, je suis rincé, me prévient-il, la fatigue s’entendant dans sa voix.

— Je monte !

Sans plus de commentaires, je raccroche et me resape. Puis, je quitte la pièce encore chargée de notes sexuelles. Une fois sur la mezzanine, je me jette sur la banquette où mon pote est déjà affalé, un verre de Whisky à la main, et Lucy sur ses genoux.

 

OceanofPDF.com