War of Hearts (French Edition)

Marjory Kenlay · Chapitre 40 sur 52

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War of Hearts (French Edition)

Chapitre 37

 

Andrea

 

Les heures de Luciann sont semblables à celles des coiffeurs et quand il me ramène enfin chez moi il est plus de minuit.

— Ça va aller mon pote ?

— J’avoue que ça fait beaucoup à intégrer et à digérer, commencé-je, épuisé. À présent, je sais ce qu’il en est même si c’est très dur à avaler. Sierra a morflé autant que moi, d’une façon différente et pourtant semblable à la mienne.

— La vie ne lui a pas fait de cadeau. Mais regarde le côté positif, cette vie l’a forgée et l’a fait devenir celle qu’elle est à présent. Celle dont tu es amoureux !

Mon ami dit vrai, néanmoins, je ne peux m’empêcher d’avoir mal pour elle. Je sais combien ma fiancée est forte et endurante. Aussi, de telles blessures, ne finissent-elles pas par user et anéantir à la longue ? Pour ma part, je me sens tellement fatigué de me battre contre mes démons et ce passé immuable, que j’ai hâte de balancer les armes et de mettre un terme à tout ce combat intérieur.

— Tu as sans doute raison. Il n’empêche, que j’ai la rage. Promets-moi que vous allez choper ce fils de pute et lui faire payer tout ce qu’il a osé lui infliger !

— Je te le promets mon ami ! Les heures de ce connard sont comptées. Avec le plan que nous venons d’échafauder, il n’a aucune chance d’en réchapper. Toutes les embrouilles de cette dernière semaine vont lui tomber sur le coin de la tronche.

— OK, je te fais confiance. N’oublie pas que tu as nos vies entre les mains.

— Sois sans crainte, j’en ai pleinement conscience. Tes sacrifices ne seront pas faits en vain. Il va ramasser ! Ça va être dur, je ne te le cache pas, mais tu arriveras à surmonter tout ça.

Ouais, c’est ce que je me répète en boucle depuis que nous nous sommes tous mis d’accord au hangar. Pourtant, et ce même si je suis certain du succès de ce plan, une infime partie de moi, celle du petit garçon terrorisé, est comme toujours pétrifiée de peur.

—Allez, arrête de te faire des nœuds au cerveau et pars retrouver ta belle. Demain sera un autre jour, mon frère ! Fais ce que tu sais faire de mieux, vis au jour le jour et profite de ce que la vie t’a apporté de plus beau : Sierra.

Là encore Luciann a raison, mais je ne lui dirais pas au risque qu’il prenne la grosse tête et se la joue grand sage.

—Merci mon ami, déclaré-je tout en sortant de son SUV.

Quand je pénètre dans l’appartement, avec ses lumières tamisées, le calme y est apaisant. Me voilà enfin dans ma tanière, ma bulle protectrice. Seul bémol, ma rott manque à l’appel. À présent que je suis de retour, pour combien de temps… je dois penser à remercier Livia pour la garde d’Ixa. Ça attendra demain, comme tout le reste. Mon unique désir est de rejoindre ma belle sous la couette. Je me déchausse et abandonne mes vêtements en chemin jusqu’au mini bar du salon. Après les dernières 48 heures que je viens de m’enquiller, j’ai besoin de décompresser. Je me sers une double dose de rhum et rejoins la chambre à coucher.

Malgré la faible lueur de l’éclairage, je peux avec aisance contempler dormir la femme pour qui je suis prêt à tous les sacrifices, à ma guise, illuminant sa beauté indéniable. Je ne me lasserai jamais de ce spectacle… il vaut toutes les pires folies. Je me laisse tomber dans la chauffeuse face au lit. Je photographie mentalement chaque centimètre de sa peau hâlée, sa chevelure d’ébène, ses irrésistibles lèvres boudeuses, pour les jours sans, de façon à ne pas perdre de vue mes motivations. Je bois une bonne rasade d’alcool tout en me gavant d’elle encore et encore.

Je ne sais pas vraiment combien de temps je suis resté là assis à la regarder dormir, mon verre vide à la main, perdu dans mes songes. Un certain temps à coup sûr, bien assez pour tomber de fatigue. Je me hisse jusqu’au lit qu’occupe ma belle et me love en cuillère dans son dos. Un léger râle s’échappe de ses lèvres réveillant mon érection naissante contre sa croupe. 

— Tu es rentré…

— Ouais mon ange, murmuré-je avant de déposer un baiser sur ses cheveux.

J’inspire à pleins poumons leur odeur de rose afin de capturer le plus d’elle qu’il m’est humainement possible. Pendant ce temps ma belle se dandine et se colle encore plus contre moi. Ses mouvements font grandir mon envie d’elle que je finis par ne plus pouvoir cacher. Je faufile ma main dans la couette et viens délicatement chatouiller sa peau délicate du bout des doigts. Son petit corps se trémousse davantage sous mes caresses venant accroître mon excitation. Pris de frénésie, je m’empare de son sein à la pointe dressée de désir, je joue avec et le pince avec douceur de mon pouce et index.

Sierra se cambre sous l’effet tout en gémissant de plaisir. Mes lèvres descendent jusque dans son cou pour l’embrasser avec plus de conviction. Ma main délaisse sa poitrine pour serpenter le long de son abdomen en chemin vers son bas-ventre. Sa respiration se fait plus lourde et emplit la pièce plongée dans le silence. Je faufile mes doigts entre les plis de son intimité pour enfin atteindre son clitoris. En demande de plus, Sierra écarte ses jambes jusqu’alors recroquevillées l’une sur l’autre, pour me donner un accès total.

De ma langue, je lèche mes doigts avant de reprendre là où j’en étais. J’effleure à plusieurs reprises son bouton d’extase dans de langoureux va-et-vient. La sentir tout contre moi dans ces moments-là est tout bonnement fabuleux ! Sierra prend sans complexe les ravissements que je lui donne et en redemande de ses gémissements délicieux. Son plaisir lubrifie mes doigts que j’insère avec lenteur entre ses lèvres trempées. Je m’attarde sur son point G en crochetant simultanément mon index et mon majeur.

Sierra est toute tremblante entre mes bras, en proie à une déferlante de bien-être. Ma queue, elle, est raide comme la justice, désireuse de s’immiscer entre les chaires mouillées de ma belle. Je récupère ma main afin de me libérer de mon caleçon et de me caresser à mon tour pour lubrifier mon gland avec le nectar de sa chatte. Je siffle entre mes lèvres en insistant bien sur mon point sensible, juste en dessous de mon gland de part et d’autre de ma hampe. Plus que prêt, je glisse ma queue entre ses fesses et m’y frotte frénétiquement, en jurant entre mes dents combien les sensations sont divines. Sierra, elle, exagère ses coups de reins faisant rebondir ses formes de diablesse. Je suis quasi certain qu’elle ne serait pas contre l’idée que je la prenne par-derrière. Peut-être plus tard, pour l’heure j’ai juste envie de me plonger en elle et célébrer notre amour l’un pour l’autre.

Je guide mon érection à l’entrée de son vagin et en une poussée, je la pénètre jusqu’à la garde. Je rugis de délectation, enfoui au plus profond d’elle. Tandis que ma fiancée hoquète de complaisance. Je reste immobile quelques instants pour mémoriser, là encore, combien lui faire l’amour m’emplit de joie. Puis, quand Sierra ondule du bassin, je comprends que ma diablesse s’impatiente. J’engage de légers va-et-vient en crescendo. Je finis par dégager mon bras gauche retenu prisonnier par le poids de ma tête. Je capture en mon poing la douce chevelure de ma belle, lui faisant incliner le visage vers l’arrière. J’ai de cette façon un mince accès, cependant suffisant, à sa bouche. Je vole ses lèvres des miennes sans plus attendre. Notre baiser a un goût de promesse d’amour absolue. J’accélère la cadence en nous propulsant à tour de rôle dans un gouffre de jouissance extrême, dans des cris venant se fracasser contre les murs de notre chambre.

Sans prononcer le moindre mot, je me dégage délicatement d’elle en reprenant ma position initiale. Sierra se retour face à moi pour m’embrasser amoureusement.

— Je t’aime mon amour, susurre-t-elle à bout de souffle.

 

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