La France n'a pas dit son dernier mot
Dédaignez ! - 28 septembre 2019
Je me souviens du « Meilleur d’entre nous » ; des bras levés de Juppé et des larmes de Séguin ; des « Voyez ça avec Édouard ».
Je me souviens de Marie-France Garaud : « Je croyais que Chirac était du marbre dont on fait les statues ; en réalité, il est de la faïence dont on fait les bidets. »
Je me souviens de Pasqua : « Chirac est un homme de gauche. »
Je me souviens de Sarkozy : « Chirac se fait passer pour un gentil con ; il n’est ni gentil ni con. »
Je me souviens du « bruit et les odeurs » ; de l’allocation santé de la ville de Paris réservée aux Français.
Je me souviens du « rempart contre le Front national ».
Je me souviens de « Facho-Chirac ».
Je me souviens de Chirac « ultime défenseur de la République contre le fascisme ».
Je me souviens de « Chirac va mal ; Chirac ne parle plus que de cul : il est complètement désinhibé ».
Dédaignez !
28 septembre 2019
Je lis l’éditorial en dernière page du Monde daté du 2 octobre intitulé : « Zemmour et la haine télévisée » :
On le sait depuis 1945 : les crimes contre l’humanité ont commencé par des mots.
Ceux qui ont présenté les juifs comme un peuple inassimilable et menaçant dont la seule présence compromettrait une identité nationale immuable. Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination. « Au bout de la chaîne, il y a le camp », a écrit l’auteur italien Primo Levi, à son retour d’Auschwitz…
Ces mots, cette rhétorique qui montre du doigt une partie de la communauté nationale,
normalise une distinction fondée sur l’origine, la culture ou la religion, enferme dans une