La France n'a pas dit son dernier mot

Éric Zemmour · Chapitre 122 sur 127

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La France n'a pas dit son dernier mot

Joyeux anniversaire ! - 31 août 2020

Joyeux anniversaire !

31 août 2020

Danièle Obono hurle qu’on l’assassine. La députée France insoumise est seulement victime d’une série d’été de l’hebdomadaire Valeurs actuelles qui la met en scène pour une uchronie dans laquelle elle incarne une esclave africaine sauvée par un homme d’Église. Un dessin la caricature avec un collier au cou. La semaine précédente, j’ai moi-même subi le même sort, croqué en soldat tombé du ciel pour sauver Napoléon à Waterloo. J’y apparaissais exalté et ridicule. Rien de bien méchant. Mais Danièle Obono n’a pas l’âme rabelaisienne ni voltairienne. Elle est de ces nouveaux prêtres de l’époque qui ne souffrent ni le grotesque ni l’autodérision. Elle ne supporte pas non plus qu’on rappelle certaines vérités historiques qui lui déplaisent : l’esclavage était, dans l’Afrique précoloniale, le destin inexorable des vaincus des nombreuses guerres tribales. Ce sont des Noirs qui ont vendu leurs « frères » aux Blancs. Obono s’émeut alors même que tout son discours depuis des années, repris au mot près de la matrice des Indigènes de la République de son amie Houria Bouteldja, ne cesse de rabâcher que les descendants de l’immigration africaine sont pour l’éternité victimes de l’esclavage et de la colonisation, persécutés par des Blancs, eux-mêmes trafiquants d’esclaves et colonisateurs pour l’éternité. Sans se soucier de cette contradiction, toute la classe politique, y compris le Rassemblement national, et médiatique – jusqu’au directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune lui-même – vient à la rescousse de la grandiloquente éplorée.