La France n'a pas dit son dernier mot

Éric Zemmour · Chapitre 17 sur 127

Pages du PDF

La France n'a pas dit son dernier mot

Le rêve de Mélenchon - 7 avril 2008

C’est de nouveau la propagande à la place de la science, l’idéologie à la place du savoir.

Sylvain Gouguenheim sauva sa tête. Le grand historien médiéviste Jacques Le Goff calma les ardeurs des porteurs de piques : « Son livre est

intéressant quoique discutable 6. »

Depuis lors, Jacques Le Goff est mort et avec lui, et bien d’autres, la dernière génération de grands historiens et chercheurs qui mettaient la vérité avant l’idéologie dominante.

 

Le rêve de Mélenchon

7 avril 2008

Jean-Luc Mélenchon a son air de conspirateur qui m’amuse beaucoup. L’air du trotskiste amateur de coups qu’il est demeuré depuis sa jeunesse. Il a appris que j’avais deux amis à l’Élysée en la personne d’Henri Guaino et de Patrick Buisson. Ce sont justement les deux personnages qu’il souhaite rencontrer. Il me prie de jouer les intermédiaires. Je devine, à quelques réflexions elliptiques, qu’il rêve de reconstituer la grande alliance gaullo-communiste, héritée de la guerre, qui domina la vie politique dans les années 1960, et qui empêcha la gauche d’accéder au pouvoir pendant vingt ans. Il a depuis peu quitté le Parti socialiste pour fonder une nouvelle formation, bien décidé à avoir la peau des « sociaux-traîtres » qui ont vendu leur âme sociale sur l’autel de l’Europe libérale.

Ce jour-là, je conduis Mélenchon au restaurant de l’Institut du monde arabe, où nous retrouvons Henri Guaino qui nous y attend. Puis, je me retire en souriant.