La France n'a pas dit son dernier mot
Droit de réponse - 3 octobre 2019
identité fantasmée et transforme « l’autre » en bouc émissaire, constituent le fonds de commerce du polémiste Éric Zemmour…
Son discours, prononcé au cours d’un meeting d’extrême droite organisé samedi
28 septembre par des proches de Marion Maréchal ex-Le Pen, est d’une violence insensée…
Reductio ad Hitlerum. Dès les premières lignes, l’éditorialiste du Monde ne s’embarrasse pas de nuances. En lisant cette prose vindicative, et le tombereau d’injures que je reçois sur les écrans ou les réseaux sociaux, je songe soudain à une page de Choses vues dans laquelle Victor Hugo réconforte un de ses amis qui lui avoue ne pas supporter les critiques et les polémiques dont il est l’objet :
Moi qui vous parle, est-ce que je ne lutte pas depuis vingt ans ? Est-ce que je ne suis
pas depuis vingt ans haï, déchiré, vendu, trahi, conspué, sifflé, raillé, insulté, calomnié ? Est-ce qu’on n’a pas parodié mes livres et travesti mes actions ? Moi aussi, on m’obsède, on m’espionne, on me tend des pièges, on m’y fait même tomber ; qui sait si on ne m’a pas suivi aujourd’hui même pendant que j’allais de chez moi à chez vous ? Mais qu’est-ce que tout cela me fait ? Je dédaigne. C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue. Vous avez des ennemis ? Mais c’est l’histoire de tout homme qui a fait une action grande ou créé une idée neuve. C’est la nuée qui bruit autour de tout ce qui brille. Il faut que la renommée ait des ennemis comme il faut que la lumière ait des moucherons. Ne vous en inquiétez pas ; dédaignez ! Ayez la sérénité dans votre esprit comme vous avez la limpidité dans votre vie. Ne donnez pas à vos ennemis cette joie de penser qu’ils vous affligent et qu’ils vous troublent. Soyez content, soyez joyeux, soyez dédaigneux, soyez fort.
Droit de réponse
3 octobre 2019
J’allume la radio ce matin et j’entends :