L’Atlantide Disparue (French Edition)

Christopher Cartwright · Chapitre 79 sur 87

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L’Atlantide Disparue (French Edition)

Chapitre soixante-dix-huit

Edward examina son ami pygmée, Zanzibe.

Il avait habillé le roi dans un costume Vivienne Westwood. D'une certaine manière, il ne ressemblait plus à un enfant albinos, mais bien à un homme d'affaires riche, bien que très petit. Le personnel de sécurité de la banque ne se douterait de rien, habillé comme ça. Zanzibe sourit avec ses dents parfaitement blanches, aiguisées à la pointe du rasoir.

Edward soupira.

— Peut-être qu'il ne faut sourire à personne, mon ami.

— Très bien. Pas de sourire.

— Ok, tu es prêt ?

— Oui, bien sûr. Je suis né pour protéger l’Atlantide.

Le fanatisme n'avait jamais cessé d'étonner Edward. Son ami avait passé sa vie entière à se préparer pour l'événement de ce soir. Un seul regard sur le petit pygmée, et il savait que l'homme donnerait volontiers sa vie pour protéger l'héritage de ses Dieux.

— Très bien. Allons-y.

C'était tôt dans la soirée. La banque principale était fermée, mais sa chambre forte secrète ne dormait jamais. Le personnel se considérait comme les gardiens divins de certains des objets les plus précieux du monde, et leurs propriétaires pouvaient visiter leurs secrets vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an. Edward se présenta aux portes principales dans sa propre voiture. Une caméra de sécurité confirma son identité, puis ouvrit les portes. Il s'engagea dans l'allée de sécurité souterraine de la banque.

Un valet s'approcha immédiatement.

— Bienvenue, Monsieur Worthington. Allez-vous rester longtemps ?

Edward lui tendit les clés et répondit :

— Peut-être une heure, merci.

La chambre forte offrait un service de voiturier pour réduire le risque de braquage, car la voiture du fugitif serait garée dans le parking d'un autre bâtiment. Le directeur de nuit s’approcha, et les salua cordialement.

— Bon retour parmi nous, M. Worthington.

Edward serra la main du directeur et dit :

— Voici M. Zanzibe. Mon ami de la République démocratique du Congo, dont je vous ai parlé. Comme vous pouvez l'imaginer, il a besoin de stocker certaines de ses meilleures découvertes.

Le directeur de la banque hocha la tête. Et il le savait aussi. La DROC était synonyme de diamants de la meilleure qualité au monde, mais aussi de corruption. Un regard à Zanzibe, et il aurait instantanément imaginé un homme tribal qui aurait trouvé l'ultime diamant de sang.

— Bien sûr, par ici, messieurs.

Le valet disparut avec l'Audi d'Edward, puis les trois hommes entrèrent dans l'ascenseur. Il monta au 18ème étage. Là, le pygmée dut scanner les rétines de ses yeux et le bout de ses doigts, puis donner un échantillon d'ADN. Il choisit un mot de passe impliquant une combinaison de 42 lettres, chiffres et caractères accentués.

Zanzibe reçut le numéro de son coffre-fort. Les deux hommes entrèrent alors dans l'ascenseur et commencèrent leur descente dans l'un des coffres les plus protégés de la planète.

Edward dit :

— Ils m'ont dit que les derniers occupants sont partis il y a trente minutes. Mais pour que ce soit vrai, cela voudrait dire qu'Andrew avait déjà gagné.

— Peut-être, mon ami ? répondit Zanzibe.

— Non, ce n'est pas possible. Parce que s'il l'avait fait, rien de tout cela ne serait encore là. Il est plus probable qu'il ait fait signer quelqu'un d'autre pour sortir du coffre. Vous devriez vous préparer, au cas où on aurait de la compagnie quand l'ascenseur s'arrêtera.

— Je serai prêt.

Edward regarda à côté de lui, où Zanzibe avait déjà assemblé ses deux Uzis. Ses dents aiguisées brillaient comme une banshee. Et puis les portes de l'ascenseur s’ouvrirent.

 

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