L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

Chapitre VII

 

Ils me disent : « Combien de dollars ou de livres Vous rapportent vos chants, ces nostalgiques fleurs ? » « — Un petit vers tracé dans la plaine des livres Plus que tous vos sillons peut durer, ô planteurs. »

 

VIII

 

Parques, bientôt pour moi grinceront vos ciseaux Quand le vaisseau fatal abordera la grève. Pourtant grâce à l’espoir qui brille dans mon rêve, A chaque aube en mon cœur rechantent les oiseaux.

 

IX

 

Bien qu’il soit loin du ciel, des grives, des corbeaux, L’oiseau captif à l’aube exulte dans sa cage. J’ai chanté, loin des chœurs, dans une île sauvage, Les solitaires chants, Muse, sont-ils moins beaux ?

 

X

 

Les fenêtres sont d’or à chaque crépuscule.