L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

Stance

 

Ainsi de vous qui me plaisez

Le vapeur m’éloigne sans trêve.

Ah ! qu’il est court, le temps du rêve !

Qu’ils sont rapides, les baisers !

 

LES HUBLOTS

 

Les hublots, bleus pendant la nuit,

A l’aurore ont des couleurs vives ;

Bientôt nous serons près des rives

Où la mer indigo reluit.

Les hublots sont devenus jaunes,

Puis verts, puis d’un rose tremblant ;

Le jour nouveau monte tout blanc

Salué d’oiseaux monotones…

 

Grands hublots noirs, aux larges yeux,

Fenêtres rondes du navire,

Grâce à vous, j’admire les cieux

Et je vois la mer en délire.

Bientôt au lieu d’oiseaux marins

Qui dansent devant vous sans cesse,

Nous verrons sous les tamarins