L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

Petits Paysages

L’air est plus lumineux et le parfum plus pur. Il semble que soudain mille corolles blanches Parfument les rameaux des immobiles branches. Les sphinx ont remplacé l’essaim des papillons. Des lucioles d’or voltigent les feux blonds. Un lampyre embrasé semble un lent météore. Un palmier nain d’un feu verdâtre se colore Tandis que le taupin se pose sur son fût.

Un chien aboie, un chien caraïbe à l’affût ; Et, vers un grand figuier dont mûrissent les figues, Je vois bondir soudain deux petites sarigues.

 

PETITS PAYSAGES

 

LE FLAMBOYANT

Sous l’étincelle d’or des oiseaux-mouches braves, Le rouge flamboyant semble un volcan de fleurs ; Une averse un instant a noyé ses splendeurs, Mais le soleil couchant va raviver ses laves.

L’ARBRE INCONNU

Au bord de la savane où broutent les cabris, L’arbre en fleurs dont les fruits sont aimés des perruches Semble un grand arc-en-ciel ivre d’un bruit de ruches, Tant il est éventé de vols de colibris.

L’ARBRE ROUGE

Quand l’aube blanche et rose inonde la prairie, Il est comme un récif de corail aux cieux clairs ;