L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Le Soir
Un feu de luciole a lui dans le bambou
Et la savane où flotte une odeur de vesou Verra trembler bientôt les premières étoiles. Admire la splendeur de l’instant solennel.
Regarde par delà l’Océan et les voiles
Le soleil peindre en or le grand mur bleu du ciel.
LE SOIR
Le vent dans les palmiers chante des odes pures Et la vague blanchit le golfe lumineux ;
L’horizon est de pourpre et les pitons sont bleus Dans les grands cocotiers les noix blondes sont mûres. Les algues dans l’air frais sèchent leurs chevelures. Les sables un à un éteignent leurs doux feux. Le jour meurt. Des pluviers reviennent deux à deux Vers l’îlot où la lame a de rauques murmures, Un nuage a noyé le profil pur des monts ;
Les canots sont rentrés parmi les goémons, A l’ouest rougit encor la dernière des voiles. Viens voir pour enchanter ton cœur toujours amer, Sous l’azur éternel, où naissent les étoiles, Miroiter les déserts immenses de la mer !
LE POÈME A LA NUIT
La mer phosphorescente étincelle et reluit. Un nuage a l’aspect d’un mont couvert de glace, Une pâle clarté déchire au loin l’espace,