L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
La Mort du Petit Fol
Au loin, au loin, dans la vallée,
Pleurait la tendre voix voilée
D’un rossignol.
Aux pleurs de la nuit étoilée
Mourait d’amour dans une allée
Le petit Fol.
Tu ne sus que trop tard, Princesse,
Pourquoi s’emplissaient de détresse
Les yeux charmants ;
Et tu baisas, dans ta tristesse,
Ton doux Fol mort pour toi d’ivresse
Sans sacrements.
VACANCES
Qu’elle est légère la brise
Dans le haut tamarinier ;
Qui traduira l’ode exquise
Qu’elle dit au latanier ?
Avril sur la branche élue
Ramène les deux ramiers.
Une histoire est vite lue
Au bercement des palmiers.
Verte montagne et vous, colline,
Vous charmerez ses doux yeux,