L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Le Poète et la Beauté
Ton cœur n’aura plus de regret
Je vais guérir toutes tes fièvres
Par ma caresse sans apprêt. »…
Hymen ! Hymen ! O Hyménée !
La nuit est tendre et surannée.
Paris soudain s’est transformé !…
Et voici les hamadryades,
Dansant sous les fines Pléiades,
Au bord d’un beau fleuve embaumé !
LE POÈTE ET LA BEAUTÉ
« Beauté, criai-je, après dix ans
Je te trouve pareille !
— Rêveur, tes songes exaltants
Ont fait cette merveille.
— J’avais de ton beau souvenir
Fait ma lampe fidèle.
— Dans un cœur fervent l’avenir
Rend l’image plus belle !
— J’ai retrouvé le lys si beau
Qui manquait à la grève.
— L’amour a sauvé du tombeau
La forme de ton rêve.
— Je croyais ta fragilité
Déjà prise par l’âge.
— Rien ne peut ternir la beauté
Que protège un mirage.
— O matin qui n’a pas de soir !
Lumière enchanteresse !
Mon beau Lys, je crois te revoir