L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

Au Colibri

Il faut que ta pensée, ô poète, soit mûre,

Pour que dans un beau vers, son moule et sa parure, Elle dure longtemps et se conserve pure.

 

AU COLIBRI

 

Colibri, tous les bois fleuris sont en liesse ; Et pourtant, tu reviens au jardin de Roseau Apporter à mes fleurs ta frôleuse caresse, Ah ! de quel paradis sors-tu, charmant oiseau ?

 

LE MIEL

 

De même que le vin évoque un coteau bleu, L’odeur de ce beau miel fait revivre ta flore, Campêche blond qu’on vit l’an dernier, à l’aurore, Lourd de guêpes de cuivre et d’abeilles de feu.

 

LA MONTAGNE

 

Montagne couronnée et de lune et de rêve, C’est vers vous cette nuit que voyagent mes vœux ; Non point pour vos splendeurs qu’on voit de cette grève Mais parce que vos lacs me rappellent ses yeux.