L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Projet
N’allons pas vers New-York, ville belle entre toutes, Mais qui ne convient pas à l’esprit du rêveur, Des plaines de la mer suivons les autres routes Allant vers l’Italie et la France, sa sœur.
A SHELLEY
O toi que l’on trouva noyé dans la mer vive ! Shelley, je me sens plein d’une immense douceur, Quand je t’évoque mort, portant à la dérive, Les beaux « écrits sur l’eau » de John Keats sur ton cœur.
L’ILE NATALE
O mon pays natal, dès que je t’ai quitté
Je songe à tes palmiers, à tes buissons d’icaque ; Et sous les ciels d’hiver et sous les nuits d’été Je suis comme un Ulysse évoquant son Ithaque.
EN FACE DES FLORIDES
Ces effluves légers qui parfument la mer Dites-nous, n’est-ce pas un appel des Florides ? La nue est embrasée et le flot est sans rides Et des astres nouveaux montent dans le ciel vert.