L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Cimetière Montparnasse
A un danseur russe.
En te voyant danser, danseur éblouissant,
Je me disais : Voici le Rêve !
Ah ! je voudrais que le poème que j’achève
Eût ce beau rythme caressant.
Je regardais tes pieds légers et tes bras souples,
Tes cheveux libres et flottants,
Et mes vers se donnant la main dansaient par couples
Dans l’allégresse du printemps !
CIMETIÈRE MONTPARNASSE
In memoriam. L. T.
On laisse périr de misère
Plus d’un bel écrivain
Et plus tard on érige en vain
Une statue altière.
C’est pour vous, Amour, et pour moi
Que j’écris le poème ;
A côté de vous, bel émoi,
Ah ! que la gloire est blême !
ENTRE CHIEN ET LOUP
Ainsi que celle à Trianon
De Marie-Antoinette,
A Saint-Sulpice, de Manon