L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Chanson Triste
Jusqu’à l’heure du crépuscule.
Que l’on allume la veilleuse
Et qu’on arrête la pendule !
CHANSON TRISTE
La « Solitude » et la « Tristesse »,
Voilà le nom des deux hiboux
Qui viennent ululer sans cesse
Dans l’arbre noir des ravins fous ;
Dans l’arbre noir tordant ses branches
Au vent sinistre de la mer ;
Et sur qui les colombes blanches
Ne posent jamais leur vol clair.
LA CHANSON DU CŒUR MALADE
Au lieu de durcir, mon cœur d’homme,
Vous vous attendrissez,
Non, vous n’avez rien du surhomme
Sans cesse, vous baissez !
Il suffit d’un vapeur en rade,
D’un souvenir, d’un rien.
Il faut, comme un enfant malade
Que l’on vous mène au loin.