L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

V Innocence

Chantent dans l’air léger leurs cantiques d’amour.

 

V

INNOCENCE

 

Une petite fille aux yeux larges et bruns,

Une frêle fillette aux innocents parfums,

M’apporte une corbeille où sont les fruits de l’île : La mangue, l’acajou, la figue et la vanille.

Chère enfant dont le père est parti loin de nous, J’aime la pureté de ton regard si doux,

Si tu veux bien, enfant qui n’as pas de famille, Par la loi de mon cœur tu deviendras ma fille !

 

VI

 

Puisqu’avril nous revient, ramenant le beau temps, Nous irons, par delà les montagnes désertes, Revoir Pointe-Mulâtre où sont les mangoustans Et les cerfs roux broutant sur les savanes vertes. La maison de l’ami sera, par les jours frais, A l’ombre des manguiers et claire et pacifique ; Et tout en écoutant les rires des forêts,

Nous verrons écumer tes longs flots, Atlantique !