Traffics de femmes
L’hôpital qui se moque de la charité
dollars par jour pour vingt-cinq chambres.
Ce criminel conduisait des jeunes filles d’Arizona, de Miami, du Salvador et du Venezuela vers Cancún à des fins d’exploitation sexuelle. Toutes réglaient leurs billets d’avion en première classe ainsi que les frais de logement à une
agence de voyages, tenue par un associé du trafiquant. Elles demeuraient dans les suites de l’hôtel Solymar, propriété du producteur de pédopornographie.
Ainsi, l’argent liquide, produit d’activités illégales, était déposé sur des comptes bancaires de Los Angeles comme s’il s’agissait d’argent propre. Grâce à ces combines artisanales, quatre mois ont suffi à blanchir le million de dollars et à transformer cet argent sale en revenus légaux.
Comme si cela ne suffisait pas, un autre associé, propriétaire de casinos et d’usines de textile, avait obtenu deux prêts de 1,5 million de dollars chacun par une banque de Hong Kong, argent qu’il avait ensuite transmis au trafiquant afin qu’il rénove son hôtel. Ce dernier remboursait petit à petit la somme directement à la banque asiatique avec les recettes générées par l’hôtel.
Un autre trafiquant mexicain, associé à un homme politique important ayant été conseiller de trois présidents, responsable des services d’espionnage d’État et membre du Congrès, est parvenu à blanchir plus de 50 millions de dollars grâce à des biens immobiliers. Pour cela, il a acheté un mégayacht, qui a sombré face aux côtes de Belize et a été considéré en perte totale par les assurances. Deux ans plus tard, la compagnie d’assurances a remboursé une partie du prix du yacht, permettant ainsi au propriétaire de disposer d’argent propre sur son compte bancaire. Celui-ci n’a jamais été inquiété car, bien que le sous-parquet spécialisé en matière de délinquance organisée (SIEDO) du Mexique ait été informé de la situation, il lui était impossible de prouver l’origine réelle de l’argent. L’épouse et les fils du trafiquant possèdent en outre de nombreuses propriétés sur la Riviera Maya, achetées avec des revenus dont on ignore la provenance.