Trafic (Tome3) (French Edition)

Jessie Auryann · Chapitre 18 sur 49

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Trafic (Tome3) (French Edition)

Chapitre 14

Les retrouvailles

[Danilo]

 

J’ai enfin trouvé le sommeil. J’avoue que la came que Lorenzo nous a envoyée est pas mal, je dois le reconnaître.

— Réveille-toi ! Allez, Dani, bouge ! me secoue Andrés.

— Quoi ?

— J’ai reçu un appel de mon père, je sais où elle est !

Je le regarde encore comateux. Sans trop réfléchir, je file sous la douche. Maintenant que j’ai les idées en place, je commence à lui poser des questions.

— Bon, explique, lancé-je en me préparant une ligne.

— Tu vas encore sniffer après ce que tu t’es envoyé hier ?

— Ouais, t’en veux ?

— Non, faut qu’on garde l’esprit clair. Tu vas clamser à force.

Ça serait une véritable délivrance. La poudre me brûle le conduit qui se met à saigner.

— Putain ! Arrête ça ! hurle mon cousin.

Je l’ignore et m’envoie une seconde dose de l’autre côté.

— Ahhhh, la vache ! Elle éclate. Bon alors, elle est où ?

— Elle s’est fait stopper au Venezuela, ils nous la réservent au chaud.

— Venezuela ? Mais…

— Prépare-toi un sac, on va la récupérer.

J’attrape ce qui me tombe sous la main alors que la came me file des sacrées palpitations.

— Celle-ci c’est quelque chose ! J’ai une pêche d’enfer !

— Ouais bah tant mieux, car ce n’est pas à côté.

— On prend le jet ? demandé-je.

— Non, mon père s’est barré avec. On a une journée de voiture.

— Je conduis ! clamé-je en me précipitant vers la boîte à clés.

— Non, moi d’abord, je suis l’aîné ! gueule-t-il en tentant de me dépasser.

Une course s’improvise et nos gouvernantes se mettent à glousser, tout en nous réprimandant. J’arrive le premier et me pose au volant d’une superbe Subaru noire. La musique nous tient compagnie, la poudre aussi et nous débarquons au final bien plus vite que je ne l’aurais pensé. On se pose dans un sublime hôtel de luxe. Il nous offre une suite avec deux chambres spacieuses, séparées par un grand salon avec un billard en acajou et un bar bien rempli. L’appartement donne sur une terrasse avec une piscine à débordement. Le panorama nous apporte une vue majestueuse sur une plage de sable fin, entourée de montagnes verdoyantes. Tout porte à croire que nous sommes coincés entre jungle et mer. Le brouillard se dissipe sur les hauteurs des collines et le soleil joue à cache-cache entre les nuages.

— Putain, c’est dingue, s’exclame mon cousin aussi subjugué que moi.

On file sous la douche, s’habille de nos costumes de mafieux et nous nous dirigeons vers l’aéroport qui détient Esperanza.

— Bon allez, on va régler le problème de ma grande sœur, soupire Andrés déjà agacé.

Derrière nos lunettes de soleil, nous balayons du regard les alentours jusqu’à tomber sur un homme qui nous laisse entrer dans le service de contrôle des arrivées sur le territoire.

— Elle avait une burqa. Nous avons contrôlé ses empreintes digitales comme l’a ordonné votre père. On l’a contacté pour le prévenir, se justifie le gars.

— Vous avez bien fait, on va la récupérer, réplique Andrés en lui offrant une mallette remplie de billets.

On patiente quelques instants le temps qu’il nous la ramène et c’est une ombre noire qui s’avance vers nous.

— C’est bon arrête de te cacher, vire ça ! aboie son frère avant même de lui dire bonjour.

— Je m’en occupe, va signer la paperasse, lui indiqué-je pour repousser la confrontation.

Désormais seul avec elle, je retire le tissu. Je suis surpris par la teinte cuivrée de ses cheveux. La petite maline savait qu’on recherchait une brune.

— Salut baby girl.

Avec mon index, je redresse sa tête qu’elle garde baissée pour sonder ses…émeraudes. Putain, mais c’est quoi ces yeux bleus ! Décidément elle a pensé à tout, elle est plus rusée que je ne l’aurais imaginé. Bien qu’elle n’ait plus sa couleur d’origine, son regard reste le même et je peine à supporter la souffrance que je décrypte. Ses larmes sont au bord des paupières, elle a la mine fatiguée et il reste des marques de ce que je suppose être des coups. Cependant, elle est toujours aussi belle, voir bien plus. Elle est brisée et c’est mon cœur qui éclate devant autant de détresse.

— Ne me renvoyez pas là-bas, Dani, garde moi, ne m’en veux pas.

Comment pourrais-je lui en vouloir de fuir ce sale type ? Je caresse du bout des doigts ses blessures.

— Viens-là.

J’attire l’arrière de sa tête et la colle contre mon torse. Elle éclate en sanglots.

— Tout va bien, je suis là, il ne t’arrivera rien.

Tremblant de tout son corps, elle ne cesse de me supplier de ne pas la réexpédier auprès de son mari. Mon cousin revient d’un pas sûr, attrape son bras et l’éloigne de moi.

— C’est bon, on bouge. Avance-toi et ne m’emmerde pas, j’te préviens ! l’agresse Andrés en la poussant.

— Eh ! Sois plus cool s’il te plaît. Pas besoin de se donner en spectacle, tenté-je d’intervenir.

Nous envoyons un signe de tête à nos hommes qui se sont fondus dans la masse pour nous protéger et nous rentrons directement à l’hôtel. À peine arrivés dans la chambre, le frère saute sur sa sœur et lui balance une gifle qui la projette au sol. Je réagis immédiatement en me mettant entre eux.

— T’es malade ! hurle-t-elle.

— Tu me dégages ça et tu vas te laver cette peinture, c’est n’importe quoi ! lui ordonne-t-il sèchement en montrant ses cheveux et les décorations sur ses mains.

— Je ne suis pas ta femme, Andrés !

— Heureusement pour toi.

Ils se toisent du regard et la tension monte trop à mon goût.

— Ok, on va se calmer !

— On passe pour des gros cons-là !

— Tu ne sais même pas ce qu’il s’est passé, crie-t-elle en larmes.

Depuis quand Esperanza ose-t-elle hausser le ton ? Elle me semble avoir changé, et ce côté caractériel ne me laisse pas indifférent. Je ne sais pas ce qui a amené cette métamorphose, mais j’adore.

— Papá va te déchirer Espe, t’en as conscience ? s’adoucit-il.

— Pas quand il saura la vérité.

Andrés ricane, car comme moi, il sait que mon oncle ne la soutiendra pas, el dragón a bien trop à perdre. Ils se fixent puis il l’attrape pour la serrer dans ses bras.

— Tu m’as fait peur, petite conne.

— Je me sens bien seulement auprès de vous, pleure-t-elle à bout de nerf.

Il soupire et la lâche. Il commande de quoi manger et Esperanza se rend à la salle de bain. Pendant ce temps, je sniffe une nouvelle ligne et m’envole au nirvana.

— Eh, t’es avec moi ? me demande mon cousin.

— Non.

— J’ai exigé de la chair fraîche pour ce soir, un peu de divertissement nous détendra.

Je redescends en douceur et nous nous installons sur la terrasse pour manger un morceau.

— Tu fous quoi là, Esperanza ? réplique Andrés fermement lorsqu’elle tente de nous rejoindre.

— Je viens dîner, pourquoi ?

Il éclate d’un rire mauvais.

— On a roulé une journée entière, on t’a couru après et tu viens la bouche en cœur, mais rêve frangine ! Tu dégages dans ta piaule et tu m’oublies.

Ça c’est Andrés. Un câlin il y a une heure et il l’envoie se faire foutre la minute d’après. Le digne fils d’el dragón. La dureté de son frère la touche immédiatement et elle se sauve en pleurant.

— T’es vraiment un abruti quand tu t’y mets, tu ne sais même pas ce qu’elle a vécu, ni la raison de sa fuite ! Elle a besoin de nous.

— Elle est mariée ! Tu verras quand ce sera ton tour si t’auras envie de courir derrière ton épouse. Si jamais cela s’apprend, on va passer pour des guignols qui ne peuvent pas tenir leurs femmes.

— Je n’en ai rien à foutre de ce qu’on peut penser de nous.

— Mon père est furax Dani, il compte écourter son voyage pour elle. Je n’ai jamais flippé de ses réactions envers mes sœurs, mais là, j’ai la trouille.

— Je la protégerai et si je dois subir pour elle, alors je suis prêt.

Je ne lui laisse pas de droit de réponse et vais partager mon repas avec Espe qui picore, contrariée.

— Je suis la honte de la famille, soupire-t-elle lassée.

— Non, ton père t’a juste mariée au mauvais mec. Il va falloir qu’il l’entende.

Je caresse sa joue et elle me saute dans les bras sans un mot. Cette étreinte est réconfortante pour nous deux. Après l’avoir encouragée à finir son assiette, elle s’allonge contre moi et s’endort.

— Comment va-t-elle ? m’interroge Andrés quand je sors de sa chambre.

— Mal. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec l’autre trou du cul, mais pour qu’elle prenne autant de risques, c’est que c’est grave.

— Tu la connais, elle est fragile. Ça ne peut que l’aider qu’un homme la dresse d’une main de fer.

Je soupire, tout en tirant sur le joint qu’on partage. Je n’ai pas le temps de répliquer qu’on frappe à la porte et de magnifiques créatures se déhanchent. Un peu de coke sur la table basse et c’est parti pour quelques instants de plénitude. Quelques heures plus tard, je suis au nirvana, j’observe la piscine et aperçois ma cousine qui regarde la plage au loin. Je repousse le corps nu d’une demoiselle, délicatement pour ne pas la réveiller et enfile mon boxer pour être un minimum couvert. Je n’ai pas tué cette fille, c’est plutôt rassurant. Faut croire qu’un rail de poudre, endort le monstre qui loge en moi.

— Où vas-tu ? grogne mon cousin entouré de trois filles.

— Occupe-toi de ta bite.

Je m’éloigne de lui pour atteindre cette divinité perdue. Bien que la nuit soit tombée, il fait chaud et je me glisse dans l’eau pour la rejoindre. Les bras posés sur le bord, elle semble dans ses pensées alors je m’approche doucement jusqu’à me mettre contre son dos. Je passe ses cheveux sur le côté et pose un baiser sur son épaule.

— Parle-moi, baby girl.

— Je ne peux pas, c’est trop dur, répond-elle tremblante.

Mes mains glissent jusqu’aux siennes et nous restons un temps l’un contre l’autre sans bouger. Nous avons toujours été très complices et bien que j’étais plus jeune lors de son mariage, ça m’a bouleversé qu’elle parte loin de moi. Elle fixe les étoiles et une larme roule sur sa joue. Elle se retourne, ses bras encercle mon cou pour que je la serre fort.

— Tu m’as manqué, chuchote-t-elle.

— Toi aussi.

— Dani… je… non rien, laisse tomber.

— Depuis quand tu n’arrives plus à te confier à moi ?

— C’est trop tôt, j’ai besoin de temps.

Je ne la brusque pas et préfère attendre qu’elle soit prête. Nous sortons de l’eau et je l’accompagne jusqu’à sa chambre après une douche.

— Dors avec moi, je n’ai pas envie de dormir seule, m’implore-t-elle.

— D’accord, acquiescé-je un peu surpris.

On se glisse sous les draps, nous collant l’un contre l’autre. Je fredonne une chanson tout en lui caressant ses cheveux. Elle effleure mon ventre et je ne peux contrôler mon érection. Esperanza a le tact de rester silencieuse, mais continue de dessiner des cercles sur mes abdos. Sa respiration s’apaise enfin et ses doigts arrêtent de jouer. Discrètement, je finis ce qu’elle a provoqué en me branlant délicatement. Comment puis-je ressentir du désir pour ma cousine ? Je ne devrais pas, mais c’est plus fort que moi. Les images se mêlent à la danse et mes envies deviennent bien plus intenses. Je me relève et vais chercher de la compagnie. J’embarque une pute dans la salle de bain, et m’enfonce dans sa chair. Mon calme revient après un rail de coke sur ses seins. Planant sur les chiottes, elle se bourrine elle-même la chatte avec ma queue, je la laisse gérer et profite de ce moment.

— Alors, elle était bonne ? me lance mon cousin au petit matin.

— Grave.

Le petit-déjeuner est servi et je file voir Esperanza qui dort encore. Elle est sur le ventre et sa chevelure tapisse l’endroit où j’étais. Elle a dû avoir chaud, car les draps sont à moitié par terre, laissant une vue sur une partie de sa culotte. Je m’assois près d’elle et caresse son dos meurtri par de multiples cicatrices. Il y a des brûlures de cigarettes, des zébrures et sûrement le relief de la lame d’un couteau qui n’a pas dû passer loin de son rein. J’appelle son frère pour qu’il ouvre les yeux sur ce mariage abject. On s’éloigne un peu pour ne pas la réveiller.

— Ouais et ?

— Il ne la bat pas seulement, il la torture.

Il soupire agacé.

— Parfois, on n’a pas le choix Danilo, on doit leur inculquer le respect. T’étais où putain quand mon père nous préparait à ça ?!

— Je pleurais le mien, répliqué-je agressivement.

— Je sais, désolé. Mais faut vraiment que tu arrêtes de jouer les couilles molles. Tu vas bientôt te marier et Dayana a un foutu caractère, si tu ne la tiens pas, elle va te bouffer.

— T’occupe pas d’elle, c’est mon problème.

— Je n’ai pas su tenir mon ex, et t’as vu le résultat, elle s’est faite baiser par tous les trous.

— Parce que ton père l’a chauffée.

— Et alors ? Elle aurait dû lui résister.

— Pour finir le bide ouvert sur la table de ta mère ? Pas sûr que ça soit vraiment possible de dire non dans ces conditions.

— Justement ! Elles doivent tout supporter pour nous, c’est ça l’amour.

— Non ça, c’est de la folie.

Je coupe court à la conversation et vais réveiller ma cousine qui s’étire et ronchonne. Je lui ai préparé un plateau au grand désespoir de son frère qui m’a traité de canard, mais qu’il aille au diable.

— Tu m’as ramené le petit-déjeuner au lit ? me demande-t-elle, surprise par mon geste.

— Ouais et j’ai même beurré tes tartines.

— Dayana aura beaucoup de chance de t’avoir comme mari.

Pourquoi faut-il toujours qu’on me saoule avec ça !

— Mange.

— J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Pourquoi te sens-tu fâché ?

— Je ne le suis pas, baby girl, s’il te plaît, avale ton repas.

Elle semble piquée, mais elle finit puis file s’habiller avec quelques fringues livrées par l’hôtel. Si chez les orientaux, on cache les femmes, nous, on les expose. Et merde, elle est canon dans cette robe rouge avec décolleté plongeant, épaule dénudée et petite fente qui laisse entrevoir sa cuisse. Elle enfile des escarpins dorés qui l’amènent un peu plus près de mon visage. Ses cheveux de feu vont à merveille avec sa tenue et le maquillage lui donne bonne mine.

— T’es magnifique, déclaré-je sous le charme.

— Ouais, je suis la digne fille Sanchez.

— Arrête, t’es avant tout… Esperanza.

Son frère nous rejoint et scanne sa sœur.

— Te revoilà toi-même, amen.

— Non mais je colle à l’image de notre famille parfaite.

Andrés se durcit et lui attrape la mâchoire avant même que je ne puisse réagir.

— Je t’interdis de prendre cet air dédaigneux en parlant de nous ! Tu sais que beaucoup de femmes rêveraient de tenir ta place, tu n’aimerais pas finir comme mes putes crois-moi.

— Eh ! Stop ! Lâche-là !

Il desserre ses doigts, mais lui assène une gifle.

— Je te hais, Andrés ! Tu crois que ça fait de toi quelqu’un d’important d’être le petit chien de papá ? Tu me dégoûtes ! T’es qu’un lâche, un hypocrite, un salaud !

Elle est si agressive qu’il ne lui répond pas et elle poursuit.

— T’es rien pour lui ! T’es qu’un pion ! Il n’aime personne !

— Ferme-la ! réagit-il après avoir été surpris par sa réaction.

— Non, j’en ai marre de me taire. Je refuse cette vie ! Je ne veux plus être une Sanchez !

Les mots sont comme des coups de poing pour son frère qui voue un culte à notre famille. Je me mets entre eux deux, alors qu’il sort son arme sous la rage.

— Je vais te buter ! Tu ne manqueras à personne et t’iras rejoindre Esteban !

Le nom de son jumeau rend ma cousine complètement folle. Elle envoie la déco de la chambre au sol avant de me dépasser pour se coller au canon.

— Vas-y ! Tire ! Tue-moi ! Je n’ai plus envie de vivre de toute façon ! crache-t-elle, rageuse.

Mon cœur s’accélère, et ce n’est pas la came qui en est la cause. Perdre Espe m’est impossible à imaginer. La main de mon cousin tremble, et je n’ai pas d’autre choix que de le mettre en joue.

— Maintenant, tout le monde va se calmer, affirmé-je d’un ton sec.

Les larmes de ma cousine roulent sur sa joue abîmée.

— Baby girl… pour moi. Andrés, pose ton arme. Je tiens plus à elle qu’à toi, désolé.

Il baisse enfin son flingue et le range.

— Ok, on bouge de là, déclare-t-il énervé.

— Le mieux est que tu rentres, je vais rester un peu ici avec Esperanza.

— Tu déconnes là ?

— Non, elle a besoin d’un peu de temps avant d’affronter votre père. S’il te plaît.

Je vois qu’il flippe de ce qu’il risque de prendre s’il rentre seul.

— Je vais l’appeler, ne t’inquiète pas, j’endosse la responsabilité de cette décision.

— Vous êtes complètement malades, gueule-t-il ahuri.

Blasé, il nous quitte et j’appelle mon oncle pour l’avertir.

— Non, hors de question, tu la ramènes, m’ordonne ce dernier.

— Tío, on a besoin de se montrer au public. On pourra expliquer qu’Esperanza était partie en voyage et que ce sont les journalistes qui ont raconté des conneries, qu’elle va très bien. Et toi, ça te laisse le temps de boucler tes obligations.

Il inspire une grande bouffée d’oxygène.

— Quelques jours, pas plus, accepte-t-il amèrement.

— Merci.

Je raccroche et souris à ma jolie rousse.

— Je viens de t’offrir des vacances.

— Tu sais lui parler. On va où ?

— C’est une surprise Baby girl, tu me fais confiance ? déclaré-je en tendant une main vers elle.

Elle mêle ses doigts aux miens et m’envoie un sourire timide. Lorenzo n’a pas su être un bon mari, il a perdu sa chance d’être auprès d’une femme sublime et je jure devant dieu, qu’elle ne repartira plus jamais à ses côtés.

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