Trafic (Tome3) (French Edition)

Jessie Auryann · Chapitre 48 sur 49

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Trafic (Tome3) (French Edition)

Epilogue

[danilo]

 

4 ans plus tard…

Le soleil nous sort de notre sommeil. Yel s’étire en baillant et je soupire face à la place vide entre nous. Mais j’ai à peine le temps de comprendre qu’un boulet de canon me saute dessus.

— T’as fini de faire dodo ! Je peux aller avec Dios sur sa moto ? S’il te plaît papá ! Baba je peux ? Dis oui, dis oui, dis oui, répète notre petite tornade. Matéani est venu combler notre vie, il y a maintenant quatre ans. Yel était absent alors je sais que c’est mon sang qui coule dans ses veines mais pour autant, il est notre fils à nous trois. J’ai cependant pu choisir son prénom et c’est très naturellement que je lui ai donné le prénom mixé de mes parents.

— Je dors encore Matty, grogne mon partenaire qui tente de contenir la petite furie qui repart aussitôt en hurlant.

— Ils ont dit oui ! Ils ont dit oui !

On se regarde en se marrant.

— Quel escroc celui-là. Bon, allez faut qu’on bouge.

— Aucun intérêt de rester couchés de toute façon.

En effet, il nous est difficile de rester loin d’Esperanza. On passe rapidement sous la douche puis on descend pour la rejoindre en faisant des pronostics sur l’odeur enivrante de la nourriture. En arrivant ici, nous avions des domestiques mais très vite ma belle a pris les commandes. Aujourd’hui la maison est tenue par nos femmes, et ce n’est pas désagréable. Il n’empêche que nous proposons notre aide et mettons la main à la pâte quand il y a besoin.

— Matty calme-toi un peu, réclame ma belle aux fourneaux.

— Mais c’est quand qu’il vient mamá ?!

— Va t’occuper, tu trouveras le temps moins long. Amal est sur la plage, va l’aider à faire son château.

— Pas envie, c’est nul !

— Va jouer dans la cabane, sinon.

En quelques secondes la tempête part en courant et dessine un sourire sur le visage de sa mère. Je me colle contre elle et pose un baiser dans son cou.

— Tu t’es enfuie du lit, baby girl.

— J’ai pas mal de choses à préparer et comme tu peux le voir, ton père m’oblige à la solitude.

Je ricane en comprenant qu’il a fini dans la chambre d’Alana et Anna-Maria. Heureusement pour Espe, nous entendons les talons descendre et rapidement elle obtient l’aide des femmes de la famille.

— Salut fils, que fais-tu dans la cuisine ? Ne me fais pas l’affront de préparer le repas.

— Aucun risque, je cuisine très mal. Ton petit fils te réclame pour un tour en moto.

— Ouais je lui ai promis mais là il me faut un café. Mesdames…

Ma tante lui envoie un regard noir et c’est Zoé qui amène le graal à mon père. Ça fait un an qu’elle a rejoint l’île car les allers-retours sur le continent ce n’était pas l’idéal. Même s’il ne l’officialise pas, je suis content de le voir accompagné. Ma mère aurait voulu qu’il soit heureux et vu son large sourire et ses yeux brillants, c’est le cas.

— Baby boy, tu peux prévenir Matty que papy Matéo est là, s’il te plaît ? ricane ma femme.

Espe retient un rire qui la rend encore plus belle alors que mon père se tend.

— Toi, tu n’as pas assez de deux bites pour te faire fermer ta gueule, réplique-t-il sèchement.

— Va falloir accepter que tu vieillis papá, rétorqué-je en ricanant.

— Fils, si je t’ai donné la vie, je peux aussi te la reprendre.

Je me marre et il marmonne dans sa barbe structurée. Bien qu’il soit sur le point de fêter ses cinquante-cinq ans, mon père reste un très bel homme. Mais comme il nous le répète, Dieu n’a pas d’âge.

— Et pour information, je n’ai pas besoin de m’y mettre à deux pour faire jouir une femme… à moi seul j’en fais crier trois, riposte-t-il aussi sec.

— Esperanza en vaut mille, tu ne peux pas lutter papá.

— Faudra vraiment un jour que je goûte à ta femme.

— Alors-là jamais de la vie ! s’exclame Espe et sa mère.

Depuis quelque temps je sais qu’il a pour fantasme qu’on se fasse un plan père-fils et mère-fille mais c’est hors de question. Si lui est prêteur, pas moi et seul Yelmani peut toucher à ma baby girl.

— Oublie, jamais tu ne l’auras.

— On en reparlera. Bon, allez, je vais me faire aduler car ici ça craint trop.

Il se lève et colle un baiser à Zoé puis se dirige vers la sortie mais croise Yelmani et la discussion sur la mécanique commence.

— Dios ! Dios ! On va faire de la moto ?

— Deux secondes p’tit mec je discute avec baba là.

— Mais t’as dit que…

— Eh ! Je finis je t’ai dit.

Le regard océan de Matéani se durcit et il montre son mécontentement en claquant la porte.

— Sacré caractère celui-là, ricane Alana.

J’aime vraiment notre vie. Les femmes ont retrouvé le sourire et ma tante a trouvé son bonheur auprès d’Anna-Maria. Je sais que parfois elles jouent avec mon père pour retrouver des attributs qu’elles n’ont pas. Lorsqu’on est habitué à une certaine autorité, on a besoin de la retrouver de temps en temps.

— Nous passons à table dans dix minutes les gars, nous informe Esperanza.

Je m’apprête à mettre le couvert quand descend Estrella encore à moitié endormie, sa crinière ébouriffée.

— Oh tiens tiens mon étoile est levée. Bien dormi mon cœur ? l’interpelle mon père qui vient lui poser un baiser sur son front.

— Mouais, le chieur braille trop fort, grogne-t-elle.

Ma sœur a désormais quinze ans et c’est une adolescente dans toute sa splendeur bien qu’elle ait une certaine maturité. Lorsque je la regarde, je revois ma mère car elle lui ressemble de plus en plus.

— Tu tombes bien, y a une table à mettre, lui annonce notre paternel.

— Papá…

— Dani, laisse, elle va s’en occuper.

— Non mais c’est bon, je peux le faire, t’inquiète.

Le regard de mon père veut tout dire. Si chez nous on prône l’égalité, dans le monde de mon père, les femmes restent soumises aux hommes. Je n’ai pas à me mêler de l’éducation d’Estrella alors je lui laisse ma place sans broncher.

— Désolée sœurette.

— Il fait chier, me chuchote-t-elle.

Nous nous installons tous sur la terrasse quand d’un coup mon fils arrive barbouillé de noir.

— Mais qu’est-ce que t’as fait Matty ? demande Espe.

Il regarde mon père qui comprend immédiatement ce qu’il vient de se passer.

— Putain, tu n’as pas…

Il se lève et nous le suivons jusqu’à la moto qui semble entière mais la flaque d’huile n’annonce rien de bon.

— Matéani ! Viens ici putain de merde !

On retient mon père qui est sur le point d’exploser.

— Matéo, je vais vous réparer ça, c’est vraiment pas grand-chose, tente d’apaiser Yelmani qui trouve très souvent les bons mots pour canaliser les états de crise.

Cependant, je ne peux pas laisser mon fils avoir ce genre de comportement donc je vais le chercher alors qu’il se traîne par terre.

— Matty, pourquoi t’as fait ça, j’ai besoin de comprendre, lui demandé-je en m’accroupissant à sa taille.

— Il a dit qu’on ferait la moto et il ne l’a pas fait.

— Bah là tu peux crever ! crache son grand-père énervé.

— Eh, parle pas comme ça, intervient immédiatement Esperanza.

— Il a niqué ma moto ! Tu veux le féliciter peut-être ?

— Danilo s’en charge tío et Yel va la réparer, on peut passer au repas, s’il te plaît ? Je n’ai pas envie que ça refroidisse.

Elle aussi arrive à calmer les humeurs et je l’admire pour ça.

— Tu comprends que là je ne vais pas pouvoir te laisser faire de la moto, vu ce que t’as fait, continué-je face à mon petit garçon.

— Papá…

— Désolé fils mais là c’est une grosse bêtise. Tu es puni de moto jusqu’à sa réparation, maintenant tu vas à table. Calmement et sans grogner.

Il regarde Yelmani en cherchant son soutien.

— Je crois qu’on t’a dit quelque chose, conclut-il pour faire bloc avec moi.

On n’est pas trop de trois pour élever ce petit monstre. Enfin, nous pouvons déguster les différents plats qui finissent par apaiser définitivement l’ambiance.

— Putain si t’es aussi bonne au pieu qu’en cuisine…

— Tío… jamais.

On se marre devant les vents qu’Esperanza met à son oncle qui ne lâche pas pour autant l’affaire.

— Je peux descendre de table mamá ? demande Amal poliment.

Si Matéani est une tornade, sa sœur est bien plus calme.

— Oui, bien sûr ma puce.

Sans un mot, elle débarrasse et mon père l’intercepte.

— Qui est le plus beau ?

— Toi, Dios.

— Qui est la plus belle ?

— Moi.

Elle lui colle un baiser et va s’installer sur la plage pour lire.

— Ce n’est pas toi Dios, c’est moi ! crache d’un coup Matéani pour provoquer son grand-père.

— Dans tes rêves merdeux. Le seul dieu ici, c’est moi.

— Non, c’est moi !

On se regarde tous car on sait comment ça va se finir.

— Putain, des vrais gamins. Tu réponds à un gosse de cinq ans là, papá, charrie ma sœur.

Matty est dans une période compliquée où il cherche à avoir le dessus sur les adultes. Bien qu’il adore mon père, il ne peut s’empêcher de le titiller et ça marche.

— Ok, donc la moto tu oublies direct.

— Non, je veux aller faire la balade.

— Alors qui est Dios ?

On sent que ça l’embête mais sa passion pour les deux roues passe avant.

— C’est toi, s’incline mon fils pour obtenir ce qu’il veut.

— Ah enfin ! Tu retrouves la voie de la raison.

— Peut-être qu’un jour, toi, tu trouveras celle de la maturité, réplique Alana amusée.

Elle récolte un doigt d’honneur puis c’est l’heure de la sieste. Nous avons intégré dans notre vie une pause après le repas et ce n’est pas pour nous déplaire.

— Je ne veux pas faire dodo, mamá.

— Oui je sais, juste te reposer un peu mon cœur.

Il grimpe en grognant dans son hamac et Esperanza lui donne son doudou en chantant une comptine.

— Mismo, maman.

— Mismo, bébé.

Je caresse son front puis pose un baiser dessus. Ses petits yeux se ferment et nous avons deux petites heures pour nous.

— Fatiguée, baby girl ?

— Toujours et jamais.

Elle me prend la main et nous passons devant le lit extérieur fermé où mon père et Zoé sont. Quant à Alana et Anna-Maria, elles sont parties pour une balade digestive crapuleuse. Amal et Estrella sont dans un hamac double et écoutent de la musique. J’aime voir notre famille aussi soudée. La complicité la plus forte reste cependant la nôtre. Aprés avoir passer la porte, je me jette sur les lèvres de ma femme que je pousse contre Yelmani qui commence à la déshabiller. Nous nous glissons tous les trois sous les draps et échangeons d’intenses baisers.

— Faites-moi l’amour, nous implore-t-elle encerclée par nos corps enflammés.

On ne se fait pas prier et comme à chaque fois qu’on s’insère en elle, nos terminaisons nerveuses explosent. Après deux heures de sexe et de sieste, nous retrouvons le reste de notre famille dans le salon où Alana est bloquée devant la télé.

— Il se passe quoi ?

— Ils retranscrivent l’exécution d’Andrés, m’informe mon père.

Après la chute d’Emilio, mon cousin a été accusé de son meurtre et de celui du reste de la famille. Les preuves envoyées ont achevé les Los Verdugos une bonne fois pour toute mais il fallait un coupable. La justice s’est donc acharnée sur Andrés, le condamnant à la peine capitale.

« La famille la plus puissante de Colombie a vu ses membres périr. Nous rappelons entre autres que le jet privé de la famille a explosé en plein vol et que celle qui était la première dame du pays, a été retrouvée dans le Rio Porce après avoir été violentée et violée. »

— Non ! s’écrit Alana qui s’effondre dans les bras de mon père.

— On ne pouvait rien faire pour elle, Al.

— Mon bébé, ma fille…

Esperanza se mord la lèvre pour contenir ses larmes mais craque quand je la prends contre moi. Bien que nous ayons fui notre pays, on n’a jamais oublié ceux que nous avons laissés. Il ne reste plus que Malia mais d’après Luïs, après son divorce avec le premier ministre, elle a sombré dans la drogue et l’alcool. Pour notre sécurité, nous avons dû l’abandonner et c’est je crois le plus terrible pour Alana.

« D’ici quelques minutes, Andrés Sanchez sera exécuté par injection. Pour des raisons évidentes, le public est interdit mais tout sera retransmit sur notre chaîne. En attendant, nous vous offrons une page de publicité. »

— Tu veux vraiment voir ça ? demande mon père à Alana.

— Oui, je dois l’accompagner, Matt.

— Ok.

« Nous voilà de retour en direct de la prison où se trouve Andrés Sanchez, fils du puissant mafieux, Emilio Sanchez. Nous sommes à quelques minutes de l’injection et nous voyons le prêtre qui le bénit. Et comme à chaque mise à mort, il lui est demandé sa dernière volonté. »

— Que dieu me pardonne, bafouille mon cousin fatigué par sa détention dans la pire des prisons du pays.

— Je ne t’en ai jamais voulu, répond mon père.

— Merci, réplique Alana en le regardant.

Lorsque l’injection est faite, Esperanza et Alana s’effondrent et moi je ravale ma douleur autant que je peux. Cependant mon père le voit et vient me prendre dans ses bras.

— Il avait fait son choix Dani.

— Je sais.

« 15h48, Andrés Sanchez est décédé. Paix à son âme. »

— Paix à son âme.

— Pourquoi vous êtes tristes, articule une petite voix ensommeillée.

— Ça te tente un tour en moto ? réplique aussitôt mon père.

— Je suis puni, Dios.

Vu les circonstances je lève sa punition pour l’éloigner de notre chagrin.

— Merci papá.

Il me sourit et emmène loin de notre peine, notre petit garçon. Estrella et Amal sont toujours dehors et n’ont pas eu à voir ça non plus. Nous reprenons notre vie et les rires de nos enfants nous permettent de supporter ce genre de moment. Seulement, très vite, une inquiétude s’installe.

— Quelqu’un a des nouvelles de Luïs ? demande Yelmani.

— Le jour où il répondra à mes appels, ricane mon père qui ne semble pas inquiet.

Faut dire qu’il doit gérer ses deux grands et deux petits en bas âge. Dayana attend leur troisième enfant et j’espère qu’elle se porte bien. Je tente de l’appeler mais je tombe sur le répondeur, ce qui ne me rassure pas. Ils ne vivent pas très loin de chez nous depuis leur emménagement. Luïs se sentait seul et n’avait plus rien qui le retenait au Chili. Cependant, ils ont voulu garder leur intimité et ont leur propre maison. Alors que je suis sur le point de retourner l’île, mon téléphone sonne et Luïs me crie à l’oreille.

— Il est là Dani ! Il est là !

— Comment ça ?

— Elle a accouché en venant. Tout va bien… il est magnifique, ils vont bien, on est à la clinique là, elle va bientôt sortir mais tu la connais, elle fuit les blouses blanches et réclame sa mère.

— Félicitations ! Prenez le temps qu’il vous faut, on vous attend.

— Je suis trop heureux. Elle est si belle et lui est parfait, il lui ressemble, c’est dingue. Bon, tu informes tout le monde car je n’ai pas réussi à joindre Matt ni Alana, comme d’habitude ils sont injoignables.

— Ouais, on t’expliquera mais profite et embrasse Dayana.

— Oui bien sûr… euh… bon allez à tout à l’heure. Je suis trop heureux, c’est… la vie est trop belle.

Je ricane car à chaque naissance, il est à fond. J’ai encore le droit à ses mensurations et l’heure de sa naissance.

— 15h49 il était dans nos bras.

Je regarde mon père qui fronce les sourcils bien qu’il ait compris la situation. Luïs raccroche alors que je suis sous le choc de l’annonce.

— Papá… tu crois en la résurrection ?

— Non. Pourquoi ?

— Andrés est mort à 15h48 et le petit est né à… 15h49. C’est étrange.

— Si t’as besoin de ça pour faire ton deuil alors ouais ça doit exister. Dieu ne sait pas tout fiston, me lance-t-il avec un clin d’œil.

Nous préparons la table afin de tout organiser pour l’anniversaire de mon père. Luïs, Dayana et les enfants arrivent tardivement avec leur petite progéniture qui se remet de sa naissance.

— Bon, sinon on peut revenir à moi parce que c’est un super beau bébé mais je reste quand même l’homme du jour, s’exclame mon père assis dans son fauteuil.

— Ah donc là t’es d’accord pour fêter ton anniversaire, réplique Esperanza amusée.

— Juste le temps des cadeaux. Vous m’avez pris quoi ?

— Rien, rétorque Alana, complice de sa fille.

— Ha ha… bon bah vas-y file-moi ta gosse, je vais lui montrer deux trois choses.

Il ne lâche rien mais nous non plus. Matéani arrive avec un dessin dans les mains, censé ressembler à une moto.

— Pour toi, Dios.

Impossible de ne pas craquer. Il le pose sur ses genoux et c’est à notre tour de lui offrir notre cadeau.

— Cette année, on a décidé de te faire une offrande en commun, cher Dieu, s’amuse Zoé qui lui apporte un paquet.

— Vous tous, pour un truc si petit ? Vous êtes sérieux là ?

— Ouvre, lui ordonne Luïs.

Mon père déchiquète le paquet et se stoppe net. On se regarde tous, espérant avoir fait le bon choix.

— C’est… putain… je…

Je crois bien que c’est la première fois qu’on fait bafouiller mon père autant.

— Tu nous as toujours dit que tu pourrais mettre ta vie dans un livre… alors on a fait appel à des écrivains pour la retracer. Vu que t’es vieux, bon bah ça prend trois bouquins, expliqué-je devant son étonnement.

— Sale con.

— On a donné chacun notre version de nos vies pour qu’elles puissent le retranscrire. Le tome un c’est nous avec Emilio et moi, le deux c’est toi et Céani et le troisième bah… c’est nous tous. Tu verras y a pas que des moments joyeux mais j’ai validé car c’est exactement ce qu’on a vécu Matt, explique ma tante émue.

Il nous regarde et sa fierté tente de cacher son émotion. Il fixe le deuxième livre et regarde le tableau de ma mère accroché au mur. La photo sur la couverture est celle qu’elle préférait. Je crois que c’est le plus beau cadeau qu’on pouvait lui faire. Et, c’est quand je nous vois tous réunis et heureux que je peux écrire le dernier mot.

FIN

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