Trafic (Tome3) (French Edition)
Chapitre 39
Échappatoire
[Danilo]
Je suis désormais l’arme de guerre de mon oncle. De bon matin, il m’emmène régler un problème d’un juge qui a retourné sa veste. Il me fait sniffer et je plane complètement quand il m’ordonne de violer la petite chatte étroite de sa fille. Son âge est sans importance. Elle me griffe et ça me rend complètement dingue. Ma bite la bourrine pendant qu’elle me supplie. Plus elle bouge et plus j’y vais fort. L’homme nous implore de la laisser alors que je la fais saigner.
— Calme-toi mon grand, j’aimerais la garder pour le trottoir.
— Oui tío.
C’est un crève-cœur de laisser ce nid douillet mais je repense à Esperanza. Depuis que je bosse pour son père, les femmes de la maison sont laissées tranquilles. Enfin presque, seule Dayana est contrainte aux rapports avec son futur époux. On nous dépose à la maison et il doit se préparer pour soutenir le futur président. Il voulait que je l’accompagne mais il m’a accordé mon refus car j’ai été très bon. Andrés lui, n’y échappera pas.
— Emilio, Dayana n’est pas très bien aujourd’hui, essaye de la laisser en repos, lui conseille Alana lorsqu’il est sur le point de monter la voir.
— C’est là où une seconde femme reste pratique, lui lâche-t-il en l’embrassant.
Même si elle le hait, il obtient un baiser partagé. Il l’attrape par les cuisses et monte jusque dans leur chambre. Heureusement, Adil n’est pas dans le coin et doit sûrement être en train de se défouler sur son sac de frappe. Quand je grimpe à l’étage, la porte de la piaule est grande ouverte, et Alana a sa robe relevée sur ses reins, pendant que mon oncle la baise. Dayana est devant elle, les cuisses écartées et subit un cunnilingus qui semble cependant lui donner du plaisir.
— Mesdames, vous êtes délicieuses, geint-il.
Cet enfoiré me dégoute et je préfère aller rejoindre la femme que j’aime. Lorsque je veux prendre une douche pour effacer les horreurs que j’ai commises, Esperanza est sous l’eau chaude.
— Salut, baby girl, chuchoté-je contre elle.
— T’es toi-même là ?
— Ouais.
Elle se retourne et plonge ses yeux verts dans les miens.
— Je t’aime, peu importe ce qu’il te force à faire, d’accord ?
Je n’ai pas le temps de répondre que notre fille me donne un coup. Je caresse son ventre et embrasse la future maman qui souffre de la situation. Ceci dit, Emilio a tenu parole et la petite a tout ce qu’il faut pour son arrivée. C’est Alana qui l’accouchera et on ne pourra pas y assister car selon lui, c’est une histoire de femmes.
— Tourne-toi bébé je veux te prendre ton joli cul.
Elle s’exécute et je prépare son orifice en le doigtant. Elle gémit fort tant elle est sensible. Je pose ma main sur le carrelage pendant que l’autre dirige ma queue entre sa raie des fesses.
— Oh Dani !
— C’est bon d’être en toi, baby girl.
Quand je me colle à elle, elle finit par gommer les dernières images traumatisantes qui me tourmentent. Je la baise en profondeur et son corps réagit. La petite bouge contre ma main qui la câline.
— Je t’aime, murmuré-je à l’oreille de sa mère.
À chaque poussée de mon sexe, elle déforme un peu plus ma belle qui prend son pied. Je lui excite son clitoris, doigte délicatement sa chatte en feu et la fait jouir plusieurs fois. Elle me roule une méga pelle qui m’excite encore plus pendant que je malaxe ses seins et tire sur ses bouts sombres. J’ouvre un peu plus ses cuisses, choisit le jet thalasso et l’axe pour qu’il frappe sa petite boule de chair. Elle roule des hanches dessus et m’implore de la prendre.
— Juste au bord alors.
— Oui.
Depuis quelque temps, je sens qu’elle est basse car je ne peux plus la prendre entièrement. Je passe la barrière de ses petites lèvres et m’active tout en nous contrôlant. Heureusement, j’ai pu me défouler avant et je peux lui offrir ce dont elle a besoin. On finit par une douche lambda et d’un coup elle se crispe de douleur. Ce n’est pas la première fois mais je trouve que ça revient un peu trop régulièrement.
— Respire, baby girl.
Elle fait les exercices qu’elle a appris et elle s’apaise.
— J’ai vraiment mal au col depuis hier, tu peux aller demander à maman qu’elle vienne m’ausculter s’il te plaît ?
— Oui bien sûr.
Une demi-heure plus tard, le verdict tombe. Le col se modifie, elle risque un accouchement prématuré. Elle est à huit mois et le bébé serait viable mais c’est mieux qu’elle reste encore un peu au chaud car elle n’est pas très grosse.
— Et pas de rapport sexuel, nous lance Alana.
Évidemment. Nous la laissons se reposer mais ce sont les cris de Dayana qui transpercent la maison. Je regarde ma tante qui soupire.
— Me regarde pas comme ça, il s’en tape de mes recommandations.
Hors de question de ne rien faire. Je débarque dans la chambre. Elle est recluse dans un coin et lui, tient une ceinture. Vu les marques sur le corps nu de ma meilleure amie, il s’est déjà défoulé.
— Lâche-la ! hurlé-je mais il me pousse et m’envoie un coup de poing dans l’estomac.
— T’aurais jamais dû faire ça, me menace-t-il.
— Arrête de la frapper, c’est tout ce que je te demande.
— D’accord, tiens, fais-le toi-même.
— Quoi ? Non jamais…
— Mes hommes ne se sont pas vidés depuis un moment, tes petites protégées peuvent leur servir si tu préfères.
— Sale…
Il m’arrête en me montrant son téléphone. Il tend sa ceinture et m’indique le corps frêle de Dayana.
— Dépêche-toi Dani, je n’ai pas tout mon temps.
— Je ne peux pas faire ça.
— Très bien, comme tu veux.
Alors qu’il est à deux doigts de passer un appel, je craque et prends la ceinture.
— Vas-y corrige-la.
— D’abord, j’aimerais connaître la raison.
— Elle m’a mordu la bite, ça te va ?
En effet son pantalon est taché de sang, ceci dit, vu qu’il est toujours debout, elle n’a pas dû lui infliger de graves blessures.
— Je suis désolé, murmuré-je à ma future victime.
Je retiens mes coups et il le capte.
— Plus fort.
Je vise les endroits les plus charnus jusqu’à ce qu’il soit enfin satisfait.
— Baise-la, tu l’as mérité.
— Je n’en ai pas besoin, marmonné-je les dents serrées.
— Ce n’est pas une demande, toi va te foutre sur le lit et écarte tes cuisses. Allez, on se dépêche bordel !
Elle me regarde et tente un sourire, comme pour me donner son autorisation. Je dézippe mon pantalon et sors ma queue qu’elle prend en main. Elle me suce un peu et s’allonge.
— Putain quand je le dis que tu ferais une bonne pute, ma belle, s’exclame-t-il satisfait.
Elle déglutit et je m’enfonce doucement car elle montre déjà des déchirures.
— Dis-moi si je te fais mal.
— J’ai l’habitude, finis-en vite.
J’efface une larme qui roule sur sa joue. Ses lèvres viennent chercher les miennes et vu la situation, je ne me vois pas lui refuser un peu de tendresse. L’autre nous mate comme un connard mais je m’isole totalement pour ne m’axer que sur Dayana.
— Je t’ai toujours désiré, chuchote-t-elle à mon oreille en gémissant.
— Non, ne fais pas ça.
— Je t’aime toujours, continue-t-elle.
— Arrête.
J’embrasse son cou et la caresse comme elle aime. C’est le bon côté de se connaître, je sais ses zones les plus érogènes. Elle finit par craquer dans mes bras et je sors ma queue pour ne pas jouir en elle par respect pour Luïs. J’éjacule sur son ventre et notre bourreau semble satisfait. Il m’invite à me tirer et c’est une nouvelle fois anéanti que je descends rejoindre Adil avec Yelmani. Avec eux je peux être libre et raconter ce qu’on vient de m’obliger à faire.
— Ce mec est vraiment tordu, je n’imagine pas ce qu’elle doit endurer avec lui, s’exclame Yelmani outré.
— Moi je n’ai pas de mal, j’ai récupéré Al dans bien des états, réplique Adil écœuré.
— J’aimerais ne rien dire à Espe, elle est jalouse de Daya et…
— Vu son état, on va éviter, t’inquiète, me rassure mon partenaire et ami.
Mais je m’énerve car je suis impuissant. Mon oncle me tient par ses menaces.
— J’ai tellement peur qu’il s’en prenne à Esperanza et Estrella. Il est capable du pire.
— On parle de moi, me surprend ma petite sœur.
— Ouais, je leur disais à quel point t’es soulante.
— Ha ha ha, très drôle.
El dragón débarque, habillé très classe.
— Je passerai quelques jours auprès de notre président, je compte sur vous pour collaborer. Mes hommes ont des ordres précis.
— Ne vous inquiétez pas père, on pensera à leur donner leurs croquettes, balance Estrella d’un air insolent.
À bout de nerfs, j’éclate de rire embarquant Yel et Adil avec moi. Le plus hilarant c’est qu’Emilio est à deux doigts de nous suivre mais se retient.
— Allez, putain tío marre toi un peu, c’est drôle comme blague quand même, le motivé-je à se ridiculiser.
Mais ce mec est si coincé qu’il reprend son air sombre.
— Attendez mon retour, on verra bien si vous rirez encore.
On tente de se contenir mais c’est plus fort que nous et on repart dans notre fou rire alors qu’il se barre.
— Oh putain, que ça fait du bien, soupire Adil en tentant de se retenir.
— Grave, fallait voir sa tête, on aurait dit un co… cker.
Je crois n’avoir jamais autant ri au point d’avoir mal au ventre et d’en pleurer. Mes deux potes sont dans le même état que moi.
— Mais qu’est-ce qui se passe ? demande Alana en nous voyant.
Estrella quitte la pièce, ne supportant pas notre tante qui pour elle est aussi coupable que mon oncle. On lui explique et nous repartons en crise.
— Tu l’aurais vu… il se retenait mais putain elle nous a tué la petite, je t’aime Al, t’es belle et…
On se regarde avec Yelmani et on se tire pour les laisser. Lorsqu’on les retrouve dans le salon, ils sont dans les bras l’un de l’autre profitant de l’absence d’el dragón. Nous suivons les élections présidentielles qui vont changer la vie de millions de colombiens mais surtout de colombiennes. Il est prévu que juste après le sacre, quelques lois seront votées. Les femmes n’ont déjà plus le droit de vote et les IVG sont très surveillées. Là ça sera terminé elles ne pourront plus avorter. Elles ne pourront plus détenir un compte bancaire. Les soins par contre seront entièrement gratuits afin de leur permettre d’enfanter en bonne santé. La priorité du président, c’est une démographie croissante pour avoir de bons petits esclaves et offrir à mon oncle la puissance qu’il veut tant. La polygamie sera instaurée et le mariage d’Emilio et Dayana est déjà prévu. Tout est organisé pour que le président et notre cartel obtiennent le pouvoir absolu. La drogue est ainsi légalisée et le viol non condamné. Si une femme dénonce un rapport non consenti, elle sera envoyée en pension de redressement, tenue bien sûr par les Los Verdugos puisque le refus d’acte sexuel deviendra un délit. Le pays va sombrer sous nos yeux.
— Dios mio, aie pitié de nos âmes, prononce ma tante lorsque les résultats tombent.
Tout est truqué de toute façon. Ça me gave alors je décide d’aller voir Dayana qui est restée couchée. Je frappe et ouvre la porte. Son regard me brise.
— Salut toi, prononcé-je en avançant vers elle.
Elle me scrute les yeux pleins de larmes et je la prends dans mes bras.
— Je suis enceinte Dani, il m’a fait un bébé.
Je serre les dents bien que c’était inévitable vu le nombre de rapports imposés sachant qu’après une fausse couche, les femmes sont plus fertiles me disait ma tante.
— Je suis désolé ma belle. Je te demande pardon.
— T’auras essayé.
— On peut demander à Al de…
— Non, s’il est le géniteur, moi je suis sa mère, jamais je ne lui ferais du mal, il n’a rien demandé ce petit être.
— D’accord.
Je sors de la chambre et m’effondre. Les hommes armés se marrent et j’ai envie de tous les tuer. Avant de commettre une bêtise, je redescends vite rejoindre mes soutiens.
— Alors, comment va-t-elle ? me demande Adil.
— Il l’a engrossée cet enculé.
Le regard de ma tante veut tout dire, elle le savait.
— Elle a fini par faire son test alors, elle le refusait depuis son retard, m’informe-t-elle peinée.
— Ouais.
— Si elle veut que…
— Non, elle désire le garder.
Je m’assois ne supportant même plus le poids de mon corps.
— Je l’aiderai Dani, elle ne sera pas seule, m’affirme Alana, sincèrement touchée par ce que son mari à fait à Dayana.
— Personne ne peut l’aider.
Le silence s’invite une nouvelle fois.
— Il le sait cet enfoiré ? demandé-je en le brisant.
— Il s’en doute, elle vomit et… il est loin d’être con, elle n’a jamais saigné depuis sa fausse couche.
— Et toi ça ne te dérange pas ? lui lance agressivement Yelmani.
— Tu veux que je fasse quoi ? Je n’ai pas mon mot à dire figure-toi. Si tu crois que j’aime le voir la violer chaque nuit, je préférais être à ta place je t’assure. Alors ne me juge pas s’il te plaît.
Elle se colle contre Adil qui reste muet face à l’horreur de notre vie. On regarde pour une raison que j’ignore la suite des élections. Lana se tient aux côtés du président et d’Emilio. Si elle semble bien, son regard ne trompe personne, elle est malheureuse. Elle repart à l’intérieur de la villa du président car la place des femmes est désormais à la maison. Désespérés, nous n’avons pas de mot devant ce bond en arrière.
Alors qu’on discute des aberrations de l’état, un des hommes dans la pièce reçoit un appel dans son oreillette.
— Ouais quoi ? Ok, j’arrive, grogne-t-il.
Il fait signe aux autres de le suivre sans qu’on comprenne pourquoi mais on entend d’un coup le bruit d’un énorme moteur.
— Putain c’est quoi ça ! reste là ! ordonne Adil à Alana alors qu’on file voir ce qu’il se passe à la fenêtre.
Un énorme hélicoptère se pose en plein milieu de la propriété. Deux autres sont toujours dans les airs tirant avec des fusils silencieux. Les hommes d’Emilio sont par terre. Un char défonce la grille et des militaires débarquent. Je ne sais pas ce qu’ils veulent mais je monte voir Esperanza au pas de course. Lorsque j’arrive la chambre est vide.
— Esperanza et Estrella ont disparu ! hurlé-je à Adil et Yelmani.
Nous ne sommes plus armés, impossible de combattre mais j’ai un bon entraînement et j’ai toujours le couteau qu’on m’a offert. Je le place autour de ma taille et vais voir Dayana. Lorsque je débarque, elle est en larmes dans les bras d’un mec en treillis. Il se tourne vers moi et je n’en crois pas mes yeux.
— Luïs ! Putain t’es en vie ?!
— Ouais ils n’ont pas vérifié mon pouls ces gros cons.
— Putain, je suis trop content de te voir.
— Désolé, on se fera un câlin plus tard, faut qu’on bouge vite avant qu’on soit repérés.
— Ils sont à toi les hélicos et les militaires ?
— Affirmatif, ton père m’a toujours dit de me foutre bien avec l’armée chilienne. On a profité des élections pour débarquer, tous les militaires de Colombie sont auprès du président et de l’autre enfoiré. Mais faut qu’on y aille Dani.
J’acquiesce et le suis. Yelmani nous rejoint avec Adil et Alana. Je ne me pose pas de question et obéis aux ordres qui me permettront de m’éloigner au plus vite de cette maison de malheur. Il nous amène jusqu’à l’hélicoptère où Esperanza et ma sœur nous y attendent déjà.
— Baby girl, tu vas bien ? m’assuré-je en montant auprès de la femme que j’aime.
— J’ai mal au ventre.
— On va jusqu’à un avion privé et sécurisé par le président chilien. Il y a tout le confort et ça bougera moins que là, nous indique Luïs.
Je regarde la propriété qui est dévastée et souris en imaginant la gueule de l’autre quand il comprendra que la partie continue.
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