Trafic (Tome3) (French Edition)
Chapitre 05
Interlude
[emilio]
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Je regarde les nuages qui recouvrent mon pays tout en repensant aux accords passés avec Peck. On est en pleine campagne présidentielle et nous devons mettre en place la nouvelle Colombie qui sera dirigée par son fils. Nous avons dû trouver un terrain d’entente avec le futur président qui deviendra mon gendre avant les élections. Ma fille, Lana, épousera le fils de Peck et sera la première dame, ce qui propulsera notre famille à la tête du pays. Il m’a fallu négocier avec le père qui est une ordure de première, lui donnant un accès à des privilèges que seul mon cartel pourra lui offrir. Si les autres protègent un minimum leurs filles, moi, je lui laisse carte blanche et prends en charge les corps meurtris par sa folie. En échange, son fils, lui, s’engage à prendre soin de ma progéniture qui lui en donnera autant qu’il en voudra.
— Señor, avez-vous besoin de quelque chose ? me propose ma séduisante hôtesse de l’air.
Elle a ce sourire qui attend mon feu vert pour s’occuper de moi, seulement là, j’ai qu’une envie, c’est de rentrer chez moi.
— Non.
Elle repart déçue mais reste toujours à mon service. Je l’ai trop habituée à la sauter dès que je voyage. Ceci dit, elle est bonne et suce bien. On amorce la descente et je suis invité à sortir pour grimper dans la voiture qui m’attend. Je salue mes hommes d’un signe de tête et m’installe à l’arrière. À peine je pose un pied dehors que mes filles se jettent sur moi.
— Papou !!! Le voyage fût agréable ? me demande Lana impatiente.
— Oui Madame Peck.
— Il a accepté ? C’est pour quand ? Dis-moi !!! raille-t-elle en trépignant.
— Bientôt chérie. On va tout organiser pour que tu sois mariée avant les élections.
Elle a été éduquée dans cette optique et c’est pour elle un but de s’engager pour devenir une épouse exemplaire.
— Malia !!! Malia !!! Je vais me marier ! hurle-t-elle.
— Je suis juste à côté, tu me casses les oreilles.
— Tu pourrais me féliciter quand même.
Ma seconde jumelle est promise au Premier ministre, le fils d’un puissant chef de famille qui fera d’elle une reine. Leur union sera célébrée un peu après les élections. Il me faudra aussi organiser les noces de Danilo et Dayana, sans parler des futures naissances qui arriveront assez vite. Toutes ont été auscultées pour confirmer qu’elles étaient fertiles et en bonne santé.
— Où se trouve votre mère ?
— Elle vient de rentrer, elle est montée se doucher, je crois.
Je lève les yeux, car je sens qu’on m’observe et tombe sur mon neveu qui a dû être attiré par les cris de mes filles. Son regard azur me percute et je revois sa mère agonisante. Rien que d’y repenser, j’ai envie de recommencer alors je vais rejoindre ma femme pour calmer mes pulsions.
— Emilio ! s’exclame-t-elle en sursautant lorsqu’elle me voit posé contre le montant de porte.
— Bonsoir mi amor.
— Tu… tu es rentré depuis longtemps ?
— Non, à l’instant. Pourquoi ? As-tu d’autres projets ?
Je constate qu’elle panique. Alana m’est infidèle avec cet enfoiré d’Adil et sait qu’il risque sa vie si jamais je les surprends ensemble.
— Non, je suis épuisée, la journée fut longue.
Je la mate pendant qu’elle me la raconte. Alana est une femme divine, portant à merveille les courbes de ses grossesses. Elle est la mamá colombienne dans toute sa splendeur et je suis toujours aussi fou d’elle au point de la détester.
— Et toi sinon ? me demande-t-elle en enfilant un peignoir de soie noir.
— Il a accepté mes conditions, notre fille sera bien traitée.
Elle a ce ricanement nerveux qui m’énerve.
— Lorenzo aussi devait bien traiter Esperanza et…
— Elle n’a pas été éduquée comme ses sœurs et ça, tu en es responsable.
— Tu plaisantes là ! C’est toi qui veux que nos enfants soient des objets d’échanges.
— Putain, à peine suis-je rentré que l’on s’engueule. Lana sera la femme du fils Peck, elle aura une très bonne place et sera une épouse comblée.
— Tu parles.
Pourquoi faut-il toujours qu’on se dispute ? Elle plante ses yeux dans les miens et comme la première fois que je l’ai vue, tout mon corps s’embrase. Je me jette brutalement sur ses lèvres. Elle tente de me repousser puis abdique et m’offre un baiser digne des plus grands du cinéma. Mais à peine, je ravale nos salives que sa main se lève pour m’en coller une. Mes doigts attrapent son fin poignet et je la colle contre la commode.
— Du calme mi corazón[28], tu risques de te blesser, chuchoté-je à son oreille.
— J’te déteste !
— Autant que tu m’aimes, je sais.
— Non, je veux divorcer !
J’éclate de rire et elle me fusille de ses prunelles.
— Tu es à moi Alana.
— J’appartiens à personne, et surtout pas à toi, Emilio Sanchez !
Elle me repousse et j’avoue que j’aime ce petit jeu du chat et de la souris. De son air de peste, elle ouvre un tiroir, et en sort une dentelle, mais je la stoppe avant qu’elle ne l’enfile.
— Tu n’auras pas le temps mi amor.
— Je t’interdis de me…
Je tire sur la ceinture du peignoir, et l’attire contre mon érection. Al a les larmes aux yeux et sait qu’elle est foutue. J’efface de mon pouce la perle salée qui roule sur sa pommette et lui avoue que la distance entre nous est insupportable.
— Non pas ça Em.
— Pourquoi mi corazón ?
Elle pince ses lèvres et je pose les miennes le long de son cou pour lui susurrer la vérité.
— Tu détestes adorer ça.
— Je te hais, gémit-elle tremblante.
— Je vais te baiser Alana, pas tendrement et tu hurleras mon nom comme une chienne.
D’elle-même, elle laisse glisser son peignoir, et s’offre à moi. Je l’attrape à l’arrière des cuisses et la porte jusqu’à notre lit. Elle retire ma chemise, ouvre mon pantalon, tout en me branlant.
— Demande-la.
— Em…
— Réclame-moi mi amor.
Ma bouche descend le long de cette poitrine opulente, puis se dirige vers son ventre marqué de la cicatrice de sa césarienne et de quelques stigmates blanchis de vergetures.
— T’es magnifique Al.
Je trouve son corps à tomber, ma délicieuse femme a suivi un programme de remise en forme après les triplés. J’ai refusé l’opération pour gommer ce qu’elle estime être des défauts. Aujourd’hui, j’ai entre mes mains, des fesses rebondies, des seins énormes que j’adore téter et un ventre plat zébré qui se creuse quand je l’excite.
— Humm, gémit-elle en poussant ma tête entre ses cuisses.
Je me délecte de son intimité sans attendre, écarte ses lèvres, lape sa mouille et suce son clitoris. J’accélère le rythme et enfonce deux doigts en elle. Ses reins se soulèvent et ses jambes s’ouvrent encore plus. Elle m’observe lui offrir son plaisir.
— Je vais jouir !
Je souris sur sa chatte et recourbe mes phalanges dans son vagin. C’est fini pour elle et moi. Ma bite est si dure que j’en ai mal jusque dans les couilles. Je remonte et enroule ma langue autour de la sienne puis prends place pour m’enfoncer d’un coup sec dans son ventre. Ses cuisses se resserrent autour de moi et mon bassin cogne fort. Elle s’agrippe aux draps, réclame plus alors j’accélère le mouvement et lui prouve qu’aucun autre n’est capable de la baiser comme moi. Ses gémissements s’intensifient. Je la retourne à quatre pattes et continue de la pilonner. Ma main lui attrape sa tignasse pour qu’elle se cambre au maximum. Elle crie plus fort en essayant de se maintenir à la tête de lit qui cogne contre le mur. Je lui balance deux tapes sur son cul alors que je la sens me serrer la queue. Ma déesse va tout me donner encore une fois alors je recule.
— Em pitié.
J’aime quand elle m’implore, ce sentiment de toute-puissance m’excite, je suis le maître de sa personne.
Je la remets en missionnaire et la pénètre bestialement. Elle gueule de bonheur. J’offre tout ce que j’ai pour la finir quand enfin mon nom retentit dans la chambre, me provoquant une intense éjaculation. Ma queue reste encore un peu en elle et ses ongles glissent le long de ma nuque. J’adore ça.
— Pourquoi on n’est pas tout le temps comme ça, soupire-t-elle.
— Parce qu’on s’aime trop fort.
— C’est pas de l’amour Em, je suis malheureuse.
— Je sais, mais t’as signé pour le meilleur et pour le pire. On peut baiser comme des bêtes, je n’accepterais pas de te laisser à un autre. Amuse-toi autant que tu veux quand je ne suis pas là, mais dès que je rentre, t’es à moi.
Les larmes arrivent et le regard de braise avec.
— T’es qu’un connard, crache-t-elle en se levant pour se rendre à la salle de bain.
— Et toi, ma pute, Alana.
Elle m’envoie un doigt d’honneur et claque la porte que je rattrape. Je m’engouffre dans la douche puis la plaque contre le carrelage.
— Sans moi, tu ne serais qu’une pauvre petite infirmière perdue qui n’aurait même pas pu offrir des funérailles à ses parents.
— Salaud !
Je frôle ma main le long de ses cuisses.
— Mais rassure-toi mi corazón, j’aurais pris le pouvoir et je serais venu te chercher, car toi et moi, c’était inévitable.
Je longe la raie de ses fesses et faufile mon majeur dans son anus. Elle se cambre pour que j’aille plus loin. Mon envie n’est pas à la tendresse alors j’agrippe ses cheveux bruns et enfonce ma queue d’un coup sec. Elle hurle sous la douleur et m’insulte de tous les noms. Je caresse la marque brûlée de notre cartel sur le haut de sa fesse et balance quelques claques qui la font se crisper autour de ma bite.
— Tu me fais mal, geint-elle en se cabrant un peu plus.
— Je sais mi amor et encore je me retiens.
Je la ramone jusqu’à ce qu’un filet rouge glisse le long de ma hampe. Je la fous à genoux et lui ordonne de me sucer. Au début, elle rechigne, mais finit comme d’habitude par obéir. Ma petite soumise me termine puis se redresse en grimaçant.
— Comme ça, tu penseras à moi quand tu me tromperas, fulminé-je.
— Sale con.
— Va te coucher Alana.
Alors que je m’apprête à la suivre, mon téléphone sonne. Je décroche et la voix de mon gendre résonne.
— Votre fille vient de me quitter, j’ai retourné toute l’Italie, je n’arrive pas à lui mettre la main dessus.
— Pourquoi serait-elle partie ? le questionné-je surpris et à la fois déçu de l’affront que me fait Esperanza.
— Parce qu’elle joue un double jeu avec moi.
— Explique-moi.
— Esperanza est allée trop loin. J’ai appris qu’elle prenait la pilule dans mon dos, elle n’a aucun problème de fertilité. Je ne sais plus comment la gérer. Elle est bien trop compliquée, je vous demande d’intervenir.
Les nerfs me montent. Alana m’observe inquiète et elle a de quoi.
— On va la retrouver Lorenzo et ce problème sera vite réglé.
— Merci patrigno.
Je raccroche et mon poing s’écrase dans le mur. Ma fille n’a pas idée de la merde dans laquelle elle s’est foutue. Je vais la trouver et la reprendre en main. Esperanza va se souvenir que moi, je ne joue pas !
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