50 exercices d'estime de soi (French Edition)
Exercice n° 30 : Apaisez votre moi Enfant ! ............ 74
Vous pouvez favoriser une attitude positive envers vous-même pour disposer d'un soutien intérieur dans les moments difficiles. Cet exercice se fait tout au long de la vie. Faites-le dès maintenant, puis revenez-y au fil des rencontres, pour enrichir de plus en plus votre « bon Parent » .
Identifiez des individus dont les attitudes parentales vous plaisent (des
voisins ou parents, des personnages de télévision, de roman ou de film, des personnalités publiques...).
En les observant ou en imaginant comment ils se comporteraient,
constituez-vous une sorte de « bibliothèque » de réactions parentales positives, qui vous serviront de modèles. Notez-les dans un carnet ou sur une feuille à conserver précieusement, pour pouvoir vous y reporter en cas d'oubli.
Au prochain problème, stoppez net votre critique intérieur et imaginez
la manière dont vous traiterait un des « parents » de votre nouveau répertoire. Pour faciliter cet automatisme, trouvez-vous un surnom pour vous parler à vous-même : Coco, Chouchou, Chéri, Bonhomme, mon p'tit loup, Ma Cathy...
Prenez aussi l'habitude de vous donner un petit encouragement
approbateur dès que vous accomplissez quelque chose : « Bravo, coco ! »
Commentaire
L'état du moi Parent fonctionne par automatismes, il est donc primordial d'en acquérir de nouveaux pour pouvoir compter sur cette partie de vous, et la sentir dans votre camp.
Apaisez votre moi Enfant !
Le but de cet exercice, qui va de pair avec le précédent, est de développer des habitudes visant l'Enfant en vous, celui qui a manqué de soutien et de réconfort.
......... Expérimentez ces différentes méthodes
d'apaisement pour voir lesquelles font le plus de bien à votre Enfant intérieur, puis pratiquez-les selon vos besoins. ........
Prenez-vous dans les bras : quand vous vous sentez le moral en berne
avec l'estime de vous-même bien basse, fermez vos bras autour de vos épaules comme pour consoler un enfant qui souffre. Quelques mots réconfortants du Parent nourricier que vous développez seront les bienvenus.
« Cadrez-vous » de façon sécurisante : on se sent parfois mal parce
que l'on manque de repères. Dans ce cas, c'est votre Parent normatif qui doit intervenir, avec l'aide de l'Adulte. Si vous restez par exemple des heures
devant la télévision ou si vous mangez trop avant de vous le reprocher,
tâchez de mettre en oeuvre assez rapidement le Parent normatif, afin qu'il
vous stoppe9 sans vous critiquer (« Ça suffit, maintenant ! Tu arrêtes, tu te lèves et tu vas respirer un bon coup ! »).
Respirez : c'est une clé importante. Quand on est trop tendu, se poser
et respirer par le ventre favorise la décontraction. Quand on se sent abattu et avachi, respirer par la poitrine aide à se redresser et à retrouver de l'énergie (cf. exercice n° 35, en particulier la dernière partie sur la posture).
Relaxez-vous : il ne s'agit pas de pratiquer une vraie relaxation
nécessitant d'être allongé, avec une couverture, etc., mais de s'offrir un petit moment de détente dans de nombreuses circonstances (pas en conduisant !).
- Fermez les yeux. Si possible, posez vos mains dessus pour mieux vous
isoler.
- Prenez d'abord deux ou trois grandes inspirations, jusque dans le ventre,
puis laissez l'expiration se faire très doucement, naturellement, sans
forcer.