… Et avec votre esprit
Chapitre 16
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Cannelle Pourson s’en voulait terriblement. En cédant à la facilité, elle était tombée dans un piège grossier. Le pire était que, cette piste, elle n’y avait jamais vraiment cru. Son instinct, tout son être lui avait crié que Stanislas Frelet ne pouvait pas avoir assassiné le professeur Toussant. Elle y était restée sourde. L’un de ses subordonnés s’était même permis de souligner les incohérences de cette théorie. Pourtant, oublieuse de tant d’années d’expérience, elle s’était entêtée, elle avait délaissé le labeur pour le raccourci, elle avait confondu l’évidence avec la réalité. Deux mondes ! La perspective d’un dossier vite refermé, d’un procureur satisfait et d’une promotion rapide avait eu raison de son opiniâtreté.
Son coupable idéal était mort de froid après une longue agonie au milieu des bois. Il n’avait parcouru que quelques kilomètres, avait trébuché violemment et était décédé avant même l’agression de Georges Toussant.
Désormais, elle devait faire face. Assumer son erreur et repartir. C’était difficile, d’autant plus lorsqu’on avait une telle aversion pour l’échec.
Il fallait reprendre l’enquête, patiemment, minutieusement. Examiner chaque détail à la loupe.
Elle allait aussi devoir gérer ses relations avec le procureur de la République. Elle ne pouvait pas se permettre d’attendre qu’il l’appelle. C’était à elle de prendre les devants. Elle connaissait suffisamment bien les rouages de l’Administration pour savoir comment cela se déroulait : si elle lui annonçait qu’elle s’était engagée sur une fausse piste, le procureur mettrait en doute ses compétences. Tandis que si elle évoquait Stanislas Frelet comme un élément qu’il fallait prendre en compte avant d’enchaîner sur du concret, du consistant, alors il se dirait qu’elle avait toujours la situation bien en main. Non seulement cela estomperait la bourde, mais donnerait un second élan à l’enquête.
Il y avait un souci : elle n’avait pas d’élément nouveau. Ses hommes progressaient dans les tâches qu’elle leur avait confiées, mais elle n’avait rien d’assez convaincant à mettre en avant auprès d’un haut fonctionnaire. L’arme du crime n’avait pas été retrouvée malgré la fouille minutieuse de toutes les poubelles aux alentours de la faculté de chimie, aucun mobile ne s’était dessiné à la suite des interrogatoires, l’étrange symbole n’avait pas livré ses secrets et il n’y avait pas d’autre suspect. Autrement dit, elle aurait toutes les peines du monde à prétendre qu’elle avançait.
Elle avait bien quelque chose en tête. Mais…
Le commissaire Pourson se leva, comme pour chasser cette pensée. Elle s’approcha de la fenêtre et regarda au loin.
Elle envisageait de commander un profil psychologique du tueur. C’était très à la mode, tout le monde en était friand, ça alimenterait l’appétit des médias et c’était un élément susceptible de séduire le procureur. L’idée était bonne, peut-être même excellente, elle le savait. Pourtant, elle ne parvenait pas à se résoudre à franchir le pas. Et il y avait une raison à cela.
L’année précédente, un audit administratif avait été mené dans plusieurs commissariats de l’Hexagone, et la Direction générale de la Police nationale l’avait consultée sur la possibilité de réaliser des économies. Parmi les recommandations qu’elle avait faites figurait la suppression du SSPO, le Service de soutien psychologique opérationnel. N’y ayant jamais eu recours, elle n’avait jamais compris à quoi cela pouvait bien servir et trouvait infiniment plus utile que ses hommes soient mieux équipés et plus présents là où on les attendait : sur le terrain. Elle avait donc alimenté, sans passion, mais avec force arguments, sa proposition de renvoyer la psychologue. Or il y avait eu une indiscrétion et cette dernière en avait eu vent. La situation s’était révélée d’autant plus fâcheuse que ladite psychologue avait obtenu le soutien des syndicats et n’avait pas été renvoyée. Elle évoluait donc régulièrement dans le même bâtiment que Cannelle Pourson, lui faisant sentir, dès qu’elle en avait l’occasion, tout le poids de sa rancœur.
Cannelle Pourson était tiraillée entre la nécessité de se sortir de ce faux pas et son incapacité viscérale à aller supplier.
Elle était bien placée pour connaître la rage susceptible d’animer les femmes lorsque quelqu’un portait atteinte à ce qui leur était cher. Cela n’avait rien à envier, ni en perfidie ni en acrimonie, à la brutalité plus rustre des hommes. Si cette psychologue était à moitié moins coriace qu’elle, le commissaire Pourson serait en mauvaise posture.
Consciente que la situation lui était défavorable, elle se retourna, fit quelques pas vers son bureau et posa les poings sur son plan de travail en grimaçant. Elle conserva cette posture quelques instants puis, comme on se décide parfois à plonger dans une eau que l’on sait trop froide, elle saisit le dossier Toussant et sortit d’un pas rapide.
Après avoir traversé le grand espace de travail commun et descendu deux étages, elle parvint devant le bureau de la psychologue. Elle hésita. Puis elle frappa.
– Entrez, fit une voix diffuse derrière la porte.
Lorsque la porte s’ouvrit, la psychologue fut si surprise qu’elle écarquilla les yeux et eut un mouvement de recul. L’étonnement passé, elle baissa la tête et fit mine de lire un document sur son bureau.
C’est pas gagné.
Pourson se lança :
– Je vais être très franche, je ne voulais pas venir vous voir. Mais… j’ai besoin de vous.
Son interlocutrice faisait toujours semblant de lire, comme si elle avait été seule dans la pièce.
Pourson poursuivit :
– Je sais que vous ne m’aimez pas et j’en connais la raison. Je pense qu’à votre place je réagirais exactement comme vous le faites.
Cette petite concession n’eut aucun effet. Pourson ne se découragea pas et enchaîna :
– Seulement voilà : il y a un type dans la nature qui a tué un homme avec une grande sauvagerie et qui s’apprête certainement à commettre d’autres crimes. Vous pouvez peut-être l’en empêcher.
La psychologue redressa enfin la tête :
– Ah bon ? Je suis utile à quelque chose ?
– Je le crois.
– On m’avait pourtant laissé entendre que je ne servais à rien, que je n’avais pas ma place au milieu d’enquêteurs de terrain. C’est bien ça, n’est-ce pas ?
Le commissaire Pourson soupira.
– Écoutez, si vous espérez que je vous présente des excuses, vous pouvez toujours attendre.
– Ça a dû vous coûter cher, non ?
– Quoi donc ?
– De venir me voir.
– Je ne suis pas venue spontanément, je l’avoue.
– Je vous imagine dans votre grand bureau, à vous demander comment vous alliez me présenter la chose. Sans me faire d’excuses, naturellement. Vous êtes au-dessus de ça.
– Je vous offre la possibilité de me prouver que j’ai eu tort. Vous pouvez la saisir.
Les deux femmes échangèrent un regard pesant. La psychologue baissa les yeux la première :
– Bien, commissaire. Laissez-moi votre dossier, je verrai ce que je peux faire, concéda-t-elle avant de faire mine de replonger dans la lecture de son document.
– C’est urgent.
– Très bien, je le traiterai dès que je pourrai.
– J’en ai besoin maintenant.
– Vous voulez rire ? s’étonna-t-elle en levant la tête.
L’expression du visage de Pourson portait si peu à rire que la psychologue fut déstabilisée :
– Bon, eh bien. Bon… d’accord. Si vous me le demandez, c’est que ça doit être important.
– Ça l’est, confirma Pourson en lui tendant le dossier.
La psychologue le saisit, l’ouvrit et consulta un à un les éléments qu’il contenait, tandis que Cannelle Pourson tira un siège et s’assit en face d’elle.
La psychologue tournait nonchalamment les pages, comme elle l’aurait fait avec un magazine féminin, se donnant beaucoup de mal pour feindre l’indifférence. Pourtant, au fur et à mesure de sa lecture, sa fausse désinvolture disparaissait.
Elle survola les comptes rendus d’interrogatoires et s’attarda sur la description de la scène de crime qu’elle étudia attentivement. Lorsqu’elle découvrit les photos prises sur place, elle fronça les sourcils et son visage devint soudain lugubre. Plus elle avançait, plus elle blêmissait. Elle enchaîna avec le rapport d’autopsie, qui acheva de lui donner la nausée.
Quand elle en eut enfin terminé, elle ferma le dossier, posa ses deux mains dessus, à plat, et prit quelques secondes pour recouvrer son sang-froid.
– Qu’en pensez-vous ? demanda le commissaire.
La psychologue regarda fixement Pourson sans mot dire. Le temps sembla s’arrêter. L’étrange expression sur son visage – sans doute les séquelles de la découverte des images morbides – lui faisait une sorte de masque.
– Comment peut-on commettre un crime pareil ? finit-elle par lâcher d’une voix peu assurée.
– Voilà pourquoi je me suis résolue à faire appel à vous.
– Je comprends.
– Que pouvez-vous me dire ?
– C’est un homme qui a fait ça.
Pourson ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Un homme de race blanche, d’environ 35 ans. Elle connaissait ce refrain par cœur ! Mais si elle s’était donné la peine d’aller consulter la psy, ce n’était pas pour la railler dès le premier commentaire. Aussi ravala-t-elle ses sarcasmes pour l’interroger :
– Selon vous, quel genre de psychopathe peut commettre un crime aussi abominable ?
– Eh bien, on peut effectivement imaginer une forme de psychose conduisant à un meurtre suivi d’une mutilation. Cela reste exceptionnel, mais nous avons été témoins de plusieurs cas de ce type, en France et à l’étranger. Cependant…
– Oui ?
– C’est étrange… Je vais sans doute vous surprendre… Pour moi, ce n’est pas l’œuvre d’un sociopathe.
– Ah bon ? s’étonna Cannelle Pourson.
– Ne vous méprenez pas : manifestement, il y a une forme de psychose si l’on considère la nature du crime et le simple fait que, dans une société moderne, on ne tue pas son prochain. Pourtant, quelque chose me gêne.
– Quoi donc ? demanda Pourson soudain intriguée.
– En premier lieu, un sociopathe qui commet un crime aussi violent est dans un délire, une forme de schizophrénie ou de paranoïa. Or c’est incompatible avec une scène de crime aussi ordonnée, où aucune place n’a été laissée à l’improvisation. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une personne motivée par une pulsion morbide qui aurait soudain ressenti le besoin irréfrénable de tuer, peu importe qui. Les éléments que je viens d’examiner montrent qu’il voulait assassiner le professeur Toussant et personne d’autre.
– C’est aussi ce que je pense.
– Il ne semble pas avoir suivi de rituel ni de fantasme. Il a été très méthodique. D’ailleurs, il s’est donné un mal fou pour ne laisser aucune trace.
– D’accord, mais je ne comprends pas pourquoi ce ne serait pas un psychopathe. Il y a des tueurs capables de s’organiser, non ?
– Regardez, dit-elle en rouvrant le dossier et en lui tendant la photo en gros plan du crâne de Toussant. Vous ne remarquez rien ?
Le commissaire s’approcha du cliché qu’elle connaissait bien pour l’avoir longuement examiné et, après quelques secondes, fit la moue :
– Le crâne a été ouvert… Le cerveau a été prélevé… Je ne vois pas ce qu’on peut dire de plus…
– Chaque coup a été utile.
– Que voulez-vous dire ?
– Le meurtrier savait parfaitement ce qu’il faisait. Chacune de ses attaques lui a permis d’ouvrir davantage la tête de ce pauvre homme.
Pour accentuer son propos, elle laissa courir son doigt sur la photo en suivant le contour de l’ouverture crânienne. Certes la fracture circulaire n’était pas nette, mais elle était relativement régulière.
Pourson observa de nouveau la photo, comme si quelque chose était apparu entre-temps.
– Bon sang ! Vous avez raison.
– Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, le tueur ne s’est pas acharné sur sa victime. Une agression commise sous l’empire de la colère n’aurait jamais fait une brisure aussi franche qu’ici. Non, il l’a frappée en sachant exactement ce qu’il faisait. L’homme que vous recherchez a exécuté sa tâche avec un aplomb qui fait froid dans le dos.
Pourson s’avança sur sa chaise et se pencha vers le bureau pour feuilleter le dossier. Les feuilles étaient dans le mauvais sens, mais pour ce qu’elle cherchait, elle n’avait pas besoin de pouvoir lire. Elle s’arrêta sur une photo et posa son index dessus.
– Et ce dessin que nous avons retrouvé dans la bouche de la victime. Qu’en dites-vous ?
– Oui, ça m’a interpellée lorsque je l’ai vu. C’est très étrange.
– Que signifie-t-il ?
– Je suis psychologue, pas cartomancienne.
– C’est le tueur lui-même qui l’a placé dans la bouche de sa victime. Cela ne figure pas dans le rapport, mais le légiste est convaincu que Georges Toussant était encore en vie quand son agresseur le lui a mis dans la bouche. Comment cet acte doit-il être interprété, selon vous ?
La psychologue inclina la tête en réfléchissant à sa réponse.
– Il y en a peut-être davantage, mais je vois deux raisons possibles. La première est de signer son crime. De cette manière, il l’authentifie, il laisse sa marque.
– Un peu comme le tueur du Zodiaque qui sévissait dans les années 1960 aux États-Unis.
– Voilà. Cette option me dérange un peu car elle relève du registre des troubles mentaux et, je vous le répète, ce n’est pas ce que je privilégierais, si j’étais vous. En outre, une signature a pour but de parachever un acte. Or, si j’en crois ce que vous me dites, Toussant n’était pas encore mort. La seconde option me semble plus plausible, mais elle va faire naître de nouvelles questions au lieu de vous apporter des réponses.
– C’est-à-dire ?
– Il se peut que ce symbole laissé sur le cadavre soit une forme de message. Cela doit avoir un sens pour quelqu’un.
– Pour qui ?
– Eh bien, pour la victime déjà. J’y vois une sorte de revanche ou de punition dont le point d’orgue est le vol de son cerveau. Si l’on suit cette logique, dans un premier temps le criminel signifie son arrêt de mort à sa victime et, seulement ensuite, il l’exécute. Vous le voyez, c’est un peu trop élaboré pour être le fruit d’un simple dément.
Cannelle Pourson se félicitait d’avoir pris son courage à deux mains pour recueillir ces remarques. Elle avait le sentiment que la psychologue voyait bien au-delà des pièces concrètes réunies dans ce dossier.
– Mais, reprit la psychologue, si l’on y réfléchit bien, ce message n’est pas simplement destiné au professeur Toussant. Je pense que le meurtrier cherche à s’adresser à quelqu’un d’autre.
– Vous pensez qu’il m’est destiné ? Enfin, je veux dire, qu’il est adressé aux enquêteurs ?
– Oui, c’est tout à fait possible. À vous ou à quelqu’un dont il sait qu’il aura connaissance du message.
Cannelle Pourson prit une grande inspiration, puis soupira longuement. Son interlocutrice esquissa enfin un sourire.
– Je vous avais prévenue, commissaire : en cherchant des réponses, on trouve souvent de nouvelles questions.
– Revenons au criminel. Pourrait-on avoir affaire à un tueur en série ?
– C’est possible.
À ces mots, le commissaire eut un frisson d’excitation. Au moment où elle pensait en perdre le contrôle, voilà que l’enquête prenait un nouveau tournant. En manœuvrant avec habileté, elle parviendrait à se distinguer favorablement.
Prenant soudain conscience de son égocentrisme, elle eut aussitôt honte de sa réaction. Comment avait-elle pu penser à sa carrière alors que d’autres victimes seraient peut-être à déplorer ?
La psychologue poursuivit :
– En tout cas, je pense que c’est quelqu’un qui a déjà tué.
– Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
– Vous avez une idée du temps que cela prend de frapper un homme pour obtenir… ça ? demanda-t-elle en désignant la photo du crâne de Toussant. Vous imaginez la quantité de sang, les bruits d’os qui se brisent, l’odeur, le contact des doigts avec la texture spongieuse du cerveau ? Ce n’est pas à la portée du premier venu, même schizophrène. Il faut être familier du sang, des organes, du démembrement, pour commettre un acte aussi atroce. Ça ne s’improvise pas. Typiquement, lors des meurtres les plus sauvages perpétrés par des schizophrènes, on a pu constater que, avant de commettre leur premier crime, ils se livraient déjà à des actes de torture sur des animaux. Pour « se faire la main », si je puis dire.
– Je suis désolée, mais… je ne suis pas sûre de bien comprendre : d’un côté vous me dites qu’il a probablement déjà tué, de l’autre vous me répétez que ce n’est pas un fou… C’est un peu contradictoire, non ?
– Pas du tout. Je peux me tromper – la discipline dans laquelle j’exerce est loin d’être une science exacte et une grande partie de mon travail relève de l’interprétation des faits –, mais, puisque vous m’avez sollicitée, je vous donne mon avis : je suis convaincue qu’il s’est donné beaucoup de mal pour que vous le preniez pour un fou. Pour moi, il ne l’est pas. Tout au moins pas au sens où vous l’entendez. Il est au contraire remarquablement intelligent. Il voulait tuer cet homme et il l’a tué. Puis il voulait lui enlever le cerveau et c’est ce qu’il a fait. Il n’y a aucune confusion dans son esprit, tout est parfaitement clair. Et il savait exactement comment s’y prendre. Pourquoi a-t-il fait ça ? Impossible à dire. Mais il a une raison. Selon moi, tout est très rationnel.
Elle baissa la tête et plissa les yeux en réfléchissant, avant de poursuivre :
– Au risque de m’aventurer un peu loin, je dirais que ce n’est pas quelqu’un qui a éprouvé du plaisir en commettant ce crime. Il n’a pas obéi à ses pulsions, ni satisfait un instinct criminel. Il a juste exécuté un travail. Il l’a fait parce que…
– Parce que ?
– C’était nécessaire.
Elle marqua une nouvelle pause pour chercher ses mots.
– Ce qui le caractérise surtout, c’est son extrême détermination. L’homme que vous recherchez se sent investi d’une mission. Pour lui, il n’y a rien de plus important. Et il l’accomplira coûte que coûte.
– Quitte à tuer de nouveau ?
– L’assassinat de ce savant n’est pas une finalité, c’est une étape.
– Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
– Celui à qui est destiné le dessin – qu’il s’agisse de vous ou d’un autre – doit être en mesure de le comprendre. Sinon, à quoi bon le laisser là ?
– Exact.
– Par conséquent, cela implique qu’il y a eu quelque chose avant et qu’il y aura quelque chose après. Quelque chose de si capital que cela justifie ce meurtre. Tout cela fait partie d’un plan et s’inscrit dans un ensemble plus grand. Beaucoup plus grand.
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