… Et avec votre esprit

Alexis Laipsker · Chapitre 39 sur 57

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… Et avec votre esprit

Chapitre 40

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Ils découvrirent face à eux une imposante machine tenant à la fois du fauteuil de dentiste et du tunnel d’IRM. Quel que fût son usage, sa place était dans un laboratoire, pas dans un camion. Ils avancèrent de quelques pas. De près, la machine était encore plus impressionnante : une multitude de fils et de câbles multicolores s’échappaient de trois grands bras articulés, terminés par une sorte de tube semblable à un long doigt blanc. Sur le côté droit, Simon n’eut aucune peine à reconnaître une baie informatique accueillant de nombreux disques durs, ainsi qu’un poste de travail équipé d’un PC. Le tout était relié à la machine par un faisceau de câbles.

Simon et Marion échangèrent un regard, à la fois excités par leur découverte et incrédules face à cet engin dont ils ignoraient l’usage. Sur le côté gauche, derrière l’un des gigantesques bras de la machine, se trouvait un dispositif de perfusions avec, à son extrémité, un cathéter.

– Bordel de merde ! s’exclama Simon, plus fort qu’il ne l’aurait voulu.

Les mots étaient sortis tout seuls.

Il continuait de s’approcher de la machine. Il l’effleura du bout des doigts. Il semblait craindre qu’un geste brusque la fasse s’évaporer.

Au fond, à demi dissimulé par l’imposant corps de la machine, un câble électrique était relié à une série d’onduleurs sur batteries.

Il prit place sur le siège de la machine et le fit basculer doucement jusqu’à se retrouver en position quasi horizontale. Si le siège était remarquablement confortable, la situation, elle, ne l’était guère.

– Marion, chuchota-t-il. Tu peux m’aider, s’il te plaît ?

Il voulait s’allonger à l’instar des savants qui s’étaient succédé ici.

– Tu ne vas quand même pas faire fonctionner cette machine infernale ? objecta-t-elle à voix basse.

– Non, je veux juste me rendre compte.

Marion fit pivoter un à un les bras vers la tête de Simon. Lorsque le dispositif fut en place autour de lui, Simon éclata de rire.

– Mais qu’est-ce qui te prend ? demanda Marion d’un ton autoritaire.

Sans dire un mot, riant toujours, Simon repoussa les trois bras, se redressa puis quitta le siège.

– Viens, allonge-toi. Tu vas comprendre, dit-il en prenant sa partenaire par les bras pour l’installer dans le fauteuil.

Intriguée, Marion le regarda en fronçant les sourcils, mais obtempéra. Elle s’étendit. Autour de sa tête, les extrémités de chacun des bras formaient trois cercles entrelacés. De chacun des bras dépassait un câblage qui formait un coude ressemblant à une sorte de L ou de 7.

Le symbole était là, sous ses yeux.

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