L'année du certif

Michel Jeury · Chapitre 31 sur 49

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L'année du certif

Chapitre 9

 

Mai 1935.

Résultats o iciels des élections municipales pour les communes de plus de 5 000

habitants et les chefs-lieux d’arrondissement.

 

Communistes et communistes dissidents 90

Socialistes (S.F.I.O.) 169

Socialistes de France 15

Républicains socialistes 222

Radicaux indépendants 51

Républicains de gauche 146

Démocrates populaires 9

Républicains U.R.D 103

Conservateurs 10

Socialistes indépendants 3

Pupistes 1

Douteux ou indéterminés 6

 

Le 31 mai, M. Fernand Bouisson forme un cabinet de large entente républicaine.

Président du Conseil et ministre de l’Intérieur : Fernand Bouisson.

Ministres d’État : maréchal Pétain, Joseph Caillaux, Édouard Herriot, Louis Marin.

A aires étrangères : Pierre Laval.

Éducation nationale : Mario Roustan, etc.

Le 4 juin, le ministère Bouisson est renversé à la Chambre, par 264 voix contre 262. Le

6 juin, M. Pierre Laval constitue le nouveau cabinet.

9 juin. Le Parlement accorde les pleins pouvoirs pour la défense du franc au cabinet de

M. Pierre Laval.

17 juin. M. Mario Roustan remplace M. Marcombes, décédé, au ministère de l’Instruction

publique.

 

Lecture de circonstance, classe de M. Paul Fontanes.

 

Électeurs et élus.

1. Le plus élémentaire devoir d’un délégué du su rage universel, c’est de rester fidèle au

programme sur lequel il a été élu. « Un honnête homme n’a qu’une parole. » Avant l’élection,

une a itude franche et des déclarations sincères ; après l’élection, des actes conformes à ces

déclarations : voilà ce que les électeurs ont le droit d’exiger de leurs mandataires. C’est pour

cela qu’il est bon que de temps à autre ils les obligent à rendre compte de leur mandat.

Les élus ne sont pas nommés pour « faire leurs a aires », pour procurer à eux-mêmes, à

leurs parents, à leurs amis toutes sortes d’avantages ou de faveurs imméritées. Ils ne sont

choisis que pour travailler au bien commun. Ils doivent les premiers donner l’exemple du

désintéressement, du patriotisme, du respect des lois.

Les électeurs ont souvent le grave tort de s’imaginer que leur représentant a pour

principal rôle de leur faire obtenir, grâce à son influence, tout ce qu’ils demandent ou ce

qu’ils désirent. Ce sont là des mœurs indignes d’un pays libre, indignes d’une république,

dans laquelle il ne doit pas y avoir de favoritisme et d’injustice.

 

estions à étudier. – 1. ’appelle-t-on intérêts de clocher ? Intérêts électoraux ?

Exemples. – el intérêt doit passer avant ceux-là ?

2. and dit-on d’un candidat qu’il « cache son drapeau » ? Pour quels motifs agit-il

ainsi ? Approuvez-vous, et pourquoi ?

3. Devoir pour les électeurs de suivre les votes du député et de l’inviter à « rendre compte

de son mandat ».

 

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